SEx list
Réalisé par Mark Mylod (2011)
| Durée | 106 minutes |
| Sortie | 05/10/2011 |
| Note | 6/10 |
Alors que le mariage de sa sœur Daisy approche, Ally Darling se rend compte qu’elle n’a personne dans sa vie pour l’accompagner à cet événement familial important. Pire encore, fraîchement licenciée, elle lit dans un magazine que la femme américaine moyenne a eu des rapports sexuels avec une dizaine d’hommes, un nombre qu’elle double presque. Quand une amie lui apprend en plus qu’il serait scientifiquement prouvé qu’une femme délurée, c’est-à-dire avec plus de vingt amants, ne trouverait jamais le bon, Ally prend une décision lourde de conséquences : elle ne couchera plus avec personne, tant qu’elle n’aura pas retrouvé la trace de ses anciennes conquêtes, dont l’une ou l’autre serait forcément prête à l’épouser. Pour mener à bien cette entreprise, elle fait appel à son voisin Colin, un coureur de jupons invétéré.
La critique
Par Tootpadu 12/10/2011
La vraisemblance ne préoccupe nullement le scénario de (S)ex list, qui arrive néanmoins à nous faire adhérer à la prémisse abracadabrante de cette histoire à l’eau de rose piquante. La narration se lance au contraire corps et âme dans la surenchère des coïncidences les plus ahurissantes, sans que l’enchaînement des retrouvailles avec des ex-copains qui ont au choix bien ou mal tourné ne devienne jamais ennuyeusement schématique. Derrière toute cette agitation vide de sens se cache toutefois un règlement de comptes pas sans mérite avec le puritanisme et le sexisme américains. La quête du conformisme et de la sagesse en termes de consommation sexuelle amènent certes le personnage principal vers un dénouement pas moins consensuel que le nombre limite tout à fait arbitraire de partenaires, mais ce périple loufoque dispose au moins d’assez d’entrain et d’énergie pour transformer les lacunes scénaristiques évidentes en une douce folie narrative pas dépourvue de charme.
En parlant de charme, pour celles et ceux qui considèrent que Chris Evans est ce que l’Amérique a produit de plus beau et séduisant – le Capitain America parfait, quoi – le film de Mark Mylod fournit amplement l’occasion de l’admirer dans le plus simple appareil. Une fois n’est pas coutume, nous lui préférons clairement Anthony Mackie dans le petit rôle d’un républicain dans le placard et surtout l’inusable Anna Faris, dont l’innocence dans les intentions, mais pas forcément dans l’action, sera toujours plus touchante et mignonne que les jeux de muscles de ses prétendants présents et passés, tous trop mous aux yeux de cette petite garce pimpante et naïve à la fois.
Vu le 12 octobre 2011, à l’UGC Ciné Cité Bercy, Salle 14, en VO