Une jeunesse israélienne
Réalisé par Mushon Salmona (2009)
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 26/08/2009 |
| Note | 5/10 |
Dans un quartier défavorisé de Beer Sheva, au sud d'Israël, Shlomi se fait piquer sa moto de livreur de pizza par Dima, un jeune immigré russe. Shlomi soupçonne d'abord Adiel, d'origine éthiopienne, du vol, lorsqu'il le trouve avec son frère près de la moto que Dima avait abandonnée après une virée en ville. Les trois adolescents vont se retrouver dans l'équipe de foot de leur école. Shlomi y joue dans l'espoir de se faire remarquer par les recruteurs professionnels lors d'une compétition prochaine. Dima et Adiel sont obligés d'y participer en raison de leur absentéisme important.
La critique
Par Tootpadu 11/08/2009
Ce premier film rend compte du métissage inéluctable de la société israélienne. Les trois personnages principaux ont tous des origines différentes et dans le cadre familial, l'usage d'une langue étrangère est la norme. D'une façon plutôt caricaturale, leur intégration dans une culture qui n'est pas la leur et l'acceptation de ses institutions et de ses traditions rencontre de multiples obstacles. Tiraillés entre l'appel insistant de la délinquance et la résignation à un avenir dépourvu d'une égalité des chances, ces jeunes manifestent aucun enthousiasme à s'intégrer véritablement en Israël. Le peu d'opportunités dont ils jouissent s'évaporent en plus, à cause des mauvais choix du passé, qui les rattrapent invariablement dans une logique dramatique ennuyeusement convenue.
Le réalisateur Mushon Salmona ne dispose en effet pas des moyens filmiques nécessaires pour présenter son conte social sous un jour attrayant ou au moins intéressant. Avec un misérabilisme plombant qui guette à chaque fin de séquence et une caméra tenue à la main qui colle au plus près des personnages, au point de les étouffer esthétiquement, le style d'Une jeunesse israélienne s'apparente à une épreuve pas forcément satisfaisante. En plus, le traitement schématique de l'univers propre à chacun des garçons - le plus visible lors de la présentation de la situation familiale précaire de chacun d'entre eux - ne participe aucunement à l'aération d'un récit assez affligeant.
Vu le 5 août 2009, au Club de l'Etoile, en VO