Une histoire de famille
Réalisé par Helen Hunt (2008)
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 01/10/2008 |
| Note | 5/10 |
A 39 ans, April pensait enfin être arrivée à réaliser son rêve d'un enfant, en épousant Ben, un collègue enseignant. Mais au lieu de lui procurer cette progéniture tant désirée, Ben lui annonce au bout de quelques semaines qu'il ne se sent pas prêt pour la vie conjugale. Complètement effondrée, April doit en plus surmonter le décès de sa mère adoptive, le lendemain de la séparation brusque. Et ce n'est pas fini avec les embrouilles dans sa vie privée, puisque la présentatrice de télé Bernice prétend être sa mère biologique et que Frank, le père fraîchement divorcé d'un de ses élèves, lui fait des avances.
La critique
Par Tootpadu 07/08/2008
Difficile en effet de s'enthousiasmer pour cette histoire d'une femme au bord de la quarantaine, prise de panique de ne plus pouvoir avoir d'enfants biologiques. Ce dilemme va évidemment trouver une solution particulièrement édifiante. Mais avant d'y arriver, le scénario nous impose un parcours à travers les relations oh si fragiles de la vie privée d'April. Ce sont en effet les incertitudes existentielles du personnage principal, qui fournissent à la fois la matière de base au récit et le plus grand frein à l'investissement émotionnel. April est une femme qui échappe aux rôles habituels de femmes célibataires et névrosées, surtout parce qu'elle mène une vie privée accidentée, qui court constamment le risque de l'inconsistance.
Bien qu'elle ne réussisse pas à rendre le calvaire de son personnage saisissant, Helen Hunt arrache au moins quelques interprétations curieuses à sa distribution hétéroclite. Alors que la contribution de Salman Rushdie en gynécologue est au mieux de l'ordre de l'anecdotique, Colin Firth livre une interprétation au moins aussi imprévisible que les revirements de l'intrigue. Et Bette Midler, bien trop rare sur nos écrans, se mue en une sorte de croisement pas sans charme entre Kathy Bates et Barbra Streisand. Ce qui est toujours mieux que le sort du pauvre Matthew Broderick, prisonnier à jamais dans les rôles d'adultes enfantins attardés.
Vu le 6 août 2008, au Club Marbeuf, en VO