Celebrites - Song to Song : decouvrez de nouvelles photos informations diverses

Par Mulder, 04 mai 2017

Film en apesanteur où des humains se font la roue comme des paons, roucoulent et s'éplument. Sensuel et gestuel, toujours en équilibre de funambules, les protagonistes se touchent et se frôlent. Volatile comme les chansons, des notes cotonneuses et parfois déchirées qui s'entrelacent et s'enlacent mais jamais ne lassent pour la plus féminine des partitions de Terrence Malick. Un requiem à la grâce où chaque plan contient l'intégralité du film comme chaque corps de femme l'humanité toute entière. L'indicible se dévoile dans la mise en scène qui devient une mise à nu, épure de vérité et d'élégiaque beauté... poème bucolique et urbain à l'incandescence des sens, montrant, et l'illusion et l'impossibilité de la vie. Le cinéaste montre là, qu'il est aussi un rebelle qui pratique l'art de l'esquisse et de l'esquive avec malice.

Film en apesanteur où des humains se font la roue comme des paons, roucoulent et s'éplument. Sensuel et gestuel, toujours en équilibre de funambules, les protagonistes se touchent et se frôlent. Volatile comme les chansons, des notes cotonneuses et parfois déchirées qui s'entrelacent et s'enlacent mais jamais ne lassent pour la plus féminine des partitions de Terrence Malick. Un requiem à la grâce où chaque plan contient l'intégralité du film comme chaque corps de femme l'humanité toute entière. L'indicible se dévoile dans la mise en scène qui devient une mise à nu, épure de vérité et d'élégiaque beauté... poème bucolique et urbain à l'incandescence des sens, montrant, et l'illusion et l'impossibilité de la vie. Le cinéaste montre là, qu'il est aussi un rebelle qui pratique l'art de l'esquisse et de l'esquive avec malice.

SONG TO SONG, la nouvelle histoire d’amour du cinéaste culte Terrence Malick, a été filmé dans les différents quartiers d’Austin et lors des fameux festivals de musique de la ville. Austin, la capitale de l’État du Texas, est une ville de contrastes où s’entremêlent esprit bohème, rêves d’artistes et ambition dévorante de réussite. Les Texans ont connu un embourgeoisement graduel et la privatisation des entreprises et des services. Même la musique a changé radicalement. Austin, « capitale mondiale de la musique live », est réputée mondialement pour ses nombreux festivals de musique, ses clubs, et ses bars clandestins et honky tonks. Mais la cité est tout aussi connue pour ses innombrables musiciens et chanteurs qui aspirent à une existence leur offrant la liberté de création, sans entraves ni inhibitions. Et ce quel que soit le genre de leur musique – country, folk, blues, new wave, punk, rock ou Tejano, cette musique tex-mex folk et pop des Texans d’origine espagnole… C’est ce visage d’Austin que Terrence Malick révèle dans SONG TO SONG. Cela faisait longtemps que le cinéaste avait envie de raconter une histoire d’amour contemporaine autour de musiciens ; c’est ainsi qu’Austin est devenu le cadre d’une histoire qui palpite de chanson en chanson, de concert en concert. Le réalisateur explore aussi ces moments où, une fois le spectacle fini, l’intensité et l’euphorie retombent, laissant les musiciens seuls face à eux-mêmes, déjà dans l’attente de la prochaine vibration, du prochain concentré d’émotion et de vie.

Les couples de SONG TO SONG vivent dans une sphère qui reflète cette sensation d’identité mouvante, de flottement, où l’on est censé être libre de palpiter constamment entre humeurs et désirs, sans ancrage, mais où les personnages semblent perdus, à la dérive. Au centre du groupe, Faye, la jeune auteurecompositrice, aspire à franchir le pas vers la vie et l’amour en toute liberté, et à se livrer entièrement à son art. Mais elle continue à se demander pourquoi elle se sent si déconnectée, si incertaine du véritable sens de cette liberté dont elle rêve. Peutelle atteindre quelque chose de vrai, et comment ?

