Sorties - Musée Grévin : Bad Bunny fera cette semaine son entrée parmi les icônes mondiales

Par Mulder, 29 juin 2026

À quelques jours de ses très attendus concerts français, Bad Bunny rejoint officiellement dès le 1er juillet les personnalités immortalisées au Musée Grévin, confirmant une fois de plus le statut exceptionnel acquis par l'artiste portoricain sur la scène culturelle mondiale. Alors que Benito Antonio Martínez Ocasio, de son véritable nom, s'apprête à retrouver son public européen avec une tournée qui passera notamment par Marseille le 1er juillet puis par Paris La Défense Arena les 4 et 5 juillet, l'institution parisienne dévoile une création qui célèbre autant le phénomène musical que l'icône culturelle qu'il est devenu. Cette arrivée au Grévin illustre parfaitement l'influence d'un artiste qui, en moins d'une décennie, a profondément transformé la perception de la musique hispanophone dans l'industrie mondiale du divertissement.

Né à Bayamón, à Porto Rico, Benito Antonio Martínez Ocasio s'est imposé dès 2016 grâce aux titres Diles puis Soy Peor, avant d'enchaîner les collaborations avec Farruko, Karol G, Ozuna, J Balvin ou encore Drake. Celui que beaucoup considèrent aujourd'hui comme le roi de la latin trap et l'une des figures majeures du reggaeton moderne a largement contribué à faire exploser les frontières linguistiques de la musique populaire. Ses albums YHLQMDLG, El Último Tour del Mundo et surtout Un Verano Sin Ti ont établi de nouveaux standards commerciaux, ce dernier demeurant le plus grand succès de streaming de l'histoire de Spotify. Plus récemment, Debí Tirar Más Fotos a confirmé son incroyable domination artistique en poursuivant une carrière jalonnée de records, de Grammy Awards et d'une reconnaissance critique qui dépasse largement le cadre des musiques latines.

Le travail réalisé par les équipes du Musée Grévin constitue d'ailleurs un véritable défi artistique. Contrairement à de nombreuses personnalités qui participent directement aux séances de mesures, le personnage de Bad Bunny a été entièrement conçu à partir de photographies. Le sculpteur Claus Velte et les ateliers de création ont dû reconstituer avec précision les volumes du visage, la carnation, le regard, la texture des cheveux et l'ensemble des caractéristiques physiques uniquement à partir de documents iconographiques. Une méthode particulièrement exigeante qui témoigne du savoir-faire des ateliers du musée, capables de reproduire fidèlement une personnalité internationale sans disposer du modèle en face d'eux.

Le décor choisi dépasse largement le simple portrait de la star et raconte une véritable histoire. Les visiteurs retrouveront Bad Bunny installé sur un fauteuil monobloc blanc, directement inspiré de l'univers visuel de Debí Tirar Más Fotos ainsi que de l'esthétique développée lors de sa spectaculaire prestation à la mi-temps du Super Bowl LX en février 2026, première performance majoritairement en espagnol à occuper cette scène mythique. À ses côtés, un second fauteuil volontairement laissé vide invite les visiteurs à prendre place pour une photographie, tandis qu'une végétation luxuriante évoque immédiatement Porto Rico, terre natale de l'artiste. Ce dispositif transforme la statue en véritable expérience immersive plutôt qu'en simple figure de cire.

Parmi les détails les plus symboliques figure également la présence du célèbre "concho", le petit crapaud portoricain devenu omniprésent dans l'univers visuel de Bad Bunny. Loin d'être un simple clin d'œil esthétique, cette espèce menacée d'extinction représente un engagement personnel de l'artiste en faveur de la préservation de la biodiversité de son île natale. En l'intégrant au concept de Debí Tirar Más Fotos, le chanteur rend hommage à Porto Rico tout en attirant l'attention sur la fragilité de son patrimoine naturel. Le Musée Grévin reprend ainsi ce symbole écologique, offrant à sa statue une dimension culturelle et environnementale fidèle au message porté par l'artiste ces dernières années.

L'inauguration de cette nouvelle personnalité intervient à un moment particulièrement fort de la carrière de Bad Bunny. En plus d'être l'un des artistes les plus écoutés de la planète, il s'est imposé comme une figure incontournable de la mode grâce à ses collaborations avec Adidas, Gucci et plus récemment Calvin Klein, dont il est devenu l'une des principales égéries internationales en 2025. Acteur remarqué dans plusieurs productions hollywoodiennes, performer au Super Bowl, catcheur occasionnel à la WWE et ambassadeur d'une nouvelle vision de la masculinité dans la pop culture, il incarne désormais une personnalité dont l'influence dépasse largement le cadre musical.

Créé en 1882 sur les Grands Boulevards par le journaliste Arthur Meyer, le Musée Grévin poursuit ainsi sa volonté de refléter l'évolution de la culture populaire mondiale en accueillant une personnalité dont l'impact dépasse les frontières linguistiques et géographiques. En faisant entrer Bad Bunny parmi ses pensionnaires, le musée ne célèbre pas uniquement une star des classements musicaux, mais aussi un artiste qui a contribué à faire de la musique en espagnol un phénomène véritablement universel. Pour les nombreux fans attendus à Marseille puis à Paris dans les prochains jours, cette statue constitue désormais une étape incontournable avant ou après les concerts d'une tournée européenne qui passera également par Stockholm, Varsovie, Milan et Bruxelles, confirmant une fois encore l'ampleur internationale du phénomène Bad Bunny.

Discographie : 
2018 - X 100pre
2020 - YHLQMDLG
2020 - El Último Tour Del Mundo
2022 - Un Verano Sin Ti
2023 - Nadie Sabe Lo Que Va a Pasar Mañana
2025 - Debí Tirar Más Fotos

(Source : communiqué de presse)