Pastorela
Réalisé par Emilio Portes (2011)
| Durée | 87 minutes |
| Sortie | 30/11/2011 |
| Note | 6/10 |
Dans une petite ville mexicaine de 6666 habitants, la pièce religieuse de la Pastorela détient une grande valeur traditionnelle. Dans la paroisse du policier Chucho, ce dernier y a depuis toujours interprété le rôle prestigieux du diable, jusqu’à la mort soudaine du prêtre et de l’arrivée du remplaçant, qui décide de le confier à quelqu’un d’autre. Chucho ne compte pas se laisser faire et cela d’autant moins que la petite troupe de théâtre amateur va participer au concours national des pièces sur la Nativité.
La critique
Par Tootpadu 30/01/2012
Pour son deuxième film, le réalisateur Emilio Portes pioche gaiement dans tout ce qui a déjà fait ses preuves dans le cinéma populaire, avec un accent notable mis sur la période particulièrement libre, dans la forme et dans le fond, des années 1970. Pastorela devient le plus divertissant, si on le considère comme un mélange volontairement désordonné des films de la blaxploitation aux héros qui cognent d’abord et qui posent des questions après, des films d’horreur qui ne pouvaient compter que sur leur propre ingéniosité pour transformer la modestie de leurs moyens financiers en un avantage indéniable pour une prise de plaisir viscérale, et plus généralement de toutes ces séries B vulgaires mais fascinantes, pour lesquelles la prolifération des programmes télé et de la vidéo au cours de la décennie suivante, ces maudites années 1980, équivalait à un arrêt de mort aussi précoce qu’irréversible.
Après, il n’y a pas forcément grand-chose de profond à comprendre dans un film qui favorise les situations incongrues au détriment du développement des personnages, joliment caricaturaux et fâcheusement superficiels. Même le choix de certaines gueules ne débouche ici que sur de la rigolade sans conséquences, là où une galerie pareille de tronches uniques aurait pu donner un cabinet d’horreur encore plus inquiétant ou, au contraire, sensiblement plus iconoclaste.
Vu le 26 janvier 2012, à l’Espace Lac, Gérardmer, en VO