C’est alors qu’il travaillait encore sur THE TREE OF LIFE – L’ARBRE DE VIE que Terrence Malick a commencé à parler du film qui allait devenir SONG TO SONG à ses producteurs, Sarah Green, Nicolas Gonda et Ken Kao. Ceux-ci se sont montrés enthousiastes à l’idée de tourner une histoire d’amour à Austin. Nicolas Gonda déclare : « Austin était le microcosme idéal pour cette histoire et ces personnages précis. C’est un endroit qui attire les artistes et les esprits libres depuis des décennies, et qui connaît une croissance extraordinairement rapide et des changements visibles. La ville attire les gens qui ne veulent pas entrer dans le moule, parce qu’on y a le sentiment d’un nouveau départ. Cependant, même là-bas, personne n’échappe aux contradictions de notre époque. Voilà pourquoi je pense que les personnages de SONG TO SONG parleront aux gens. Chacun d’eux essaie de vivre, de donner un sens à sa vie, de trouver sa place dans un monde qui peut être excitant mais aussi rempli de vide et d’incertitude. C’est une lutte entre la nécessité de vivre dans le monde moderne et le désir de rester fidèle à ce que l’on est. »

Sarah Green ajoute : « Pour moi, SONG TO SONG est l’histoire d’un quatuor romantique complexe, mais elle s’interroge aussi sur la valeur de l’amour et du pardon. Très semblable à la vie que mènent ces personnages, le film est amusant, un peu fou et sauvage, extrême, mais il arrive un moment critique où les protagonistes parviennent à une compréhension plus profonde de ce qu’ils veulent vraiment. Lorsque le personnage de Rooney Mara, Faye, dit : « Je pensais que l’on pourrait vivre de chanson en chanson, de baiser en baiser », c’est le reflet d’une aspiration que partagent bon nombre de gens : on rêve de mener une certaine forme d’existence, mais ensuite on réalise que quelle que soit l’intensité avec laquelle on aspire à la liberté, personne n’a envie d’une chute libre. » Ken Kao commente : « C’est un film sur la découverte de soi. Et Austin est l’endroit idéal pour cela parce que c’est une ville qui se développe très vite. C’est un prisme formidable pour observer ces personnages qui s’efforcent eux aussi de sedévelopper. »

Aucun autre métier n’offre sans doute des instants aussi intenses que celui de musicien pop, lorsque les artistes sont portés par l’énergie et l’adoration du public. SONG TO SONG entraîne les spectateurs au coeur de ces moments, tout en montrant ce qui arrive dans les périodes semées d’embûches et de tension qui séparent deux performances.

Nicolas Gonda déclare : « Ces personnages volent de moment intense en moment intense. Quand ils participent à des festivals, à des rassemblements de foule, l’énergie ne faiblit pas une minute. Mais quand la musique s’arrête et que le festival est fini, ils se retrouvent face à eux-mêmes. Même avec autant de distractions et de tentations, ils doivent toujours affronter la question du sens de tout cela. »

Sarah Green, Nicolas Gonda et Ken Kao voient tous les trois ce film comme une nouvelle étape dans la carrière cinématographique de Terrence Malick : il mêle une structure narrative solide capable d’engendrer des sensations qui dépassent les mots, tout en jouant avec le dialogue et les monologues intérieurs de manière à refléter le paysage sentimental et émotionnel complexe de l’être humain. Sarah Green commente : « SONG TO SONG est un film qui bouge vite et fort. Il y a une intimité extraordinaire du fait du choix qu’a fait Terry de poser des voix off pardessus le dialogue. Ainsi, on entend non seulement ce que disent les personnages, mais aussi ce qu’ils pensent. »

Nicolas Gonda ajoute : « Terry a joué les équilibristes, allant d’un style poussé au maximum comme dans LA LIGNE ROUGE, LE NOUVEAU MONDE ou THE TREE OF LIFE – L’ARBRE DE VIE, à un style évoquant le coeur des émotions, l’intimité que l’on ne peut connaître qu’à travers les rapports humains. SONG TO SONG possède un rythme très contemporain, mais c’est l’un de ses films les plus intimistes. »

Pour Ken Kao, la manière dont Terrence Malick ne cesse d’étendre ses explorations est source d’inspiration. « Il continue à se mettre au défi malgré tout ce qu’il a accompli. Ce film possède sa propre particularité, il témoigne de l’évolution constante de son style en tant que cinéaste. »

SONG TO SONG est aussi son film le plus musical. Terrence Malick a toujours été un passionné de musique, en particulier de la musique classique, du baroque au postmoderne, qui a été un partenaire inséparable de son imagerie visuelle. Mais dans SONG TO SONG, c’est la musique populaire qui constitue le fil qui relie les
personnages les uns aux autres. Dès le départ, le cinéaste a cherché comment intégrer à l’histoire le défilé incessant de musiciens dont Austin est le théâtre, des groupes locaux qui s’efforcent de percer aux icônes établies faisant une brève halte lors des grands festivals, en passant par les personnages qu’il a imaginés.

