Brighton rock

Réalisé par Rowan Joffe (2011)

Gangster
Brighton rock
Durée 111 minutes
Sortie 22/06/2011
Note 4/10

Quand le chef de son gang est assassiné par une bande rivale à Brighton en 1964, le jeune Pinkie Brown jure vengeance. Or, juste avant cet acte de représailles sanglant, Spicer, l’acolyte de Pinkie, est pris en photo avec la victime et la jeune Rose, une serveuse maladroite et renfermée. D’abord pour savoir ce qu’elle sait sur le meurtre et puis pour éviter qu’elle parle à la police, Pinkie se rapproche de Rose, qui tombe amoureuse de cette petite frappe pleine de duplicité.

La critique

Par Tootpadu 21/06/2011

L’écrivain anglais Graham Greene a toujours éprouvé le besoin de mêler une certaine notion catholique à tout ce qu’il écrivait. Les thèmes de la culpabilité et de l’expiation font partie intégrante de ses romans, qui reflètent du coup des interrogations philosophiques propres au siècle dernier, quand l’église catholique exerçait encore une influence considérable sur l’esprit et le style de vie de ses fidèles. De nos jours, dans une civilisation d’origine judéo-chrétienne devenue de plus en plus séculière, pareilles préoccupations doivent forcément paraître datées. S’il faut absolument les dépoussiérer, une doigté accrue du traitement s’impose par conséquent.
Hélas, ce remake du Gang des tueurs de John Boulting avec Richard Attenborough dans le rôle emblématique de Pinkie Brown ne fait point dans la dentelle. Au contraire, il emploie avec une telle démesure des dispositifs de montage voyants et un ton insistant, que notre intérêt en cette histoire boursouflée décroît rapidement. La mise en scène surchargée de Rowan Joffe ne fait rien pour rendre plus accessibles les personnages caricaturaux du jeune malfrat impétueux et de la fille frigide et maladivement romantique, qui sont pourtant censés tenir le récit sur leurs épaules.
En somme, Brighton rock ressemble à la propriétaire du café, interprétée de façon routinière par Helen Mirren : fardé outrageusement pour escamoter son âge et ses principes vieillottes, mais en fin de compte incapable de dévier l’action de son cours d’une prévisibilité aussi ennuyeuse que grotesque.

Vu le 9 juin 2011, à la Salle Pathé Lincoln, en VO

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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