Blonde ambition

Réalisé par Scott Marshall (2011)

Comédie, Sortie directe en vidéo
Blonde ambition
Durée 93 minutes
Sortie 14/06/2011
Note 4/10

Tant qu'elle vit dans sa petite ville provinciale de Minden, tout va pour le mieux pour la jeune Katie Gregorstitch. Mais lorsque son grand-père Paw lui offre un billet de bus afin de rejoindre pour la St Valentin son copain de longue date Billy, parti à New York en vue d'une carrière de modèle, Katie découvre un monde insoupçonné. Non seulement Billy la trompe, mais en plus elle se laisse utiliser par Debra et Freddy, deux cadres frustrés dans le cabinet de Connelly & Connelly, pour mettre sur la touche le directeur. Désormais la secrétaire un peu débordée de ce dernier, Katie réussit toutefois à s'imposer. Et elle retombe même amoureuse, de Ben qui travaille au service courrier.

La critique

Par Tootpadu 20/11/2008

Les blondes ont une longue tradition dans le cinéma hollywoodien. A travers les décennies, de Jean Harlow et Mae West dans les années 1930, en passant par Marilyn Monroe et Doris Day dans les années 1950, jusqu'aux variations les plus récentes comme Reese Witherspoon et Anna Faris, ces personnages féminins particuliers, qui se caractérisent surtout par la couleur de leurs cheveux, ont laissé une empreinte pas forcément valorisante dans l'histoire du cinéma. Car, comme pour appuyer encore mieux les préjugés débiles déjà véhiculés par des blagues qui ne le sont pas moins, le point commun entre ces femmes fictives est un état d'esprit enfantin, qui se manifeste généralement par une naïveté navrante en termes sexuels et un optimisme entreprenant qui prolonge les valeurs traditionnelles de l'Amérique profonde.
Jessica Simpson est un spécimen encore plus désolant dans ce groupe d'emblée pas trop recommandable. Une piètre actrice, elle correspond visuellement à l'esthétique Barbie dans sa plus pure conjugaison. Cependant, l'échec de Blonde ambition ne lui est pas complètement imputable, tellement le scénario singulièrement maladroit et la mise en scène d'une platitude ennuyeuse portent leur part de responsabilité. C'est bien simple : rien ne fonctionne dans ce film navrant. Ni la relation sentimentale entre une Jessica Simpson superficielle et un Luke Wilson particulièrement mal en point, ni le sursaut de détermination du personnage principal qui n'est que l'écho faiblard des exploits d'une Elle Woods, ni les gesticulations hystériques des prétendus méchants et surtout le jeu piteux de Penelope Ann Miller calqué sur celui d'Annette Bening, ni les blagues qui tombent invariablement à plat et qui impliquent, entre autres, un personnage diamétralement opposé à l'idéal synthétique de Jessica Simpson.
Enfin, pour l'anecdote, Blonde ambition a failli sortir directement en vidéo aux Etats-Unis, tellement ses producteurs n'avaient pas confiance en son potentiel commercial. Après une exploitation lamentable, limitée au seul état du Texas, le film a par contre connu un certain succès en Ukraine. Comme quoi, même les comédies les plus infectes peuvent théoriquement faire rire quelqu'un quelque part ...

Vu le 19 novembre 2008, au Club Marbeuf, en VO

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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