Fugitif (Le)
Réalisé par Andrew Davis (1993)
| Durée | 125 minutes |
| Sortie | 01/09/1993 |
| Note | 6/10 |
Le docteur Richard Kimble, un chirurgien respecté de Chicago, est condamné pour le meurtre de son épouse. Alors qu'il clame son innocence et qu'il insiste sur la présence d'un homme manchot dans sa maison le soir du drame, il est transféré dans une prison où il doit attendre son exécution. Sur le chemin, une tentative d'évasion de ses co-détenus tourne mal, et les forces de l'ordre croient que Kimble a péri dans la catastrophe ferroviaire causée par le bus des prisonniers. C'était compter sans la ténacité du marshal Samuel Gerard, qui déclenche alors une immense chasse à l'homme pour ramener Kimble derrière les barreaux.
La critique
Par Tootpadu 22/05/2007
Le rythme est si minutieusement calibré et les scènes d'action sont si spectaculaires, sans jamais trop exagérer, que le dénouement, avec l'affrontement final dans la laverie, se trouve dans la position inconfortable de devoir boucler ce parcours exemplaire en beauté. Hélas, Andrew Davis semble avoir dépensé déjà tout son capital cinématographique à ce moment précis, puisque la fin du Fugitif est une de ses rares faiblesses. De même, les retours en arrière un peu tapageurs, appuyés par des flashs en noir et blanc inutilement stylisés, détournent trop l'attention de la tension qui se dégage constamment de la chasse à l'homme.
Enfin, les personnages sont les prisonniers plus ou moins débrouillards de ce culte à l'action, sous sa forme la plus efficace. Tandis que Harrison Ford confère la noblesse requise au rôle titre, et que la jeune Julianne Moore fait une première apparition un peu gratuite dans une grosse production hollywoodienne, Tommy Lee Jones règne avec un calme et une omniscience majestueux sur le film. Juste avant que les prouesses techniques prennent le dessus dans le travail d'investigation de la police, son marshal Gerard est le dernier flic avec des capacités surhumaines du cinéma. Tel un chien féroce, mais incroyablement malin, il tient tous les participants en échec, sans trop d'états d'âme. Le véritable héros du film, c'est lui et l'interprétation magistrale, qui a défini tout le travail de Tommy Lee Jones depuis.
Revu le 22 mai 2007, en DVD, en VO