Premiere - Evil Dead Burn : Sébastien Vaniček ramène la franchise d’horreur culte à Paris avec un cauchemar familial sanglant

Par Mulder, Paris, cinéma Le Grand Rex, 03 juillet 2026

Le Grand Rex a accueilli l’un des événements d’horreur les plus attendus de l’été : la première parisienne d’Evil Dead Burn s’est déroulée en présence du réalisateur Sébastien Vaniček, du co-scénariste Florent Bernard et des acteurs Souheila Yacoub, Luciane Buchanan et Hunter Doohan. Nos journalistes ont assisté à l’événement, qui a réuni les fans de cette franchise emblématique pour une projection spéciale d’un peu moins de deux heures. L’ambiance qui régnait dans ce cinéma parisien historique reflétait l’enthousiasme suscité par le dernier volet de l’une des sagas les plus durables du cinéma d’horreur, le public étant impatient de découvrir comment le cinéaste français allait réinterpréter la mythologie créée il y a plus de quatre décennies par Sam Raimi.

Pour Sébastien Vaniček, Evil Dead Burn représente une étape remarquable. Après s’être forgé une réputation internationale avec son premier long métrage acclamé, Infested (2023), le cinéaste français a attiré l’attention de Sam Raimi, qui l’a personnellement choisi pour réaliser un nouvel opus de la franchise via Ghost House Pictures. Plutôt que de produire une suite directe centrée sur des protagonistes familiers, Evil Dead Burn s’impose comme une suite autonome faisant suite à la fois à Evil Dead (2013) et à Evil Dead Rise (2023), tout en restant fermement ancré dans la mythologie du Necronomicon maudit et des implacables Deadites qui terrifient le public depuis 1981. Sébastien Vaniček a coécrit le scénario avec Florent Bernard, élaborant une histoire qui reprend le mélange caractéristique de la franchise : horreur implacable, traumatisme émotionnel et effets spéciaux pratiques choquants.

Le film présente au public Alice, incarnée par Souheila Yacoub, qui se rend dans la maison familiale isolée de son défunt mari après ses funérailles afin d’honorer sa mémoire lors de ce qui aurait dû être une dernière réunion de famille. Mais le deuil se transforme rapidement en terreur absolue lorsque les membres de la famille commencent à se métamorphoser les uns après les autres en créatures démoniaques grotesques. Ce qui semble au départ être une histoire de deuil se transforme en une confrontation cauchemardesque avec un mal surnaturel, forçant Alice à réaliser que les vœux qu’elle a échangés avec son mari continuent de la lier d’une manière qu’elle n’aurait jamais imaginée — bien au-delà de la mort elle-même. Le scénario combine habilement un drame familial intime avec l’horreur brutale et impitoyable qui est devenue synonyme de la saga Evil Dead.

Aux côtés de Souheila Yacoub, la distribution comprend Hunter Doohan, Luciane Buchanan, Tandi Wright, Erroll Shand et Maude Davey, formant une équipe composée en grande partie de nouveaux visages pour la franchise. Le tournage s’est entièrement déroulé en Nouvelle-Zélande entre juillet et octobre 2025, le directeur de la photographie Philip Lozano capturant les paysages isolés qui renforcent l’atmosphère oppressante du film. Le montage a été assuré par Maxime Caro, tandis que la bande originale a été composée par Double Danger, contribuant ainsi à une production conçue pour préserver l’identité viscérale de la franchise tout en permettant à Sébastien Vaniček d’y insuffler son style visuel et son rythme propres.

La franchise Evil Dead reste l’une des plus influentes de l’horreur moderne. Créée par Sam Raimi, produite en collaboration avec Rob Tapert et immortalisée par Bruce Campbell dans le rôle inoubliable d’Ash Williams, la trilogie originale (The Evil Dead (1981), Evil Dead II (1987) et Army of Darkness (1992)) est passée du statut de production indépendante à très petit budget à celui de véritables classiques cultes. Leur travail de caméra inventif, leur énergie frénétique, leurs effets spéciaux extravagants et leur équilibre unique entre horreur surnaturelle et comédie burlesque ont fait de cette série une référence pour des générations de cinéastes. L’univers s’est ensuite étendu à travers des bandes dessinées, des jeux vidéo, la série télévisée Ash vs Evil Dead, ainsi qu’un renouveau cinématographique couronné de succès, qui a débuté avec Evil Dead de Fede Álvarez en 2013 avant de se poursuivre avec Evil Dead Rise de Lee Cronin en 2023.