Terrence Malick et une équipe technique réduite comprenant le directeur de la photo Emmanuel « Chivo » Lubezki, lauréat de trois Oscars et nommé pour THE TREE OF LIFE – L’ARBRE DE VIE et LE NOUVEAU MONDE, ont commencé à tourner alors que le casting n’était même pas encore définitif, durant les trois plus grands festivals qui se déroulent à Austin : Austin City Limits Festival, inspiré par l’émission de musique live éponyme diffusée de longue date sur PBS, qui se déroule chaque été ; South by Southwest, le festival multimédia aussi grand par son importance que par son influence, mêlant musique, cinéma et arts interactifs qui a lieu en mars depuis 1987, et Fun Fun Fun Fest, plus indé et connu pour révéler les talents émergents.

Sarah Green commente : « Tourner lors de ces festivals d’une manière très libre et spontanée nous place en position de faire vivre au public l’expérience du backstage avant un concert ou celle du devant de la scène pendant la performance. C’est une expérience galvanisante, c’est puissant et cela vous prend aux tripes. Saisir l’ambiance d’un festival est une des choses qui rendent ce film unique et résolument contemporain. »

Tout en assistant aux différents festivals, la production a commencé à réunir un casting de musiciens de tous horizons pour rejoindre les acteurs oscarisés. Sarah Green raconte : « Nous avons cherché les musiciens que cela intéresserait d’interagir avec nos personnages, et ils ont été très nombreux à dire oui. C’est un univers très spontané, ce qui fonctionne à merveille avec la manière dont Terry aime filmer. Cela fait des années à présent que nous travaillons avec une équipe technique restreinte, ce qui nous permet de nous glisser dans les coulisses sans problème. Notre style de tournage dépouillé se prête parfaitement au chaos et aux variations permanentes intrinsèques aux festivals de musique. »

Nicolas Gonda ajoute : « Lorsque nous avons commencé à faire se rencontrer les acteurs et les musiciens, une merveilleuse alchimie s’est créée. Cette énergie est devenue un catalyseur et a poussé chacun à être le plus vrai et le plus réel possible. »

Pour les deux couples de SONG TO SONG, Terrence Malick a choisi un quatuor à la fois très expérimenté et très instantané : les acteurs nommés aux Oscars Rooney Mara, Ryan Gosling et Michael Fassbender, et l’actrice oscarisée Natalie Portman. Tous les quatre se sont plongés dans ce tourbillon d’émotions et de sentiments avec beaucoup d’audace. Sarah Green explique : « Terry est un conteur absolu, je crois que c’est ce qui passionne tant ses comédiens. » Nicolas Gonda ajoute : « Ces talents extraordinaires se mettent au défi d’une manière complètement inédite. La façon de travailler de Terry étant différente, elle requière des gens qui ont le courage d’explorer des territoires inconnus. Ils doivent aller vers des zones inexplorées où leur savoir-faire technique ne s’applique plus. »

Dans le rôle de Faye, Rooney Mara est attirée par les extrêmes et l’amour, tandis qu’elle multiplie les expériences à la recherche d’une existence authentique. Est-elle réellement une artiste, prête à sauter dans l’inconnu comme l’ont fait avant elle ceux qu’elle admire ? Et si elle ne réussit pas, que vaudront alors sa vie, et tous les sacrifices qu’elle a fait ? Faye est rongée par l’envie de vivre une vie libérée, mais quel en est exactement le sens, et pourquoi est-il si difficile d’y parvenir ? Elle est également assoiffée de rapports humains, de connexions, et ne manque ni d’amis ni d’amants. Alors pourquoi se sent-elle parfois si seule ?

