Amorosa Soledad

Réalisé par Martin Carranza, Victoria Galardi (2009)

Comédie Dramatique
Amorosa Soledad
Durée 80 minutes
Sortie 08/07/2009
Note 5/10

Après s'être disputée avec son copain Nicolas, Soledad décide d'arrêter ses histoires romantiques, qui finissent toujours mal, et de rester seule pour deux ou trois ans. Elle ne met pas longtemps avant de rompre sa promesse et de céder aux avances d'un autre Nicolas, architecte celui-là. Mais cette relation ne l'épanouit pas davantage et elle est toujours aussi souvent sujette à des crises d'hypocondrie.

La critique

Par Tootpadu 17/06/2009

On ne compte plus les films argentins qui sont sortis ces derniers mois en France. Sans crier gare, cette cinématographie sudaméricaine a dû s'imposer comme la troisième, en termes du nombre de films distribués, derrière l'hégémonie franco-américaine indétrônable. Et pourtant, ce drame urbain autour des névroses d'un personnage féminin en mal d'amour n'a rien de strictement argentin à première vue. Il s'apparente davantage à un certain courant du cinéma indépendant américain, qui a fait des héroïnes dysfonctionnelles ses figures de proue.
Le parcours en zigzag, sans direction, ni finalité fixe, de Soledad nous rappelle ainsi bon nombre de petits films semblables, qui se laissent regarder sans peine, mais qui ne nous apportent pas grand-chose. Le récit est certes aéré par quelques détails sympathiques, comme la reconversion des toilettes bouchées ou les craintes médicales omniprésentes de Soledad, mais le ton général reste trop fidèle à l'état d'esprit a priori abattu de cette dernière. Comme elle, les réalisateurs ne paraissent pas trop savoir quoi faire de leur intrigue, qui s'étire sensiblement, surtout pour un film d'une durée aussi courte.
Il ne reste alors plus que le charme à peu près irrésistible d'Inès Efron pour apporter un peu de fraîcheur à l'ensemble. Même si son personnage souffre de troubles identitaires moins sérieux que ceux de ses films précédents, les rôles de hypocondriaques ont plutôt tendance à nous taper sur les nerfs, au moins depuis Rock Hudson dans Ne m'envoyez pas de fleurs de Norman Jewison.

Vu le 16 juin 2009, au Club Marbeuf, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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