Deces - Deborah Kerr

Par Tootpadu, 18 octobre 2007

Elle était l'une des actrices les plus belles, élégantes, sophistiquées et talentueuses de l'histoire du cinéma. L'Ecossaise Deborah Kerr s'est éteinte avant-hier à Suffolk, en Angleterre, à l'âge de 86 ans. Elle avait souffert de la maladie de Parkinsons depuis de longues années et n'était plus apparue en public depuis la cérémonie des Oscars en 1994, au cours de laquelle elle avait été récompensée pour l'ensemble de son illustre carrière.

Kerr avait été nommée six fois à l'Oscar de la meilleure actrice, sans jamais l'avoir remporté. Ses rôles acclamés de la sorte étaient dans Edouard, mon fils de George Cukor en 1949, Tant qu'il y aura des hommes de Fred Zinnemann en 1953, Le Roi et moi de Walter Lang en 1955, Dieu seul le sait de John Huston en 1957, Tables séparées de Delbert Mann en 1958 et Horizons sans frontières de Fred Zinnemann en 1960.

Elle avait joué dans au moins autant d'autres films remarquables, des chefs-d'oeuvres petits et grands qui laisseront un souvenir indélébile de cette actrice magnifique : Le Colonel Blimp et Narcisse noir de Michael Powell et Emeric Pressburger, Jules César de Joseph L. Mankiewicz, Thé et sympathie de Vincente Minnelli, Elle et lui de Leo McCarey, The Innocents de Jack Clayton, La Nuit de l'iguane de John Huston et The Arrangement d'Elia Kazan. De temps en temps, on pouvait l'admirer également dans des productions plus commerciales, comme Les Mines du roi Salomon, Quo vadis ? ou la version de 1966 de Casino Royale.

Deborah Kerr avait été mariée à l'écrivain et scénariste Peter Viertel (Chasseur blanc, coeur noir) depuis 47 ans.