Good morning England
Réalisé par Richard Curtis (2009)
| Durée | 135 minutes |
| Sortie | 06/05/2009 |
| Note | 7/10 |
En 1966, la BBC, la radio officielle britannique, ne passait en tout et pour tout que deux heures de musique rock'n'roll par semaine. Pour écouter les groupes et les chanteurs en vogue, les auditeurs ont alors dû se tourner vers les radios pirates, des stations indépendantes qui émettaient sans discontinuer depuis des bateaux en mer du Nord. La plus populaire d'entre elles est "Radio Rock", qui est dirigée par le distingué Quentin, et sur laquelle des DJs aussi loufoques que le Comte, Midnight Mark et Wee Small Hours Bob se relaient jour et nuit. Carl, le jeune filleul de Quentin, vient de se faire renvoyer du lycée et sa mère a jugé bon de l'envoyer sur cette embarcation délirante. Mais le ministre Sir Alistair Dormandy compte bien fermer avant la fin de l'année tous ces nids de dépravation.
Les critiques
Par Mulder 15/07/2009
Ce film nous raconte donc la vie à bord de l'un de ces bateaux en dépeignant des personnages hors normes (journalistes, rockers, comiques). Une nouvelle fois le réalisateur a choisi avec soin et ainsi Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, et Bill Nighy sont les principaux acteurs de cette comédie sociale très inspirée. Contrairement à toutes ces comédies américaines formatées et se ressemblant pour la plupart, ce film sort des sentiers battus car il nous montre des personnages imparfaits (entre le jeune homme qui n'a pas encore eu une relation sexuelle, le chroniqueur alcoolique, le chroniquer érotomane). Le réalisateur a aussi construit ce film en mettant en relief des chansons marquantes de l'époque et le plaisir est donc aussi visuel que sonore.
Si contrairement à nous, vous n'avez pas eu la chance de voir ce film en salle, nous vous conseillons fortement de ne pas le rater en DVD !
Vu le 8 mai 2009, au Gaumont Disney Village, Salle 8, en VF
Par Tootpadu 04/04/2009
C'est par ailleurs cette joie communicative, cette danse endiablée sur le volcan prêt à entrer en irruption, qui rendent ce film aussi divertissant. Le scénario de Richard Curtis retranscrit assez fidèlement la philosophie gaiement hédoniste de l'époque, sans prétendre à en faire un document historique précis. Son exubérance dépasse certes parfois les bornes, comme dans l'antagonisme manichéen entre l'acharnement des fonctionnaires grisâtres et le laisser-aller insouciant des DJs. Mais ce penchant pour la vulgarité relativement bon enfant du trait ne fait finalement que renforcer les aspects amusants du film. Contrairement à Love actually, le film précédent de Curtis qui répondait péniblement présent à tous les clichés imaginables sur l'amour, cette fois-ci le ton est plus enlevé et presqu'attachant dans sa description d'un microcosme aux règles peu contraignantes.
Ce qui est pour les Français et leur amour de l'art le plutôt ennuyeux Musée haut musée bas de Jean-Michel Ribes, c'est cette comédie chorale autour d'une musique tout à fait euphorisante et sans temps mort pour les Anglais, jusqu'à la conclusion littéralement diluvienne ou titanesque près.
Vu le 3 avril 2009, au Club 13, en VO