Z32
Réalisé par Avi Mograbi (2009)
Documentaire
| Durée | 81 minutes |
| Sortie | 18/02/2009 |
| Note | 5/10 |
Ronny faisait partie d'une unité d'élite de l'armée israélienne pendant la deuxième intifada. A cette époque, le jeune soldat a participé à une mission de représailles contre un poste de contrôle de la police palestinienne. Des années plus tard, il cherche le pardon pour ses crimes de guerre de la part de sa copine.
La critique
Par Tootpadu 10/02/2009
Z32 est davantage une proposition de film qu'une prise de position intransigeante par rapport à un ancien soldat d'élite israélien, qui montre un certain remords. Cette forme provisoire se manifeste par exemple à travers la première séquence avec le réalisateur, pendant laquelle celui-ci s'imagine comment il pourrait commencer son film, ou l'apparition du générique au bout de trente minutes. On peut y déceler les signes d'une incertitude profonde quant à l'approche adéquate à adopter pour relayer les troubles moraux du soldat repenti. Du récit de ce dernier se dégage en effet un tel malaise qu'Avi Mograbi ne semble pas en mesure de lui attribuer une forme d'expression filmique convaincante.
Les interruptions du choeur antique réuni dans le salon du réalisateur perturbent ainsi assez maladroitement le ton du film. Probablement conçues pour aérer la structure du film - qui ne consisterait autrement qu'en entretiens et en confessions face à la caméra -, elles introduisent un aspect involontairement comique. De même, les différents dispositifs artificiels pour cacher le visage du soldat revêtent certes une importance considérable, en vue des implications du camouflage et des éléments indissociables d'un individu. Mais en dépit de leur rôle primordial dans l'évocation de la recherche honteuse du pardon, ils n'arrivent jamais à se défaire tout à fait de leur aura de déguisement clinquant.
Accablé de lacunes formelles bien trop apparentes, Z32 réussit néanmoins à cerner par moments le malaise qu'inspire la cruauté meurtrière de l'homme en temps de guerre. Un malaise qui est encore plus accessible lorsqu'il est transféré vers le témoin indirect, en l'occurence la copine du soldat, qui se retrouve face au dilemme moral insurmontable entre la quête de pardon assez particulière de son amant et ses exigences personnelles en termes de principes éthiques.
Les interruptions du choeur antique réuni dans le salon du réalisateur perturbent ainsi assez maladroitement le ton du film. Probablement conçues pour aérer la structure du film - qui ne consisterait autrement qu'en entretiens et en confessions face à la caméra -, elles introduisent un aspect involontairement comique. De même, les différents dispositifs artificiels pour cacher le visage du soldat revêtent certes une importance considérable, en vue des implications du camouflage et des éléments indissociables d'un individu. Mais en dépit de leur rôle primordial dans l'évocation de la recherche honteuse du pardon, ils n'arrivent jamais à se défaire tout à fait de leur aura de déguisement clinquant.
Accablé de lacunes formelles bien trop apparentes, Z32 réussit néanmoins à cerner par moments le malaise qu'inspire la cruauté meurtrière de l'homme en temps de guerre. Un malaise qui est encore plus accessible lorsqu'il est transféré vers le témoin indirect, en l'occurence la copine du soldat, qui se retrouve face au dilemme moral insurmontable entre la quête de pardon assez particulière de son amant et ses exigences personnelles en termes de principes éthiques.
Vu le 9 février 2009, au Club Marbeuf, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10