BV, le personnage joué par Ryang Gosling, est un auteur à la réputation montante qui va tomber amoureux de Faye au moment où Cook, dont il est le protégé, le trahit professionnellement. BV semble être l’âme soeur de Faye. Il se débat pour intégrer son ascension rapide et accepter les responsabilités qui sont les siennes dans sa petite ville de l’ouest du Texas. Il lutte aussi avec l’image qu’il se fait de lui-même.

Ken Kao note : « Le personnage de Ryan Gosling connaît une transition dans laquelle beaucoup se reconnaîtront. Nous sommes nombreux à savoir ce que l’on éprouve quand on arrive dans une nouvelle ville, qu’on cherche à s’intégrer et à développer une nouvelle carrière. On cherche à rester fidèle à ce que l’on est et à nos racines. »

Les rapports entre Faye et BV sont compliqués par l’homme qui est à la fois l’amant secret de Faye et le mentor de BV : Cook, joué par Michael Fassbender. L’acteur incarne le personnage le moins scrupuleux et celui qui réussit le mieux, un producteur de musique qui cumule richesse et pouvoir, sans pour autant être satisfait. Cook aime le contrôle et il a un grand appétit en matière de sexe, et il peut faire du rêve de beaucoup une réalité.

Michael Fassbender a apprécié la méthode de travail de Terrence Malick et a trouvé chez le personnage de Cook des facettes plus sombres, très attirantes à interpréter. Nicolas Gonda explique : « Cook croit vivre au-dessus des lois et affranchi de toute inhibition, mais il est si vide intérieurement que c’en est presque un fantôme. La prestation de Michael est séduisante parce que l’on voit quelqu’un qui a la chance de mener une existence qui fait fantasmer nombre de gens, mais il va être confronté au prix à payer quand on agit sans aucune considération pour autrui. »

Terrence Malick a donné une directive de jeu à Michael Fassbender très tôt dans le projet. « Terrence m’a précisé que le personnage était comme le Satan du Paradis perdu, et c’est de cela que je suis parti. Dans la peau de ce personnage, j’ai constamment tenté de semer le trouble et de jouer la provocation. »

L’acteur poursuit : « Cook est un producteur de musique très riche qui cherche à faire toutes les expériences que permet l’argent, et à séduire les gens pour les attirer dans son monde matériel. C’est comme s’il voulait que ceux qui l’entourent l’accompagnent dans sa dépravation. Il mène une quête, et c’est une quête que je trouve très intéressante. »

Michael Fassbender explique que pour Cook, le pouvoir est à la fois un aphrodisiaque et un fardeau. « Je crois que mon personnage s’emporte contre Dieu parce qu’il a le sentiment qu’il devrait lui-même être une divinité. Il prend beaucoup de drogue et se lance dans toutes les expériences sensorielles possibles parce qu’il se dit qu’il devrait être au-dessus du reste de l’humanité. Mais c’est un manipulateur et plus il tente d’aller haut, plus il aspire la lumière de ce qui l’entoure. Pourtant, il y a aussi du bon en lui. Il y a chez lui une grande curiosité, et on le voit souffrir dans cette histoire. »

Parallèlement à sa liaison avec Faye, Cook a aussi une histoire avec Rhonda, jouée par Natalie Portman, une serveuse fauchée que sa richesse fascine car elle est désespérément en quête de moyens pour faire vivre sa famille. Cook est surpris de découvrir que son obsession pour Rhonda aboutira finalement à des sentiments très forts.

Sarah Green note : « Pour Cook, la relation entre BV et Faye repose sur une affection réelle et profonde, ce qui le rend jaloux et rancunier. Il veut ce qu’ils ont. Alors il fait entrer dans la danse quelqu’un qui a besoin de lui : Rhonda. Et il en tombe amoureux. Mais il ne voit pas les conséquences qu’ont ses actes sur les autres et il finit par blesser la seule personne à laquelle il tienne vraiment. C’est un point important du film, le fait qu’il soit finalement confronté aux résultats de son comportement insensible. » Nicolas Gonda ajoute : « La réaction de Rhonda marque la première fois que cet égoïste voit vraiment ce qu’il détruit. »

Michael Fassbender a apprécié de jouer en contraste par rapport à Rooney Mara et Natalie Portman. Il observe : « Rooney a une énergie très particulière, et même quand elle joue tout en retenue, on ne peut détacher ses yeux d’elle. C’est une qualité très enviable chez les acteurs ! Quant à Natalie, c’est une partenaire très agréable. Cela peut parfois être très frustrant de jouer en improvisation face à certains acteurs ou actrices, mais Natalie était idéale, toujours prête à rebondir et à proposer. »

