Apprenti sorcier (L')
Réalisé par Jon Turteltaub (2010)
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 11/08/2010 |
| Note | 5/10 |
Depuis des siècles, le sorcier Balthazar est à la recherche de l’enfant prodige, qui sera l’héritier légitime de son maître Merlin et qui saura défier et vaincre la méchante sorcière Morgane, prise au piège dans une poupée gigogne. Il croit l'avoir trouvé en l'an 2000 à New York, en la personne du jeune Dave Stutler. Mais leur première prise de contact se solde par l'enfermement de Balthazar et de son adversaire Horvath dans un vase antique pendant dix ans, ainsi que par l'isolement de Dave, à qui personne n'a voulu croire son histoire de sorciers et de sortilèges. De nos jours, Dave est un étudiant en physique, hautement doué pour les sciences, mais très maladroit dans sa vie privée. Le retour de Balthazar l'obligera à choisir entre son destin de sorcier puissant ou sa vie solitaire de petit génie ignoré par tout le monde.
La critique
Par Tootpadu 15/07/2010
Le plus étonnant dans cette histoire déjà vue et revue mille fois est cependant l'assurance toute relative avec laquelle le réalisateur Jon Turteltaub s'acquitte de sa tâche de rendre le périple de son protagoniste à peu près divertissant. Après une exposition particulièrement hasardeuse, qui transmet certes les informations nécessaires à la bonne compréhension de la suite, mais dont le rythme sauvagement monté nous fait craindre une poursuite de la narration très bancale employée dans les films de Benjamin Gates, le reste du film n'a plus tellement recours à pareille barbarie narrative. Qu'il n'y ait pas de malentendu : L'Apprenti sorcier est loin d'être un blockbuster d'été mémorable, avec son histoire passablement décousue, qui se défait surtout bien trop rapidement des acolytes de Horvath pour créer une tension dramatique quelconque. Mais le refus de faire à tout prix de Dave un héros irréprochable et exemplaire permet de préserver un minimum de charme à cette histoire tout à fait prévisible.
Contrairement au petit crâneur que Shia LaBeouf interprète dans les films de Transformers, qui devient de plus en plus insupportable, au fur et à mesure que son pouvoir sur les Autobots grandit, Dave, sous les traits de Jay Baruchel, reste complexé et maladroit jusqu'au bout. Par contre, c'est sans doute la seule petite note d'originalité dans un film, qui s'applique à maintenir la tradition inoffensive des productions Disney, et où Nicolas Cage, Monica Bellucci, et Alfred Molina jouent sans verve des rôles qu'ils avaient déjà endossés auparavant à de nombreuses reprises.
Vu le 6 juillet 2010, au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO