
“En 2017, Valérian et Laureline font escale à la Cité des sciences et de l’industrie. C’est un évènement car, pour la première fois, notre établissement propose un dispositif de fiction augmentée. Avec la complicité de Mézières et Christin d’abord, qui ont sélectionné avec soin une quarantaine de planches originales. Avec celle de trois scientifiques fondus de BD ensuite, invités à décrypter la science qui se tient sous la fiction. Avec celle de la réalité
augmentée, enfin, pour marier ces deux registres de narration. Pour résumer : Fiction + Science + Réalité augmentée = Fiction augmentée”. - Bruno Maquart, président d’Universcience.

La Cité des sciences et de l’industrie présente du 13 juin 2017 au 14 janvier 2018 l’exposition VALERIAN ET LAURELINE en mission pour la Cité, consacrée aux aventures de ces deux agents spatio-temporels imaginés en 1967 par Jean-Claude Mézières (dessin) et Pierre Christin (scénario). Une occasion unique de décoder scientifiquement un univers singulier et foisonnant qui a conquis, au fil du temps et des aventures de leurs deux héros, un public de plus en plus nombreux.

Cette oeuvre prend place au xxviiie siècle et dévoile un univers singulier, tiré de l’imagination fertile de ses deux créateurs. Les personnages y sont fabuleux, les civilisations extraordinaires, les inventions excentriques, et pourtant, les sujets soulevés – la mondialisation, le changement climatique, le racisme ou encore les totalitarismes – sont étonnamment actuels.

À travers une quarantaine de planches originales et des reproductions magnifiées, l’exposition donne à contempler l’oeuvre elle-même, et propose un dialogue entre Pierre Christin et trois scientifiques : Roland Lehoucq (astrophysicien), Alain Musset (géographe), et Jean-Sébastien Steyer (paléontologue), sur des sujets aussi variés que l’Univers, la civilisation, le sociopolitique ou encore la faune et la flore.

Dans une scénographie immersive organisée en six alcôves autour d’une salle de projection, les planches se dévoilent aux visiteurs, notamment grâce à l’utilisation de la réalité augmentée et virtuelle. D’ici et de là surgissent alors créatures et vaisseaux de la série dessinée, grâce à l’application dédiée téléchargeable sur smartphone.

L’exposition, ouverte à tous à partir de 10 ans, entre dans la ligne de programmation Chemins de traverse. Elle est réalisée avec le soutien de BNP Paribas, en collaboration avec Dargaud. Elle comprend six alcôves positionnées autour d’une salle de vidéo projection.
- L’univers n’est pas vide, l’espace-temps est un ensemble mouvant homogène : Planètes, galaxies et énergies composent cet espace que l’on appelle Univers. Comment les auteurs ont-ils choisi de traduire cette réalité dans leur oeuvre ? Par quels moyens Valérian et Laureline voyagent-ils dans le temps, distordant ainsi le fameux continuum historique ? Alors qu’ils recherchent des informations qui pourraient leur être utiles, ils découvrent dans les mondes qu’ils traversent des richesses potentielles et sont soumis à des dangers étonnants. Ni militaires, ni policiers ou justiciers, ni explorateurs, les deux héros sont plutôt des cosmo/ ethno/sociologues, souvent contraints de s’engager au-delà de la neutralité demandée. En ouvrant un portail sur la réalité augmentée, le visiteur plonge dans l’Univers. Roland Lehoucq, astrophysicien, explique l’espace et le temps et introduit des concepts-clés en astronomie.
- Les civilisations sont potentiellement innombrables... et mortelles : L’univers de Valérian et Laureline regorge de mondes et de civilisations. Le passé, clé du voyage spatio-temporel, est illustré par des visions de ruines lointaines ou futures inspirées des univers picturaux d’Hubert Robert ou du Piranèse. Les destructions de civilisations sont dues à des peuples aussi variés que les Terriens, les malfrats de Rubanis, ou encore les monolithiques Wolochs, sortis de l’Univers en formation. Les voyages effectués par les deux héros ne sont pas sans faire références également au voyage de Darwin à bord du HMS Beagle et aux grands explorateurs des xviiie et xixe siècles, mêlant aventure humaine, observation rapprochée et recherche scientifique.
- La faune et la flore : Pierre Christin et Jean-Claude Mézières ont imaginé un bestiaire extraordinaire. Ces créatures ont été décrites avec minutie dans l’Atlas cosmique de Valérian et Laureline (les Habitants du ciel) : Tüm Tüms, Schamils, Marcyams... Les “espèces” que rencontrent Valérian et Laureline sont fantastiques ! Mais que peut-on en dire à la lumière des connaissances actuelles ? Les Glapum’tiens sont-ils des sortes de méduses intelligentes ou des cétacés? À quoi peuvent bien servir les ailes des Shingouz si ce n’est pour voler ? Ces formes de vie imaginaires sont-elles plausibles ? Une véritable enquête naturaliste est ici menée, les sciences de l’évolution apportant des premières pistes de réponse.
- Les systèmes socio-politiques comme récit futur du monde. : Comment les auteurs questionnent-ils la société, l’histoire et le futur ? La série s’inscrit pleinement dans son temps et, à travers des aventures se déroulant en divers lieux lointains, analyse les travers et les grandeurs de leur époque. Précurseure en France dans le domaine de l’écologie et lanceuse d’alertes avant l’heure des désastres possibles de l’industrie (Bienvenue sur Alflolol), dénonçant les dérives de la finance (Métro Châtelet et ses suites), elle pointe aussi les manipulations médiatiques et génétiques, la vacuité du pouvoir (Rubanis), l’absurdité des conflits de race et de genre (Le pays sans étoile), l’irresponsabilité artistique (Les terres truquées), etc. Les deux agents spatio-temporels rencontrent au fil de leurs aventures des systèmes politiques qui vont de l’anarchie à la dictature contrôlée. La science-fiction permet à Mézières et Christin de mettre à nu des relations de pouvoir, tendant à leurs lecteurs comme un miroir.
- Hommages et clins d’œil : Où et comment les auteurs trouvent-ils leurs inspirations ? Quelles peuvent bien être les peuplades lointaines et animales inconnues qui vivent dans le cosmos? Comment ont-ils imaginé leurs moyens de transport, leur architecture ? Dans l’ensemble de leur oeuvre, Mézières et Christin se sont inspirés d’autres artistes et y font référence. Le visiteur saura-t-il retrouver Renoir (Le déjeuner des canotiers), Pollock ou encore le Stanley Kubrick de 2001, l’Odyssée de l’espace ?
- Les auteurs, “conversation” avec les scientifiques : La dernière section de l’exposition est une installation graphique conçue à partir d’un manuscrit de Pierre Christin. Le visiteur observe et écoute la conversation qui se déroule entre les deux auteurs et les scientifiques.

LA SALLE DE PROJECTION : Dans cette salle, on retrace la réalisation de la page 52 du dernier album de Valérian et Laureline. De la page blanche aux ultimes retouches, le scénariste et le dessinateur vont dialoguer pendant sept jours pour enfin arriver à la mise en couleur par Eveline Tranlé (coloriste), étape cruciale souvent ignorée du grand public.

LE LIVRE DE L’EXPOSITION : Le catalogue de l’exposition a été conçu avec la complicité des trois scientifiques associés à l’exposition, invités à décrypter la science qui se tient sous la fiction. Et, pour la première fois, il propose au sein de ses pages un dispositif de fiction augmentée, avec ses 18 pastilles de réalitée augmentée disséminées tout au long de la lecture. : Disponible en version papier et numérique à la boutique de la Cité des sciences et de l’industrie et sur cite-palais.boutique/fr/ à partir du 9 juin 2017. 48 pages - 9,50€

Informations utiles :
Cité des sciences et de l’industrie 30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris
Métro : Porte de la Villette
Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h, et jusqu’à 19h le dimanche.

Tarifs
12€, TR : 9€ (+ de 65 ans, enseignants, – de 25 ans, familles nombreuses et étudiants). Le billet inclut l’Argonaute et le planétarium.
Gratuit pour les – de 2 ans, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minimas sociaux, les personnes handicapées et leur accompagnateur
(Source : dossier de presse)