Maître d'armes (Le)

Maître d'armes (Le)
Titre original:Maître d'armes (Le)
Réalisateur:Ronny Yu
Sortie:Cinéma
Durée:104 minutes
Date:06 septembre 2006
Note:
Depuis son enfance, Huo Yuanjia rêve de devenir le champion des arts martiaux de sa ville Tianjin. En dépit de l'opposition de son père, un lutteur réputé, Yuanjia persévère et il devient un des maîtres les plus redoutés. Mais il ne se sert de ses succès que pour rassembler des disciples peu scrupuleux autour de lui et pour célébrer ses victoires avec des beuveries. Un combat qui tourne mal le force cependant à se remettre en question, jusqu'à devenir le représentant chinois dans un tournoi entre quatre nations à Shanghaï en 1910.

Critique de Tootpadu

Le retour aux sources que constitue ce film d'arts martiaux très solide prend des formes multiples. D'abord, il s'agit plus ou moins du premier film non-anglophone et de son réalisateur, et de sa vedette (à l'exception de Hero) depuis dix ans. Le succès international grâce à des productions très commerciales, et pas toujours très bonnes, ne paraît pas avoir satisfait ces deux expatriés au point de ne pas saisir la chance de suivre le mouvement initié par Tigre et dragon.
Et puis, Le Maître d'armes nous permet de replonger fort agréablement dans la tradition d'un genre un peu trop dénaturé ces derniers temps par les excès d'effets spéciaux des uns (Wu Ji - La Légende des cavaliers du vent) ou d'une esthétique trop prétentieuse des autres (Le Secret des poignards volants). Ici, c'est avant tout le souffle épique qui est préservé à travers une histoire aux accents édifiants mesurés. Si les combats du récit cadre au début nous rappellent encore, pas trop positivement, ceux du Grand tournoi de Jean-Claude Van Damme, la suite est bien plus maîtrisée. D'affrontements spectaculaires en mises en questions conventionnelles, mais crédibles, le film peint alors un portrait à peine héroïque d'un des fondateurs des écoles d'arts martiaux.

Vu le 31 juillet 2006, à la Salle UIP, en VO

Note de Tootpadu: