Main de fer (La)

Réalisé par Cheng Chang-ho (1973)

Action
Main de fer (La)
Durée 101 minutes
Sortie 26/04/1973
Note 7/10

Le jeune Chi-hao apprend les arts martiaux auprès d'un vieux maître et il est amoureux de la fille de celui-ci. Pour préparer une compétition nationale, son mentor l'envoie afin de peaufiner sa technique dans une école de Kung Fu en ville. A force de persévérance et de talent, Chi-hao pourra affronter le fils du directeur d'une autre école, qui, lui, tente par tous les moyens de remporter le tournoi.

La critique

Par Tootpadu 29/07/2005

L'affirmation que Quentin Tarantino n'a rien inventé avec sa saga des Kill Bill n'a rien de novateur. Par contre, il est extrêmement appréciable de pouvoir enfin découvrir sur grand écran un des films de la Shaw Brothers qui l'ont largement inspiré. Alors que le thème musical est évidemment l'empreinte la plus pure, la relecture par le cinéaste américain passait peut-être à côté de l'essence même du genre, d'une efficacité redoutable sans fioriture.
Aimer Kill Bill et adorer La Main de fer, cela revient en fait à préférer le cinéma du premier degré, qui croit dur comme fer à son histoire mélodramatique et dont chaque combat pourrait être le dernier, à celui, plus sophistiqué et plus réfléchi, de la référence, dont la démarche même implique un certain recul. Le nombre des morts a beau être aussi élevé dans l'un comme dans l'autre, l'imminence de la violence du film hong-kongais a bien plus d'impact que la structure hautement préméditée de la revanche de la mariée. En route pour le cinéma complet, cette reprise, présentée en version restaurée cette année à Cannes, séduit par sa simple efficacité sans arrière-pensée. Nulle complexité des personnages n'entrave le déroulement des combats spectaculaires, nul doute est permis quant au dénouement sous un beau ciel ensoleillé.
Et pourtant, par son esthétique qui repose autant sur les gros plans des yeux que sur les faux décors des forêts, ce sommet de la production Shaw dispose bien d'un style et d'un rythme propres. Truffé de bons nobles et de méchants abjects, il perpétue une forme précieuse du conte héroïque.

Vu le 28 juillet 2005, au Majestic Bastille, Salle 1, en VO

★★★★★★★☆☆☆ 7/10

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