Couronnée pour son portrait de Jackie Kennedy dans le film de Pablo Larrain JACKIE, l’éclectisme du registre de Natalie Portman est parfaitement illustré par ses prestations dans le rôle d’une ballerine qui perd pied dans BLACK SWAN, pour lequel elle a obtenu l’Oscar, ou l’héroïne d’extraction modeste de V POUR VENDETTA. SONG TO SONG est le deuxième film qu’elle tourne avec Terrence Malick après KNIGHT OF CUPS.

Sarah Green remarque : « Natalie est extraordinairement généreuse. Elle campe ici un personnage intimement convaincu que le monde est un endroit bon et positif, et sa foi lui souffle que tout finira par s’arranger. Il y a chez elle quelque chose de tragique, mais c’est aussi ce qui explique que Cook tombe amoureux d’elle. Et plutôt que d’essayer de détruire son idéalisme, il va s’efforcer de l’adapter. Comme les autres acteurs, Natalie a été très audacieuse. »

Natalie Portman déclare : « Rhonda vient d’une famille qui a toujours été très pauvre, elle a grand besoin d’argent et sa mère, qu’elle adore, a vraiment d’énormes difficultés. Et puis débarque ce type, Cook, qui à ses yeux fait figure de sauveur. Mais il va la conduire à sa perte… »

« Je comprends parfaitement la séduction qu’exerce Cook aux yeux de Rhonda, poursuit l’actrice. La vie de Rhonda est transformée quand arrive ce type qui la couvre de cadeaux et est prêt à acheter une maison à sa mère. Soudain, un homme s’occupe d’elle comme jamais personne ne l’a fait et elle-même peut subvenir aux besoins de ceux qu’elle aime. »

Rhonda se sent attirée dans le vortex de prise de contrôle de Cook. Natalie Portman explique : « Terry a toujours parlé de Cook comme d’une sorte de démon ou de serpent tentateur, qui tente chacun de ceux qu’il rencontre et les attire dans les ténèbres. Étant donné tout ce qui se joue dans leur relation, j’ai été plus qu’heureuse d’avoir la chance de travailler aussi étroitement avec Michael Fassbender. Je n’avais encore jamais travaillé avec lui et ça a été une heureuse surprise de découvrir quelqu’un de si vivant, si intense et si inventif. »

Autour des quatre acteurs principaux, on retrouve Bérénice Marlohe, la James Bond Girl de SKYFALL, dans le rôle de la Française solitaire qui a un flirt révélateur avec Faye ; l’actrice oscarisée Holly Hunter dans le rôle de la mère en difficulté de Rhonda, et Val Kilmer dans celui d’une rock star exubérante et destructrice. Plusieurs grands noms de la musique viennent les rejoindre pour donner vie au monde extraordinairement créatif dans lequel évoluent ces amants.

Les musiciens de SONG TO SONG mélangent jeunes talents émergents et légendes du rock et du punk. Natalie Portman déclare : « Travailler avec des musiciens a été très agréable, c’était nouveau et exaltant. Les musiciens sont des êtres humains passionnants, des gens qui peuvent aller chercher les extrêmes tout en étant tout à fait en phase avec ce qu’ils sont, avec leur corps et leur personnalité. Ils sont un peu l’idéal auquel aspirent les acteurs… C’était formidable que Terry mélange autant de couleurs artistiques dans son film. »

Le film doit l’une de ses contributions musicales et narratives essentielles à Patti Smith, la « marraine » du mouvement punk. Dans les années 70, elle forma le Patti Smith Group, et eut une influence majeure dans l’esthétique musicale garage-rock de la scène punk new-yorkaise, s’imposant à la fois comme une poète Beat renommée et une idole du rock ultra populaire. Elle est l’un des rares membres du Rock and Roll Hall of Fame à être aussi lauréate du National Book Award. Et c’est elle qui a accepté le Prix Nobel de littérature pour Bob Dylan le 10 décembre 2016.

