
| Titre original: | Edison |
| Réalisateur: | David J. Burke |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 99 minutes |
| Date: | 10 mai 2006 |
| Note: | |
La ville d'Edison est devenue respectable, grâce aux méthodes musclées de l'unité d'élite F.R.A.T.. Désormais, les dirigeants municipaux préfèrent ne pas ébruiter les agissements illégaux de leur équipe de casseurs officiels. Lorsque Pollack, un jeune journaliste ambitieux, enquête sur un coup monté, qui doit couvrir les trafics de drogue et le blanchiment d'argent entrepris par la F.R.A.T., il met sa vie et celle de ses proches en danger.
Critique de Tootpadu
L'été est arrivé en avance cette année ! C'est à peu près tout de vaguement bon que nous inspire ce film, qui sort avec la même précocité que Raymond, une bouse tout aussi ignoble, à quelques semaines de l'ouverture officielle de la saison poubelle au cinéma. Son sort n'est point plus enviable aux Etats-Unis, où il sera directement lâché sur le marché vidéo.
Un échec total qui est d'autant plus enrageant que quelques rares éléments laissaient présager une issue légèrement plus favorable. Le scénario autour d'une conspiration policière recycle sans relâche les passages obligés du genre, mais dans cette lutte pour rester dans le droit chemin se trouve néanmoins, quelque part, le potentiel d'un bon petit polar. De même, il est difficile de résister au petit numéro de danse de Morgan Freeman ou au jeu de muscles de LL Cool J. Mais ce sont là les seuls minimes points forts d'une distribution pourtant prestigieuse.
Les soucis commencent longtemps avant la première apparition de Kevin Spacey et de sa coiffure risible, peut-être lorsque le flic tenté, joué par LL Cool J, se trouve éclaboussé de moutarde pendant la première fusillade sans que le scénario ou la mise en scène n'en tirent le moindre profit, comique ou autre. Cette façon de louper invariablement chaque occasion propice à l'enrichissement d'un récit aberrant s'aggrave au fur et à mesure que l'histoire s'enlise dans une suite de séquences sans queue ni tête. Surtout la mise en scène est d'un amateurisme consternant, incapable de donner ne serait-ce qu'un rythme jouissif au déraillement prévisible de l'histoire.
Si ce n'était pour les noms en haut de l'affiche, ce navet pénible n'aurait certainement pas eu les honneurs d'une sortie cinéma. Comme quoi l'investissement des multiples sociétés de production a porté partiellement ses fruits. Ce qui nous empêchera nullement de classer ce ratage tout en bas des filmographies déjà bien garnies en échecs de Morgan Freeman (Dreamcatcher), Kevin Spacey (Un monde meilleur, Hollywood Sunrise) et malheureusement LL Cool J (Rollerball). Quant à l'idole de midinettes Justin Timberlake, deux options s'offrent à lui : soit il se concentre sur sa carrière musicale, soit il choisit des films dont la seule substance n'est pas le salaire des acteurs.
Vu le 16 mai 2006, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 10, en VO
Note de Tootpadu: