Hyper tension
Réalisé par Mark Neveldine, Brian Taylor (2007)
| Durée | 87 minutes |
| Sortie | 14/03/2007 |
| Note | 3/10 |
Lorsque le tueur à gages Chev Chelios se réveille un matin dans son appartement de Los Angeles, il a du mal à respirer et voit flou. Seul un disque vidéo laissé près de sa télé peut lui révéler l'origine de ce malaise aigu : le gangster Ricky Verona lui a injecté une dose mortelle d'un cocktail de poison chinois, duquel il va mourir sous peu. Chev parcourt alors frénétiquement la ville, en quête d'un antidote. Pour empêcher son coeur de s'arrêter, il faut en effet qu'il ait des poussées d'adrénaline constantes.
La critique
Par Tootpadu 01/03/2007
Pour commencer, la course contre la montre suit uniquement ses propres règles, qui sont maniables à volonté chaque fois que le héros risque de mourir. Dans un univers fictif qui ne ressemblerait que de très loin au monde réel, cette histoire n'aurait carrément pas de raison d'être. Rien que les différentes manoeuvres que Chev entreprend pour entretenir le battement de son coeur auraient dû l'achever sans plus de complications. Mais pas assez de cette liberté artistique très énervante à la longue, les coups d'arrêt et de démarrage successifs du moteur vital de Chev ne respectent pas plus l'intelligence du spectateur. Il faut en effet une certaine prouesse dans le mauvais goût pour viser sans faille à côté des enjeux d'action, de tension et, plus globalement, de narration du film de genre. Au plus tard lorsque le héros commence sa course folle en rentrant avec sa voiture dans un centre commercial comme si de rien n'était, l'incapacité du duo de réalisateurs/scénaristes de guider leur film soit du côté de la comédie, soit du côté du film d'action haletant, devient douloureusement flagrante.
Par la suite, les séquences navrantes, qui font en outre preuve d'un sexisme déplorable (la copine incroyablement bête qui est comme par hasard une blonde), ne s'arrêtent pas, jusqu'à la chute littérale qui ajoute encore un petit détail faussement amusant à la disparition du héros, juste après le coup de fil le plus débile de l'histoire du cinéma. Entre-temps, la violence gratuite règne sans partage sur une histoire en roue libre. Une violence qui se propage même jusqu'à la mise en scène, qui multiplie les effets voyants, au point de montrer le battement de coeur des pigeons.
Vu le 27 février 2007, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO