Last Kiss
Réalisé par Tony Goldwyn (2006)
| Durée | 104 minutes |
| Sortie | 25/10/2006 |
| Note | 4/10 |
La vie de Michael à trente ans ressemble exactement à ce qu'il avait imaginé en étant jeune : un travail intéressant et bien payé, une copine belle et intelligente, et en plus un heureux événement qui s'annonce. Mais face à ce bonheur parfait, Michael a l'impression que sa vie est terminée, qu'il n'y aura désormais plus de surprises à attendre. Alors que les relations dans son entourage se délient, Michael est tenté de céder aux manoeuvres de séduction de la jeune Kim, une étudiante qui lui fait regretter sa jeunesse.
La critique
Par Tootpadu 12/09/2006
L'histoire d'une banalité affligeante qui mettait en scène les interrogations sentimentales et existentielles de Carlo, sous les traits de Stefano Accorsi, fait donc le grand saut au-delà de l'océan. Alors qu'elle a gardé les éléments essentiels de l'intrigue et l'environnement social aisé et blasé qui avaient rendu l'original tellement insipide, cette transposition dans un cadre américain a complètement raté le volet de l'adaptation culturelle. La névrose typiquement italienne qui conférait encore un minimum de charme à Juste un baiser se transforme ici en une hystérie vaine et artificielle. Le premier affecté par ce décalage de mentalité ignoré est le ton du film, qui n'acquiert à aucun moment la moindre authenticité. Même la plus infime aisance qui découle de la crédibilité lui est refusée.
Il vaut mieux ne pas compter sur la mise en scène pour remettre cette entreprise hasardeuse à flot. Après avoir posé une glace dans pratiquement chaque plan de la première demi-heure, Tony Goldwyn abandonne même ce symbolisme tapageur et il n'appuie dès lors sa réalisation transparente que sur l'emploi démesuré de morceaux de musique branchée à la moindre apparition d'un enjeu sentimental.
Enfin, l'interprétation est à la limite du déplorable, avec un Zach Braff qui s'identifie assez bien à son personnage antipathique, mais qui ne nous le rend pas plus intéressant pour autant. Et même les deux rentiers éprouvés de l'affaire, Blythe Danner et Tom Wilkinson, sont loin d'apporter un peu de gravité à cette agitation superficielle et irritante.
Vu le 11 septembre 2006, au Club de l'Etoile, en VO