Sarah Green raconte comment Patti Smith est devenue un élément clé de SONG TO SONG : « Patti et Terry se connaissent depuis les années 70 mais c’est notre superviseuse musicale, Lauren Mikus, qui les a remis en contact spécialement pour le film. C’est formidable qu’elle soit venue nous rejoindre. J’écoute sa musique depuis l’université et je suis capable de chanter toutes les chansons de son premier album – même si je suis sûre qu’elle n’a pas envie d’entendre un tel massacre… C’est l’une des plus grandes poètes rock, et j’ai découvert qu’elle est aussi une personne extraordinaire. Ses scènes avec Rooney synthétisent tout ce que nous voulions dire à travers ce film. »

Les scènes impliquant Rooney Mara dans son personnage de Faye et Patti Smith y réagissant de la façon la plus authentique et la plus naturelle qui soit ont donné des résultats inattendus. Sarah Green précise : « Patti parle en toute franchise de ce que c’est qu’être une femme dans le business de la musique, d’être sur la route, d’essayer de faire durer une relation amoureuse et de se battre pour ceux auxquels on tient le plus. Elle partage sa philosophie de vie et la pureté de son coeur et de son âme. Elle s’est montrée extraordinairement généreuse avec Rooney et on voit clairement à l’écran que la rencontrer marque un tournant dans la vie de Faye, qui cherche à mener une existence libre tout en trouvant des bases solides. »

« Rencontrer Patti a été une expérience hors du commun que je n’oublierai jamais, confie Rooney Mara. J’ai eu énormément de chance de pouvoir l’entendre parler de la vie et de l’amour. Terry voulait que je me produise sur scène avec elle lors d’un concert à Austin. Elle me voyait angoissée, et elle m’a dit qu’elle allait chanter pour moi sur la scène. Elle a demandé qu’on m’apporte une chaise pour que je n’aie pas à rester debout, que je ne me sente pas embarrassée et que je n’aie pas l’impression de la déranger. Je me suis donc assise tout simplement là, sur la scène, et je l’ai écoutée chanter. C’était incroyable. »

Lauren Mikus, la superviseuse de la musique, commente : « Patti est devenue le mentor de Faye en s’exprimant sur le fait que l’on peut être une artiste, une battante, et se marier, être capable d’amour, de connexion avec un autre humain. Patti était elle-même et parlait de sa vie. Et ainsi, elle est devenue une merveilleuse présence dans le film. Les paroles de sa chanson de 2004 « My Blakean Year » semblent parler tout droit au coeur de Faye et à son dilemme. »

Nicolas Gonda ajoute : « Patti ne cache pas les expériences qu’elle a vécues, toutes les expériences, et on ne peut pas truquer une telle franchise. Ce qu’elle dit dans le film n’aurait pu être écrit par aucun scénariste, parce que cela vient du plus profond d’elle-même en tant qu’artiste. Elle est d’une sincérité désarmante et ses paroles touchent droit à ce qui fait notre vie la plus intime. »

Ken Kao a aussi invité son ami Flea et le célèbre groupe funk rock Red Hot Chili Peppers, nommé 16 fois aux Grammy Awards. Il note : « Terry est l’un des cinéastes que préfère Flea et je trouve formidable quand des artistes apprécient profondément une autre forme d’art que la leur. Le groupe avait très envie de faire partie du film et était ouvert à la spontanéité et au naturel. »

Dans la droite ligne de la mouvance des métiers et des rôles, l’auteurecompositrice- interprète suédoise Lykke Li est ici comédienne pour la première fois. Elle joue une amante de BV, musicienne elle aussi. « Je n’avais jamais réellement joué, confie-t-elle, mais quand je suis avec mon groupe, tout repose sur l’improvisation. J’ai donc sauté dans le vide avec Terry. On a beaucoup parlé musique, art, amour, et aussi des sacrifices qu’il faut consentir quand on choisit de faire une carrière d’artiste. »

Lauren Mikus, collaboratrice de Terrence Malick depuis THE TREE OF LIFE – L’ARBRE DE VIE, explique : « Terrence et moi avons longtemps parlé des influences musicales de chaque personnage. Faye est fan de gens comme Wendy O. Williams des Plasmatics, elle est attirée par des groupes extrêmes, punks et sans limites. Étant producteur de musique à succès, Cook travaille avec des artistes établis comme Iggy Pop et les Rod Hot Chili Peppers, et écoute aussi de la musique classique. BV, lui, est plus rétro, plus romantique par goût, et nous lui avons associé des stars des sixties comme Sam Cook et Del Shannon. Il est davantage attiré par l’émotion et l’âme que par l’angoisse, la nervosité, l’instabilité. »

Dans le film, le rôle du groupe de Faye est tenu par les Black Lips, le groupe de garage-rock d’Atlanta connu pour ses prestations scéniques provocantes impliquant nudité, guitares en flammes, poulets et autres happenings imprévisibles. Les Black Lips ont intégré l’histoire du film à une de leurs performances live au Fun Fun Fun Fest. Lauren Mikus déclare : « Les Black Lips ont une énergie et une fureur très particulières. Terry les aimait beaucoup et ils étaient partants pour tout ce qu’il suggérait. Ils nous ont dit : « Allez-y, venez sur la scène et faites ce que vous voulez, on a l’habitude du chaos de toute façon. » C’était une expérience symbiotique et très enrichissante. »

C’est une autre grande star hollywoodien qui joue le rôle du chanteur du groupe : Val Kilmer. Sarah Green raconte : « Terry lui a demandé de jouer un type vieillissant qui cherche juste à contrarier le public, et Val a été parfait ! C’est une figure importante pour Faye. Elle essaie de savoir si elle est capable de mener une vie d’artiste, et il lui ouvre les yeux parce qu’il a adopté pleinement le côté obscur de cette vie, et qu’il est peut-être allé trop loin. »

Nicolas Gonda ajoute : « C’était très amusant de laisser libres Val et Rooney et les Black Lips devant un public qui n’avait aucune idée de ce qu’il allait voir. Val a joué le jeu sans aucun interdit, il a embrassé complètement le style de travail de Terry, qui lui donnait des directives minimales, et il a explosé dans cette performance et en a fait un moment inimitable ! »

Cole Alexander, des Black Lips, se souvient : « On nous avait avertis que Val allait tronçonner un ampli, mais on nous avait demandé de faire notre truc comme si tout était normal. Et comme on aime improviser sur scène, c’était génial de laisser Val se mettre à hurler et à tronçonner et à partir en vrille comme il en avait envie ! C’était comme s’il avait complètement sa place dans le groupe et qu’on jouait vraiment avec lui. Ça a sans doute été un peu perturbant pour nos fans de voir Rooney Mara et Val Kilmer se produire avec nous… mais j’espère qu’ils ont aimé. »

Plus les artistes étaient incontrôlables et plus c’était intéressant de les apparier aux acteurs. La production a tiré parti de la présence à Austin d’Iggy Pop, héros punk qu’on ne présente plus, du groupe alternatif britannique Florence and the Machine et de John Lydon, alias Johnny Rotten, ancien des Sex Pistols. Lauren Mikus a également recruté Big Freedia, alias la « reine du Bounce », qui a popularisé le hip-hop de la Nouvelle-Orléans, le groupe d’électro émergent du Texas Neon Indian, le trio électro Major Lazer, les rave-rappers sud-africains Die Antwoord, qui ont fait connaître le « zef », et des groupes locaux dont Blaxploitation et Hundred Visions. Le classique du blues, « Rollin’ and Tumblin’ », enregistré pour la première fois en 1929 par Hambone Willie Newbern puis popularisé par Muddy Waters, avant d’être repris par Bob Dylan en 2006, est devenu un thème du film.

Synopsis:
Une histoire d'amour moderne, sur la scène musicale d'Austin au Texas, deux couples - d'un côté Faye (Rooney Mara) et le chanteur BV (Ryan Gosling), et de l'autre un magnat de l'industrie musicale (Michael Fassbender) et une serveuse (Natalie Portman) - voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock'n'roll fait de séduction et de trahison.

Song To song
Un film écrit et réalisé parTerrence Malick
Avec Ryan Gosling (BV), Rooney Mara (Faye), Michael Fassbender (Cook), Natalie Portman (Rhonda), Cate Blanchet ( Amanda), Bérénice Marlohe (Zoey), Holly Hunter (Miranda), Val Kilmer (Duane)
Distributeur France : Metropolitan FilmExport
Dat de sortie : le 12 juillet 2017

(Source : Dossier de presse)