Ceremonie

Remise des prix aux lauréats 2016 Audi Talents Awards

Vendredi 27 Mai, 1h19 23/05/2016

« Nous considérons que les Arts sont une vision d’avenir cohérente avec notre valeur phare : l’avant-garde» Marc Meurer, directeur Audi France.

Cette phrase résume à elle seule l’objectif du programme qui existe depuis 2007 détecter, accompagner et encourager des artistes émergents, afin de comprendre les tendances de demain.

 

Le programme d’accompagnement culturel Audi talents awards a dévoilé, lundi soir dernier, les lauréats de sa dixième édition. Après une journée de délibérations, le jury, composé de José-Manuel Gonçalves, Constance Guisset, Mathieu Kassovitz, Jean-Baptiste de Laubier (aka Para One), Patrice Lamothe et Jérôme Ruskin, ont annoncé la bonne nouvelle aux vainqueurs :
- Théodora Barat dans la catégorie Art contemporain
- Raphaël Pluvinage et Marion Pinaffo pour le Design
- Jérôme Blanquet dans la catégorie Court-métrage
- Romain Benitez en Musique à l’image.

En parallèle de cette remise de prix a également été annoncée l’ouverture, d’ici la fin de l’année, d’un lieu Audi talents awards, à Paris. Nouvelle étape dans sa démarche actuelle d’accompagnement et de soutien à la création émergente, avec ce lieu, qui lui sera propre, Audi talents awards aura la liberté de créer une programmation en incluant son écosystème de talents – lauréats, jurés, partenaires - et proposer un contenu protéiforme, exigent et de qualité.

L’engagement Audi Talents Awards c’est une dose d’audace importante, un jury d’exception et un écosystème d’entraide.

Véritable plateforme de découverte d’artistes, le programme Audi talents awards nomme chaque année 4 lauréats dans les catégories Design, Art contemporain, Musique à l’image et Court-métrage, et chaperonne ensuite ses lauréats dans la réalisation et l’exposition de leur travail. Car plus qu’un concours, les Audi talents awards sont un soutien à la création, un appui infaillible aux artistes, à leur audace et leur savoir-faire. Réelle force du programme, l’accompagnement soutenu - humain et financier - offre aux lauréats les moyens de production et de médiatisation jusqu’à la réalisation de leur projet. Au fil des années, Audi talents awards a constitué une véritable communauté - artistes, professionnels, galeries, musées, institutions - autour de son engagement culturel. En neuf ans, le concours a soutenu 37 lauréats, comme Cyprien Gaillard, pour n’en citer qu’un seul, élu en 2007 et qui s’est imposé par la suite comme l’artiste français contemporain le plus doué de sa génération.

Chaque année, un jury indépendant de six personnalités – un spécialiste par catégorie (Musique à l’image, Court-métrage, Art contemporain et Design) ainsi que deux personnalités, symboles de l’entreprenariat innovant - élit les lauréats. Forts de leurs connaissances du paysage culturel français, ils ont la lourde tâche de sélectionner un lauréat par catégorie. Particulièrement engagés dans leur rôle de parrain, ces experts partagent le souhait d’accompagner durablement ces talents émergents.

« Les Audi talents awards ont trouvé une place particulière dans le paysage des récompenses et les lauréats bénéficient pleinement de cette jeune mais importante notoriété. Comme juré, j’ai été frappé par la perfection de l’organisation, la pertinence de la composition du jury, le soin et les moyens accordés au suivi des projets et à l’accompagnement des lauréats. J’ai eu le sentiment d’entrer dans une famille et le lien tissé à cette occasion avec Marie-Aurore Sticker- Metral, lauréate Design en 2009, ne s’est en effet pas distendu. Durant ces 10 ans d’observation empreinte de discernement et de bienveillance des territoires de la création et notamment du Design, des talents originaux ont été salués souvent pour la première fois. Je souhaite de tout coeur que l’institution exemplaire que sont devenus les Audi talents awards continuent longtemps leur mission de d’encouragement et de rayonnement de la jeune création. » alain lardet, designer et juré design en 2009.

« En 2009, j’ai la chance de faire partie du jury des Audi talents awards. Je dis la chance car j’ai découvert des court métrages plus imaginatifs, drôles, percutants les uns que les autres. Nous choisissons après de longues discussions animées et joyeuses, Gregory Hervelin pour son film « Patrons, employés, même combat ». Depuis, ce réalisateur n’a fait que confirmer son talent. Allez voir son film concept « lookin’ for the Nite », vous m’en direz des nouvelles ! Les Audi talent awards ont bientôt 10 ans. 10 années qu’ils accompagnent la naissance et l’éclosion de jeunes artistes. Chapeau ! Bravo ! On va reprendre la même. Vous nous en remettez pour 10 ans ?» jean-paul rouve, acteur, réalisateur et juré court-métrage en 2009

Afin d’assurer la promotion et la visibilité de ses lauréats, Audi talents awards s’appuie également sur des partenaires culturels majeurs tels que la Philharmonie de Paris, la Gaité Lyrique ou les D’Days.

En complément de ces derniers, le programme peut également compter sur l’appui d’institutions « amies », sensibles à cet engagement pour la création émergente. Parmi elles, le Palais de Tokyo et le Collège des Bernardins ont permis la mise en lumière d’anciens lauréats. Uni par une volonté commune de soutien à la jeune création, cet écosystème participe également à une démarche de sensibilisation du grand public à l’art.

« Il est assez rare qu’une marque choisisse d’illustrer ses valeurs en devenant elle-même « productrice de culture », et ce de manière durable et exigeante. C’est cette place singulière qu’occupent les Audi talents awards qui, depuis bientôt dix ans, soutiennent des talents émergents et cherchent à faire partager la culture au plus grand nombre à travers des contenus aussi qualitatifs que fédérateurs. Avec la Philharmonie de Paris, cette vision partagée a donné naissance à un rendez-vous annuel d’exception autour des « musiques à l’image ». En novembre 2015, David Lynch et Alexandre Desplat auront ainsi marqué profondément cette part de notre public qui aime explorer les relations entre la musique et le cinéma. L’Edition 2016 sera à l’image de cette collaboration : étonnante, innovante et pluridisciplinaire, alliant maîtres du genre et jeunes créateurs issus de l’Audi Innovative Lab. Une belle ambition pour illustrer l’avènement du dixième anniversaire de cette initiative si singulière dans le paysage culturel français ! » laurent bayle, président de la philharmonie de paris

« La Gaîté lyrique est un lieu culturel qui explore les mutations du monde. Elle en est actrice dans ses choix, en accompagnant des créateurs de toutes disciplines qui inventent notre futur. Elle en est actrice en partageant cet état d’esprit avec un très large public. C’est parce qu’elle partage aussi ces valeurs avec le programme Audi talents awards, défricheur de la création d’aujourd’hui, que nous avons développé des partenariats qui se traduisent par des résidences, des rencontres publiques, des présentations d’oeuvres et de projets, en y intégrant notre écosystème dont font partie des complices de longue date comme Arty Farty à Lyon et les D’Days, Festival de design en Île de France. Les Audi Talent Awards fêtent leur dixième édition, célébrée par des programmes généreux et de grande qualité, que nous saluons par de nouvelles collaborations et un partenariat renforcé. » jérôme delormas, directeur général de la gaîté lyrique.

Le programme Audi Talents Awards peut se prévaloir d’un véritable ancrage dans le paysage culturel français. Depuis sa création en 2007, l’écosystème Audi Talents Awards a soutenu 37 lauréats et a produit plus de 40 événéments culturels. Engagement pérenne de Audi France, le programme peut se prévaloir d’un véritable ancrage dans le paysage culturel français. 2016 est une étape importante dans l’histoire des Audi Talents Awars. Symbole de célébration, cette année, le programme fête sa dixième édition pour célébrer en 2017 son dixième anniversaire, promotion 2016.

Les lauréats 2016 en détail :

Romain Bénitez B : Musique à l’image
Déjà finaliste en 2013, Romain Benitez (30 ans) est créateur musical depuis 2008. Aujourd’hui, il multiplie les collaborations artistiques créatives avec de grandes marques tout en poursuivant l’écriture de créations personnelles. En lien direct avec son cursus universitaire (master Musique et études des matières sonores sous la direction du chercheur et compositeur Martin Laliberté), son rapport à la création musicale et sonore se nourrit d’influences éclectiques. Création musicale, arrangement, design sonore, mixage… Ce multi-instrumentiste compte déjà plus de 90 créations à son actif. INFINITE, le projet personnel transdisciplinaire qu’il présente aux Audi talents awards est né « de la volonté d’adapter le format symphonique aux standards musicaux contemporains». Conçu autour d’un univers musical électro-symphonique, donc, couplé à un concept visuel avant-gardiste, ce projet entend proposer une expérience originale et novatrice. « La réussite complète de la relation image et son se situe à l’endroit même où apparaît la notion de cohérence sensorielle. C’est un des défis majeurs de ce projet », résume son créateur.

Jérôme Blanquet : Court-métrage
Alexandro se porte volontaire pour une expérience sur l’étude des rêves. Il ne se doute pas qu’il va subir l’intrusion d’Elsa, une Intelligence Artificielle qui va numériser et dématérialiser son inconscient pour s’en nourrir. Court et précis, le synopsis d’« Altération » présenté aux Audi talents awards s’inscrit dans la continuité du travail de Jérôme Blanquet (43 ans) sur les représentations de notre inconscient. « Que ce soit sur le plan sonore ou visuel, j’ai toujours été poussé à représenter ce que l’on peut voir et ressentir dans les états de conscience modifiée : rêve, transe, coma… », explique Jérôme, qui codirige par ailleurs le groupe de création projectsinge depuis 1998 et participe au projet live audio-vidéo Demolécularisation. Format 360° immersif (VR) et relief (S3D), diffusion Web / Smartphone / Tablette / Masque de réalité virtuelle… : le projet de court-métrage de Jérôme Blanquet a été pensé dès l’origine pour de nouvelles formes de diffusion. Une tentative de faire un cinéma différent, à mi chemin entre l’expérimental et la fiction.

Théodora Barat : Art contemporain
Née en 1985, Théodora Barat a étudié aux Beaux-Arts de Nantes avant d’intégrer en 2010 Le Fresnoy – Studio National des arts contemporains. Elle mène depuis un travail de film, de sculpture et d’installation. Présenté aux Audi talents awards, son projet « Learning from New Jersey » est un projet multiple, mêlant film, photographies et installation vidéo. « A l’instar des multiples facettes d’une installation, le film diffractera une expérience, sorte de documentaire expérimental science-fictionnel», explique l’artiste dont le travail a été exposé dans des lieux comme Glassbox (Paris), La Fabrique (Toulouse), Contemporary Art Center (Vilnius, Lituanie), LABoral (Gijón, Espagne), Museum of Fine Arts (Boston, États-Unis). Irrigué par le New-Jersey Turnpike, son artère principale, l’Etat du New Jersey aux Etats-Unis, en sera le personnage principal. Le film se propose de documenter l’archéologie de ce territoire périphérique truffé d’itinéraires bis, de bases militaires abandonnées et de spécificités locales. Un ensemble auquel s’ajouteront des éléments sculpturaux créés par Théodora Barat.

Raphaël Pluvinage & Marion Pinaffo : Design
Lauréats de la résidence Te Ataata à Auckland en Nouvelle-Zélande à l’automne 2015 où ils ont développé leur projet « Papier Machine », Raphaël (30 ans) et Marion (28 ans) se suivent et s’influencent depuis plusieurs années. Apprentissage scientifique pour lui, arts appliqués pour elle, ces deux designers jeunes trentenaires diplômés (avec les félicitations du jury de l’ENSCI Les Ateliers) comptent déjà plusieurs expositions à leurs actifs : Centre Pompidou, Gaîté Lyrique et Cinékid à Amsterdam… Présenté aux Audi talents awards 2016, le projet « Papier Machine » est constitué d’une série de jouets en papier imprimés et sérigraphiés avec des encres aux différentes propriétés électriques. Compilés dans un cahier, ces jeux expliquent des principes électroniques de base et font apparaître de nouvelles formes qui racontent une histoire ; une carte mère se transforme en ville miniature, un circuit imprimé devient terrain de sport… Ce projet pourrait également donner lieu à une exposition intégrant des espaces interactifs démontrant le fonctionnement de quelques grands principes électroniques.

Le jury 2016 était également un excellent choix car composé de professionnels reconnus et à l’esprit aiguisé :

