Kings of the World
Réalisé par Valérie Mitteaux, Anna Pitoun, Rémi Rozié (2007)
Documentaire
| Durée | 113 minutes |
| Sortie | 13/06/2007 |
| Note | 6/10 |
A l'automne 2004, quelques semaines avant l'élection présidentielle qui opposera George Bush à John Kerry, les trois réalisateurs français parcourent l'Ouest des Etats-Unis, en quête de l'image que les Américains pensent projeter dans le monde. Quelle est en effet l'influence de la puissance américaine à l'étranger, selon les habitants ordinaires de Los Angeles, de San Francisco, ou de la campagne reculée du Nevada et de l'Arizona ?
La critique
Par Tootpadu 04/06/2007
En ce début d'été, vous en saurez plus sur les Etats-Unis que vous n'auriez jamais osé demander, grâce à un doublon de documentaires qui s'interrogent sur cette nation, dans le collimateur de l'opinion internationale au plus tard depuis les réponses très discutables aux attentats du 11 septembre. Avec American Vertigo, ce documentaire partage l'empressement de traverser les étendues interminables d'un pays immense, de rouler encore et encore à travers les autoroutes sans fin pour prendre la mesure d'une mentalité et d'une culture très différentes de celles de l'Europe. La distance parcourue ici est moins imposante et la démarche moins abstraite que dans le périplé de Bernard-Henri Lévy, mais les points communs entre les deux films sont néanmoins assez frappants.
Le plus étonnant ici, c'est à quel point les témoignages correspondent à l'image qu'on se faisait des Etats-Unis, mais aussi comment cette impression abstraite se voit ajusté et rendu en fin de compte plus humaine par ces hommes et femmes abordés au hasard des rencontres. Le fil conducteur de ce vagabondage à travers les états est bien plus subtile que le laissait croire le premier discours très interventionniste dans la laverie. En procédant par des tensions et des relâchements, les réalisateurs présentent un aperçu intéressant, et plutôt loin des clichés, d'un pays qu'on croyait connaître. Ces tranches de la vie quotidienne, glanées par ici et par là, complémentent alors plutôt astucieusement, d'une façon plus concrète, les observations théoriques de son successeur, en termes de la date de sortie.
Enfin, les choix musicaux sont étonnants. Tandis que le thème de Sueurs froides accéléré fournit un étrange fond sonore à la traversée de San Francisco, l'assimilation de la musique de Laura et de Las Vegas est un peu moins réussie.
Le plus étonnant ici, c'est à quel point les témoignages correspondent à l'image qu'on se faisait des Etats-Unis, mais aussi comment cette impression abstraite se voit ajusté et rendu en fin de compte plus humaine par ces hommes et femmes abordés au hasard des rencontres. Le fil conducteur de ce vagabondage à travers les états est bien plus subtile que le laissait croire le premier discours très interventionniste dans la laverie. En procédant par des tensions et des relâchements, les réalisateurs présentent un aperçu intéressant, et plutôt loin des clichés, d'un pays qu'on croyait connaître. Ces tranches de la vie quotidienne, glanées par ici et par là, complémentent alors plutôt astucieusement, d'une façon plus concrète, les observations théoriques de son successeur, en termes de la date de sortie.
Enfin, les choix musicaux sont étonnants. Tandis que le thème de Sueurs froides accéléré fournit un étrange fond sonore à la traversée de San Francisco, l'assimilation de la musique de Laura et de Las Vegas est un peu moins réussie.
Vu le 1er juin 2007, au Club Marbeuf, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10