Fais-moi plaisir !
Réalisé par Emmanuel Mouret (2009)
| Durée | 88 minutes |
| Sortie | 24/06/2009 |
| Note | 6/10 |
Il est samedi matin et l'inventeur Jean-Jacques aimerait tant profiter de ce rare moment d'intimité avec sa copine Ariane, une infirmière. Mais cette dernière est soit pas assez en forme sans son café matinal, soit trop abattue par la fin triste du roman qu'elle vient de lire. L'appel d'Elisabeth, une femme mystérieuse que Jean-Jacques a draguée malgré lui dans un café, vient définitivement interrompre l'empressement sexuel d'Ariane. Pour mettre son couple à l'épreuve, elle oblige alors Jean-Jacques de se rendre chez sa nouvelle conquête le soir-même, histoire de se débarrasser une fois pour toutes des fantasmes qui le turlupinent à son sujet.
La critique
Par Tootpadu 15/06/2009
La partie la plus réussie de Fais-moi plaisir ! se trouve au centre, avec cette fête mondaine où le protagoniste fait irruption et ne tarde pas à se faire remarquer par ses maladresses et, plus généralement, par son manque d'adaptation, à l'image de Hrundi V. Bakshi dans le sensiblement plus désopilant La Party de Blake Edwards. Les trouvailles visuelles et la finesse de l'écriture y seraient presque dignes d'une oeuvre de Jacques Tati, grâce par exemple aux deux séquences, celle des toilettes et celle de la rencontre avec les dignitaires japonais, qui n'ont pas encore été révélées par la bande-annonce. Emmanuel Mouret y fait preuve d'un talent comique indéniable, hélas un peu plus en retrait dans les deux parties du film qui l'entourent.
La mise en place de l'intrigue repose en effet largement sur l'expression verbale, ne laissant à l'image que quelques rares motifs parlants, tel le jeu de pieds qui dépassent sous la couette du premier plan. Il faut ainsi trop de répliques pour introduire une situation de départ pas moins artificielle. De même, la conclusion installe un ton plus grave et délicat, qui romp clairement avec le rythme enlevé et insouçiant, de mise jusque là.
Vu le 15 juin 2009, au Club Marbeuf