Jose-Manuel Goncalves :
Adepte de curiosités protéiformes, José-Manuel Gonçalves porte une triple casquette : directeur du Centquatre depuis 2010, réalisateur des Nuits Blanches 2014 et 2015 et co-directeur du projet artistique et culturel du Grand Paris. Convaincu que l’innovation est le résultat d’une agrégation plutôt que d’une rupture, il dit aimer à observer particulièrement ce qui est induit par les rencontres. Fussent-elles fortuites. « L’innovation s’exprime dans tous les domaines »affirme-t-il. « Nous sommes, au Centquatre, à la fois un lieu de production artistique et un lieu de production d’innovation dans le champ des industries créatives. J’observe que l’innovation se trouve le plus souvent là où il y a de la multidisciplinarité. Quand, par exemple, s’associent des musiciens à des chercheurs ou des biologistes à des plasticiens… La nouveauté ne relève pas forcément des contenus ou des éléments, mais de la manière de les associer. C’est l’intelligence des agencements qui aboutit à la création de quelque chose de différent. » C’est parce qu’il est attentif à tout ce qui se passe que lui a plu l’idée d’être juré aux Audi talents awards. « Il y a dans ce concours une forme de sérieux et de densité particulière. J’y ai souvent pioché des artistes que je n’avais pas forcément identifiés moi-même » avoue-t-il. « Ça fait partie des endroits où on repère. » Quant à savoir ce qu’il attend des projets ? La porte est aussi largement ouverte qu’elle l’est au Centquatre : « Il faut que je sois le plus surpris possible, prévient-il. Moins je comprends ce qui m’est présenté et plus ça attire mon attention ! »

Constance Guisset :
Formée à la création à l’ENSCI – Les Ateliers, après des études à l’ESSEC et à Sciences Po, le travail de Constance Guisset a été consacré sitôt son diplôme en poche : Grand Prix du Design de la Ville de Paris et Prix du Public à la Design Parade de la Villa Noailles en 2008, Audi talents awards et Designer de l’année au Salon Maison & Objets en 2010. Dès lors, elle travaille avec de nombreuses maisons d’édition d’objets ou de mobilier (Petite Friture, Moustache, Zao Zuo…) et conçoit des scénographies pour des musées ou spectacles. Exposée au Havre et à Montigny-lès-Metz en mai 2016, puis au MUDAC de Lausanne en septembre, Constance Guisset travaille sur de beaux projets à venir : sa première scénographie pour la compagnie de danse Wang Ramirez et le résultat de sa troisième collaboration avec Angelin Preljocaj en septembre. Forte de son expérience d’ancienne lauréate du programme, sa participation au jury Audi talents awards s’est faite tout naturellement. « Je crois assez à une forme de transmission, souligne-t-elle. Je trouve important d’aider les jeunes à présenter leurs projets, d’autant que ce concours a un fort impact. J’avais moi-même été aidée par mon jury des Audi talents awards. Il est souhaitable de faire un peu de suivi et donner des conseils ! »

Mathieu Kassovitz :
Révélé comme acteur dans « Regarde les hommes tomber » de Jacques Audiard, Mathieu Kassovitz s’est, ensuite, imposé comme le plus percutant des jeunes réalisateurs de sa génération avec le film « La Haine », qui a remporté le prix de la mise en scène à Cannes ainsi que trois César, dont celui du Meilleur Film en 1996. Personnalité à la curiosité sans limite, Mathieu Kassovitz ne cesse, depuis ses débuts, de promener ses talents d’un côté à l’autre de la caméra et d’un côté à l’autre de l’Atlantique. Acteur, il a tourné sous la direction de Luc Besson, Costa-Gavras ou Steven Spielberg, en compagnie de Jean-Louis Trintignant, Nicole Kidman ou Michel Serrault. Réalisateur, il a dirigé, entre autres, Halle Berry, Penelope Cruz, Charlotte Rampling et Gérard Depardieu. Alternant entre films d’auteurs et d’action, drames intimistes, science-fiction, comédies et documentaires historiques, Mathieu Kassovitz incarne, depuis l’an dernier, Eric Rochant, un agent de la DGSE dans la série « Le Bureau des Légendes ». C’est un regard particulièrement aigu et protéiforme qu’il s’apprête à porter sur le vivier de jeunes talents des Audi talents awards 2016. « Lorsqu’on m’a proposé de participer au jury, j’avais à l’esprit notamment le court-métrage de Coralie Fargeat, la lauréate 2013. Je me suis dit que ce serait une chance de pouvoir découvrir des personnes de cette qualité » confie-t-il. Quant à connaître les critères qui feront pencher sa balance, ils sont ouverts dans la forme. « J’attends surtout d’avoir à faire à des univers cohérents. Je m’intéresse particulièrement à tout ce qui est construction. Les projets doivent tenir debout de A à Z ».

Jean Baptiste De Laubier (aka Para One):
Tombé dans la musique dès le berceau, Jean-Baptiste de Laubier, aka Para One, a été formé au cinéma, lors de ses études à la Fémis. Pour lui, impossible de choisir entre ses deux amours artistiques, il décide alors de les faire cohabiter, les nourrissant mutuellement. Réinventant constamment son art, il n’hésite pas à mélanger tant du rap que de la pop, du hip hop ou encore du rock dans ses créations. Après deux albums et une dizaine d’années passées à bousculer les frontières de la musique électronique, il a composé, en 2014, la bande originale du film Bande de Filles, de Céline Sciamma, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Travaillant sur son 3e album, il termine actuellement le scénario de son premier long-métrage en tant que réalisateur, co-écrit avec la même Céline Sciamma, et dont il signera aussi la BO. C’est l’importance du critère innovation qui l’a convaincu de prendre part au jury des Audi talents awards 2016. « Tout ce qui permet de regarder vers l’avant m’intéresse. A fortiori dans une situation où j’aurai l’occasion d’être aux premières loges. En musique, on apprend assez tôt qu’on n’invente rien tout seul. Sans parler nécessairement d’aventures collectives, il me semble que l’innovation doit toujours s’appuyer sur les avancées du passé, quitte à ce qu’elle soit une réaction. Car c’est au fond s’inspirer que de rompre… » confie-t-il.

Patrice Lamothe:
Visionnaire, Patrice Lamothe est le PDG et le co-fondateur de Pearltrees, un service d’organisation de l’information sur le web, qui comptabilise à ce jour quelque 2,5 millions d’utilisateurs dans le monde. Une idée simple qu’il a su mettre en oeuvre dans la bonne concordance des temps. « Dans les années 1990, résume-t-il, la première phase d’Internet avait démocratisé l’accès à l’information. La deuxième phase, dans les années 2000, a ouvert l’accès à la création de contenus. La grande question des années 2010 était de donner un sens démocratique à cette information. » Ainsi allait naître Pearltrees, un système flexible permettant aux particuliers, aux entreprises et au monde de l’éducation de classer, de partager et de retrouver de l’information de manière collaborative. C’est donc en expert de l’innovation que Patrice Lamothe participe au jury de cette nouvelle édition des Audi talents awards. Séduit par « les moyens très significatifs donnés aux jeunes créateurs pour réaliser un vrai projet complet », il se dit spécialement sensible à « la radicalité nouveauté ». « Innover ne consiste pas à reformuler ni à exploiter mais à repousser la frontière de l’expérience ou de la connaissance » insiste-t-il. « La simplicité est également un principe important. La complexité n’est souvent qu’un amas d’idées simples. Si une idée est réellement nouvelle et intéressante, elle n’a pas besoin d’être agrégée. Plus elle est pure, plus elle est forte. »

Jérome Ruskin:
C’est sur les bancs de l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) qu’est venu à Jérôme Ruskin le désir d’ouvrir au plus grand nombre l’accès au monde des idées. Il a 26 ans, en 2010, quand il crée « Usbek & Rica ». Avec un titre clin d’oeil aux personnages des Lettres Persanes, de Montesquieu, « Le magazine qui explore le futur » a pour ambition de démocratiser les savoirs et de donner la parole à ceux qui créent et réfléchissent. D’abord paru sous forme de mook, le trimestriel tient son cap sur les flots pourtant agités de la presse papier. Mieux, il devient une référence. Proposant désormais des cycles de conférences (Tribunal pour les générations futures), des MakerBox (boîtes cadeaux ouvrant accès aux fablabs ou aux impressions 3D) et tout un volet de collaborations avec les marques et entreprises (brand content) sur les questions d’avenir, Jérôme Ruskin a développé son concept sans changer sa philosophie. L’idée d’être un juré « hors-catégorie » des Audi talents awards lui a tout de suite plu, car « ce regard transversal et pluridisciplinaire est celui qu’on a dans « Usbek & Rica » explique-til. Quant à savoir les critères qui prévaudront dans ses choix. Ils sont en adéquation avec les principes qu’il défend depuis l’origine ; « Je vais être attentif au facteur responsabilité – est ce que l’innovation est éthique ? écologique ? sociale ? -, mais aussi au potentiel révolutionnaire - est-ce que l’innovation va apporter une rupture dans la manière d’appréhender les choses ? -. Il m’importera de savoir que le projet est durable, qu’il a une chance de résister aux modes, et qu’il s’adresse au plus grand nombre : qu’il traverse les générations, concerne aussi bien les jeunes que les vieux… C’est la question que nous nous posons sans cesse chez « Usbek et Rica » : en quoi tous ces progrès créatifs, techniques, sont-ils des progrès pour l’être humain ? C’est ce qui porte notre métier. »

(Source : Dossier de presse Audi Talents Awards)

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