Frangins malgré eux
Réalisé par Adam McKay (2008)
| Durée | 98 minutes |
| Sortie | 19/11/2008 |
| Note | 4/10 |
C'est le coup de foudre entre Nancy Huff et le docteur Robert Doback, tous les deux plus très loin de la retraite. Parmi les points communs des deux tourtereaux d'âge mûr figurent leurs fils respectifs Brennan et Dale, qui, à quarante ans, vivent toujours comme des gamins chez papa ou maman. Après le mariage, Nancy emménage chez Robert, ce qui oblige Brennan à la suivre et à partager désormais une chambre avec son beau-frère involontaire. Les deux hommes s'accommodent plutôt mal du changement fondamental de leur environnement familial, figé depuis des décennies.
La critique
Par Tootpadu 13/11/2008
Le véritable problème de Frangins malgré eux commence avec cette prémisse désolante. Alors qu'on peut s'estimer heureux que les blagues de mauvais goût autour de la cécité du voison ne dépassent pas les premières minutes du film, l'état attardé du comportement des deux personnages principaux est si pitoyable qu'il ne fait point rire. La mesquinerie enfantine a ainsi clairement dépassé sa date de péremption, en vue des pitreries forcées de Will Ferrell et de John C. Reilly. L'espoir relatif de voir l'intrigue quitter les bassesses embarrassantes qui caractérisent la guéguerre entre les deux frères involontaires, le temps qu'ils réunissent leurs efforts dans une camaraderie naïve, cet espoir est définitivement anéanti par une conclusion, qui condense maladroitement tout ce qu'on a dû subir de crétinisme jusque là.
Il ne reste alors plus que le regret de voir des comédiens de la trempe d'une Mary Steenburgen et d'un Richard Jenkins se ridiculiser dans une production taillée sur mesure pour l'humour lourd et disgracieux de Will Ferrell et accessoirement de John C. Reilly.
Vu le 13 novembre 2008, au Club Marbeuf, en VO