Les origines de la franchise sont devenues quasi légendaires au sein du cinéma indépendant. À la fin des années 1970, Sam Raimi, Rob Tapert et Bruce Campbell, alors cinéastes en herbe disposant de ressources limitées, ont produit le court-métrage Within the Woods afin de démontrer leur capacité à réaliser un long-métrage d’horreur et de convaincre ainsi les investisseurs. Leur détermination a finalement abouti à The Evil Dead, une production qui a su transformer de sévères contraintes financières en atouts créatifs grâce à des techniques de prise de vue innovantes et à un rythme effréné. Cet esprit indépendant reste profondément ancré dans l’identité de la franchise et continue d’influencer chaque nouvel opus, y compris Evil Dead Burn.

La production de ce nouveau film reflète également l’ambition croissante de la franchise. Produit par Rob Tapert et Sam Raimi, avec Bruce Campbell et Lee Cronin en tant que producteurs exécutifs, Evil Dead Burn a été cofinancé par New Line Cinema et Screen Gems, tandis que Warner Bros. Pictures assure la distribution nationale aux États-Unis. La distribution internationale varie selon les territoires : c’est Metropolitan Filmexport qui sortira le film en France, où le public pourra le découvrir le 8 juillet 2026, deux jours avant sa sortie nord-américaine prévue le 10 juillet. Le film dure 109 minutes.

Loin de s’essouffler, l’univers d’Evil Dead prépare déjà son prochain chapitre. Un autre volet destiné au grand écran, Evil Dead Wrath, écrit et réalisé par Francis Galluppi, est actuellement prévu pour le 7 avril 2028. Parallèlement, Bruce Campbell a confirmé à plusieurs reprises qu’un projet d’animation centré sur Ash était toujours en cours de développement, tandis que Sam Raimi et ses collaborateurs continuent de tracer les grandes lignes de l’avenir à long terme de la franchise. Leur objectif est clair : au lieu d’attendre une décennie entre chaque film, de nouvelles histoires d’Evil Dead devraient voir le jour tous les deux ou trois ans, garantissant ainsi que l’une des mythologies les plus durables du cinéma d’horreur continue d’évoluer pour les nouvelles générations.

À en juger par l’accueil enthousiaste réservé à la première parisienne, Evil Dead Burn semble en passe de devenir un nouveau chapitre mémorable de cet héritage. En combinant l’ADN inimitable établi par Sam Raimi avec l’intensité brute et la sensibilité moderne de Sébastien Vaniček, le film offre tout ce que les fans attendent d’une production Evil Dead : une horreur pratique et sanglante, une tension qui monte en puissance et une descente sans compromis dans la folie surnaturelle — tout en introduisant un nouveau cœur émotionnel articulé autour du deuil, de la famille et des promesses qui refusent de mourir.

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Synopsis :
Après les funérailles de son mari, Alice se rend dans la maison isolée de ses beaux-parents pour partager un dernier repas en sa mémoire. Mais cette réunion de famille tourne au cauchemar lorsque ses proches, l’un après l’autre, se transforment en créatures démoniaques. Confrontée à cette épreuve infernale, Alice découvre que les vœux qu’elle a prononcés autrefois continuent de la lier à son mari… bien au-delà de la mort.

Evil Dead Burn
Réalisé par Sébastien Vaniček
Scénario : Sébastien Vaniček, Florent Bernard
D’après The Evil Dead de Sam Raimi
Produit par Rob Tapert, Sam Raimi
Avec Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan, Tandi Wright, Erroll Shand, Maude Davey
Directeur de la photographie : Philip Lozano
Montage : Maxime Caro
Musique : Double Danger
Sociétés de production : New Line Cinema, Screen Gems, Ghost House Pictures
Distribué par Warner Bros. Pictures (États-Unis), Metropolitan Filmexport (France)
Date de sortie
10 juillet 2026 (États-Unis)
Durée : 109 minutes

Photos et vidéo 4K : Copyright Boris Colletier / Mulderville