Blindés
Réalisé par Nimrod Antal (2010)
| Durée | 88 minutes |
| Sortie | 13/01/2010 |
| Note | 6/10 |
Vétéran de la guerre en Irak, Ty Hackett tente de faire de son mieux, une fois revenu chez lui. Après la mort subite de ses parents, il est obligé de s'occuper de son frère adolescent Jimmy et de faire face aux dettes écrasantes qui pèsent sur la maison familiale. Son nouveau travail de convoyeur de fonds, dans lequel il est soutenu par son parrain et co-équipier Mike Cochrone, lui permet tout juste de sortir la tête de l'eau. Ty est par conséquent tenté d'accepter une proposition lucrative, mais nullement légale, de la part de Mike et ses collègues.
La critique
Par Tootpadu 16/12/2009
Columbus Short et ses traits séduisants, marqués par une innocence presque angélique, ont beau ne pas figurer sur l'affiche du film, c'est pourtant son personnage qui est au coeur de l'action. Dans une course haletante contre la montre, il devra se défendre contre les attaques successives de ses collègues et anciens complices, qui veulent poursuivre leur plan machiavélique coûte que coûte. Après avoir justifié la faiblesse passagère du héros par sa situation financière et familiale préoccupante, le scénario met tout en oeuvre pour souligner sa supériorité morale et physique. Il faudra sans doute remonter aux épopées de Stallone et de Schwarzenegger dans les années 1980, pour trouver un autre exemple d'une telle valorisation adroite et à peine ironique du héros. En même temps, la fermeté avec laquelle ce film croit en la bonté quasiment surhumaine de Ty est en quelque sorte le garant de sa qualité, joliment désuette et profondément divertissante.
A côté de cet homme exemplaire, les autres têtes d'affiche peuvent aller se rhabiller. Autant Fred Ward, Matt Dillon, Jean Reno, Laurence Fishburne, et Skeet Ulrich sont les témoins d'une époque révolue du film d'action, comme le montre leur condition en contraste flagrant avec la vigueur de Short, autant ils font à peine plus que de la figuration ici, engoncés qu'ils sont dans de seconds rôles réduits à un ou deux traits de caractère emblématiques. Cela convient aux besoins d'une dynamique narrative qui dresse le groupe véreux contre l'individu irréprochable. Mais si Blindés avait voulu être davantage qu'un film de genre très solide, l'enrichissement des personnages secondaires aurait été une première piste pour y parvenir.
Vu le 15 décembre 2009, au Club Marbeuf, en VO