
Le film d'horreur surnaturel Hokum marque le retour du cinéaste irlandais Damian McCarthy, dont les précédentes œuvres dans le cinéma de genre atmosphérique lui ont valu une réputation grandissante auprès des fans d'horreur à la recherche d'une terreur qui monte lentement plutôt que de sursauts bon marché. Avec ce nouveau long métrage, le réalisateur plonge une nouvelle fois dans le folklore inquiétant de l'Irlande, mêlant malaise psychologique et éléments traditionnels des histoires de fantômes. Produit par Roy Lee, Steven Schneider, Derek Dauchy, Ruth Treacy, Julianne Forde et Mairtín de Barra, le film bénéficie du soutien d’Image Nation, de Tailored Films et de Spooky Pictures, ainsi que d’un appui supplémentaire de Screen Ireland, confirmant l’ambition du projet de s’imposer comme une production d’horreur internationale tout en restant profondément ancré dans la culture irlandaise. Le film a été présenté en avant-première au SXSW le 14 mars 2026, avant de sortir en salles le 29 avril 2026 en France et le 1er mai 2026 aux États-Unis, distribué respectivement par The Jokers Films et Neon, cette dernière ayant acquis les droits mondiaux lors du Festival international du film de Toronto 2025, un accord qui a immédiatement attiré l’attention des observateurs du genre, déjà informés par un bouche-à-oreille très favorable suite aux premières projections d’extraits.
Dès les premières images de la bande-annonce officielle, le ton de Hokum montre clairement que Damian McCarthy privilégie une fois de plus l’atmosphère au spectacle, un choix qui semble de plus en plus rare dans le cinéma d’horreur moderne, dominé par les sursauts bruyants et les formules de franchises. L'histoire suit Ohm Bauman, un romancier incarné par Adam Scott, qui se rend dans une région reculée d'Irlande pour disperser les cendres de ses parents, mais se retrouve à séjourner dans une auberge isolée dont la rumeur dit qu'elle est hantée par une ancienne sorcière liée à une suite nuptiale. Ce qui commence comme un voyage de deuil tranquille se transforme peu à peu en une descente psychologique, à mesure que les récits racontés par le personnel brouillent la frontière entre superstition et réalité. Le postulat peut sembler familier sur le papier, mais la mise en œuvre promet quelque chose de bien plus troublant, notamment grâce à la photographie de Colm Hogan, qui capture les paysages brumeux de West Cork avec une beauté froide et oppressante, et à la musique composée par Joseph Bishara, connu pour son travail sur plusieurs classiques de l’horreur moderne, dont la conception sonore laisse déjà entrevoir une bande originale conçue pour créer de la tension plutôt que du soulagement.

Le casting joue également un rôle majeur dans la crédibilité du film, avec Adam Scott à la tête de la distribution dans ce qui semble être l’un de ses rôles les plus sombres à ce jour, très éloigné du ton comique que de nombreux spectateurs lui associent. À ses côtés, le film met en scène Peter Coonan, David Wilmot, Florence Ordesh, Will O’Connell, Michael Patric, Brendan Conroy et Austin Amelio, formant une distribution composée en grande partie d’acteurs de caractère plutôt que de stars grand public, un choix qui profite souvent aux films d’horreur en rendant l’histoire plus réaliste. Selon les notes de production, le tournage principal s’est déroulé à West Cork, en Irlande, en février et mars 2025, l’équipe ayant délibérément choisi des lieux réels plutôt que des décors de studio pour renforcer le sentiment d’isolement. Cette décision est visible dans les images déjà dévoilées, où l’auberge elle-même devient presque un personnage à part entière, ses couloirs étroits et ses pièces faiblement éclairées faisant écho à la tradition des histoires de fantômes européennes classiques plutôt qu’à l’aspect lisse des films d’horreur hollywoodiens contemporains.
Un autre détail intéressant qui ressort des documents de presse est la continuité créative entre Hokum et les œuvres précédentes de Damian McCarthy, le réalisateur explorant une nouvelle fois les thèmes du deuil, de la culpabilité et de la manière dont le folklore peut façonner la perception humaine. Plusieurs anecdotes de la production mentionnent que le scénario a été écrit dès le départ en pensant au cadre irlandais, les légendes locales servant d’inspiration à la mythologie des sorcières présente dans le film. La participation des producteurs Roy Lee et Steven Schneider, tous deux connus pour leur travail sur des projets d’horreur à succès international, suggère également une volonté d’équilibrer l’identité artistique et l’attrait mondial, un élément devenu essentiel pour les films de genre indépendants qui espèrent toucher un large public. Les premières réactions aux projections en festival auraient salué le rythme lent et l’atmosphère oppressante du film, certains spectateurs comparant son ton aux histoires classiques de maisons hantées tandis que d’autres ont souligné l’aspect psychologique du récit comme son élément le plus fort.

Avec une durée de 101 minutes, Hokum semble miser sur une montée en puissance soigneusement maîtrisée plutôt que sur un déluge incessant de frayeurs, un choix qui pourrait lui permettre de se démarquer dans un paysage de l’horreur très encombré. La collaboration entre Cweature Features, Image Nation Abu Dhabi, Tailored Films et Spooky Pictures reflète également la nature de plus en plus internationale du cinéma de genre moderne, où les projets combinent souvent des talents et des financements provenant de plusieurs pays tout en conservant une forte identité locale. Si les premières rumeurs s’avèrent exactes, Damian McCarthy pourrait bien nous offrir l’un des films surnaturels les plus atmosphériques de l’année, un film qui mise sur l’ambiance, le folklore et le jeu des acteurs plutôt que sur le spectacle, et qui pourrait facilement trouver son public parmi les spectateurs nostalgiques des films d’horreur plus lents et plus dérangeants qui définissaient le genre avant l’ère des univers cinématographiques. Avec sa première en festival déjà derrière lui et sa sortie en salles qui approche, Hokum s'annonce comme l'un des titres d'horreur à suivre de près en 2026, en particulier pour ceux qui apprécient les histoires où la véritable terreur ne vient pas de ce que l'on voit, mais de ce qui pourrait se cacher dans l'obscurité, juste hors du cadre.

Synopsis :
Ohm Bauman, un romancier, se retire dans une auberge en Irlande pour disperser les cendres de ses parents. Mais les récits du personnel concernant une ancienne sorcière hantant la suite nuptiale s’emparent peu à peu de son esprit...
Hokum
Écrit et réalisé par Damian McCarthy
Produit par Roy Lee, Steven Schneider, Derek Dauchy, Ruth Treacy, Julianne Forde, Mairtín de Barra
Avec Adam Scott, Peter Coonan, David Wilmot, Florence Ordesh, Will O’Connell, Michael Patric, Brendan Conroy, Austin Amelio
Photographie : Colm Hogan
Montage : Brian Philip Davis
Musique : Joseph Bishara
Sociétés de production : Cweature Features, Image Nation Abu Dhabi, Tailored Films, Spooky Pictures
Distribué par Neon (États-Unis), The Jokers Films (France)
Dates de sortie : 14 mars 2026 (SXSW), 29 avril 2026 (France), 1er mai 2026 (États-Unis)
Durée : 101 minutes
Photos : Copyright The Jokers Films