Forces spéciales
Réalisé par Stéphane Rybojad (2011)
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 02/11/2011 |
| Note | 4/10 |
La journaliste Elsa Casanova est enlevée en Afghanistan par le chef de guerre Zaïef sur lequel elle enquête depuis plusieurs mois. Immédiatement alerté par les autorités françaises, le commando des forces spéciales sous l’ordre de Kovax se met en route pour le Pakistan, où il doit mener une mission de reconnaissance, afin de savoir où Elsa et son assistant Amin sont tenus captifs. Face à l’agressivité manifeste de Zaïef, le gouvernement français décide à la dernière minute d’autoriser Kovax et ses cinq soldats de procéder à l’extraction des personnes retenues en plein territoire tribal, difficile d’accès et sous le contrôle de l’ennemi.
La critique
Par Tootpadu 15/11/2011
Comme ce fut déjà le cas plus tôt cette année dans L’Assaut de Julien Leclercq qui évoquait, lui, les exploits héroïques du GIGN, le premier film de Stéphane Rybojad ressemble désagréablement à une publicité de recrutement pour l’armée française. Exclusivement tributaire d’un point de vue formel de l’esthétique tape-à-l’œil d’un Michael Bay, avec en prime quelques accents faussement folkloriques dignes d’un Ridley Scott en petite forme, Forces spéciales cache très mal la vacuité de son fond par l’agitation incessante de sa mise en scène bancale. En effet, la narration ne réussit pratiquement jamais à s’extraire de l’optique d’un jeu vidéo bourrin pour s’attarder sur des choses aussi peu importantes qu’une véritable tension dramatique ou des personnages qui seraient plus que des caricatures ambulantes, sorties tout droit des films d’aventure les plus superficiels.
La distribution plutôt prestigieuse, qui compte entre autres Djimon Hounsou, Raphaël Personnaz, et Mehdi Nebbou dans ses rangs, a ainsi beau supporter toutes les épreuves inhérentes à un tournage sur le toit du monde, leur effort n’est nullement mis en valeur par un récit, qui ne connaît que le montage épileptique, les mouvements de caméra insensés, et les dispositifs les plus éculés, comme le ralenti en toute circonstance, pour conter une histoire malheureusement risible sur ces guerriers des temps modernes, qui auraient certainement mérité un monument cinématographique plus sincère et glorieux que ce charcutage assez immonde.
Vu le 15 novembre 2011, à l’UGC Ciné Cité Bercy, Salle 16