Pensionnat (Le)
Réalisé par Songyos Sugmakanan (2007)
Drame
| Durée | 111 minutes |
| Sortie | 22/08/2007 |
| Note | 5/10 |
A la fin de l'été, le jeune Tôn est soudainement inscrit par son père à une autre école, loin de la maison familiale et de ses amis. Il se sent d'abord très seul dans cet établissement, sous la direction de la mystérieuse Mademoiselle Prani. Et les autres garçons ne manquent pas de lui faire peur avec des histoires de fantômes qui hanteraient le pensionnat la nuit.
La critique
Par Tootpadu 03/08/2007
La peur de l'inconnu n'est jamais plus grande que lorsqu'on quitte pour la première fois le nid familial à un jeune âge, pour affronter tout seul le monde extérieur. Ce film thaïlandais transcrit d'une façon prenante cette crainte d'un environnement neuf et a priori hostile. Jusqu'à ce que Tôn prenne ses marques au sein du pensionnat, son malaise et sa méfiance sont les symptômes crédibles d'une réticence accrue à l'intégration dans son nouveau cadre de vie. C'est après que les choses se gâtent ...
La suite du récit s'avère en effet bien moins fascinante, trop docile même pour apporter des éléments novateurs au sujet de la solitude enfantine. Car Tôn ne réussit finalement à s'imposer tant soit peu qu'en acceptant que son seul camarade possible n'est plus de ce monde. La tristesse qui résulte de cette acceptation de l'exclusion n'est guère démentie par la complicité entre Tôn et Wichien, et encore moins par l'intégration un peu subite dans le groupe d'anciens. La menace dont cette dernière était à première vue l'agent principal s'évapore ainsi aussi vite que l'horreur très ponctuelle provoquée par les histoires de fantômes.
Il ne reste alors plus qu'une quête artificielle, afin d'aider son ami à reposer en paix, pour faire avancer l'histoire de Tôn. D'où probablement une narration de moins en moins fiable, à l'image de la coupe de cheveux du protagoniste qui change entre chaque plan. De même, les retours en arrière réguliers confèrent une complexité factice au récit, en rupture avec le ton presque doux.
En dehors des lacunes structurelles sensibles, le film dresse néanmoins un portrait des débuts difficiles de l'adolescence à la fois édifiant (la voix off et le message final) et attachant (la rancune de Tôn envers son père).
La suite du récit s'avère en effet bien moins fascinante, trop docile même pour apporter des éléments novateurs au sujet de la solitude enfantine. Car Tôn ne réussit finalement à s'imposer tant soit peu qu'en acceptant que son seul camarade possible n'est plus de ce monde. La tristesse qui résulte de cette acceptation de l'exclusion n'est guère démentie par la complicité entre Tôn et Wichien, et encore moins par l'intégration un peu subite dans le groupe d'anciens. La menace dont cette dernière était à première vue l'agent principal s'évapore ainsi aussi vite que l'horreur très ponctuelle provoquée par les histoires de fantômes.
Il ne reste alors plus qu'une quête artificielle, afin d'aider son ami à reposer en paix, pour faire avancer l'histoire de Tôn. D'où probablement une narration de moins en moins fiable, à l'image de la coupe de cheveux du protagoniste qui change entre chaque plan. De même, les retours en arrière réguliers confèrent une complexité factice au récit, en rupture avec le ton presque doux.
En dehors des lacunes structurelles sensibles, le film dresse néanmoins un portrait des débuts difficiles de l'adolescence à la fois édifiant (la voix off et le message final) et attachant (la rancune de Tôn envers son père).
Vu le 2 août 2007, au Club 13, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10