
| Titre original: | Ma super ex |
| Réalisateur: | Ivan Reitman |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 96 minutes |
| Date: | 13 septembre 2006 |
| Note: | |
Six mois après sa dernière déconvenue sentimentale, l'architecte Matt Saunders ne s'est toujours pas remis de la rupture. A contrecoeur, il cède aux conseils insistants de son ami Vaughn et se remet dans la course aux coeurs à prendre. Sa première conquête est Jenny Johnson, une femme belle et passablement cinglée, qui s'avère être une véritable bombe sexuelle. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce que Jenny avoue son secret à Matt : elle est G-Girl, le super-héros vedette de la ville. Au début, ses pouvoirs surnaturels ne posent pas trop problème, mais ses capacités de jalousie font finalement dérailler le couple. Gare alors à Matt et sa nouvelle flamme Hannah qui s'attirent les foudres de la super ex éconduite !
Critique de Tootpadu
Le retour qu'Ivan Reitman, un des réalisateurs phares des années 1980, opère avec cette comédie au bout de cinq ans d'inactivité n'a rien de glorieux. Sans originalité et mal structurée, l'histoire de l'amour impossible entre une femme super-héros et un homme ordinaire s'inspire mollement des oeuvres majeures du genre, Superman en premier, sans s'approcher de leur qualité.
La base inévitable de cet échec est comme souvent un scénario inepte. Les renvois fréquents au sexe, dans l'ordre d'une salacité pubère, n'y gênent pas tant que la propension à se vouloir intelligent et branché, là où le contraire est invariablement le cas. Les blagues plates et un ton fortement désordonné s'engouffrent en fin de compte dans une conclusion lamentable qui ajoute un sentimentalisme à bas prix sur la note déjà salée d'un menu indigeste.
Le style d'Ivan Reitman est en outre d'une transparence consternante. Comme ce fut le cas dans son Président d'un jour, mais de façon bien plus ostentatoire et gratuite, il multiplie les transitions aux paysages urbains étincelants et à la bande originale tonitruante. Seulement, ces interludes récurrents soulignent encore plus le manque de verve et de rythme d'une narration qui ne rechigne pas devant le dispositif onirique fatigué et d'autres figures pas moins ennuyeuses.
Enfin, les effets spéciaux ne font guère illusion, et même les interprétations rappellent péniblement d'autres comédies d'été ratées, qui faisaient dans le passé l'infortune de Nicole Kidman (Et l'homme créa la femme et Ma sorcière bien-aimée).
Vu le 24 août 2006, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO
Note de Tootpadu: