12 rounds

Réalisé par Renny Harlin (2009)

Action
12 rounds
Durée 108 minutes
Sortie 26/08/2009
Note 4/10

A la Nouvelle Orléans, le policier Danny Fisher permet l'arrestation du dangereux trafiquant d'armes Miles Jackson, traqué depuis longtemps par le FBI. Mais lors de la poursuite, Erica, la copine du criminel, est renversée par une voiture et meurt de ses blessures. Un an plus tard, Miles Jackson a réussi à s'évader de la prison et enlève Molly, la copine de Danny Fisher. Pour se venger, Jackson impose douze épreuves à Fisher, au bout desquelles il retrouvera éventuellement Molly.

La critique

Par Tootpadu 02/09/2009

Que dire de la sortie totalement technique du nouveau film de Renny Harlin ? Est-ce qu'il vaut mieux être reconnaissant qu'une telle série B, normalement cantonnée au marché de la vidéo, ait pu sortir au cinéma exclusivement grâce au nom de son réalisateur ? Ou faut-il s'indigner de sa distribution en catimini, sans projection de presse et uniquement en version française, au point mort de l'été juste avant la rentrée ? A vrai dire, 12 rounds n'aurait pas mérité mieux, tant il s'agit d'un produit de commande qui copie sans gêne les recettes éculées des films d'action à succès des décennies passées.
Les situations spectaculaires et haletantes, puisque conçues sur la durée, de Speed de Jan De Bont ou d'Une journée en enfer de John McTiernan sont ainsi passé en revue à toute vitesse. Le style toujours aussi nerveux de Renny Harlin ne permet alors guère d'établir une tension palpable, au delà de la tôle froissée à chaque coin de rue et des explosions en tous genres. Bien que son film commence comme une relecture pas sans intérêt des moyens de surveillance de plus en plus sophistiqués, dans la lignée d'Ennemi d'état de Tony Scott, la suite de l'histoire se résume à une course contre la montre contée d'une façon si bancale, qu'elle ne nous excite guère.
Aussi prévisible et en fin de compte ennuyeux que Meurtre en suspens de John Badham, qui, lui, avait au moins eu la bonne idée commerciale de sortir pour la fête du cinéma, 12 rounds ne dispose pas du moindre aspect convaincant. Outre la mise en scène très approximative, qui corrobore notre théorie sur la carrière en dents de scie de Renny Harlin, le scénario est particulièrement inepte, notamment du côté de l'assistance incongrue des agents fédéraux. Enfin, la présence du catcheur John Cena, dans son deuxième film après The Marine, dont les talents d'acteur se trouvent certainement dans le domaine physique, s'inscrit parfaitement dans une distribution très quelconque, qui inclut hélas aussi quelques tentatives de charme de Brian White, plus crédible et séduisant ailleurs.

Vu le 1er septembre 2009, au Publicis Cinémas, Salle 2, en VF :-(

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

Retour à la liste des Critiques