
Parmi les films en lice pour la Palme d’Or lors de la 79e édition du Festival de Cannes, Garance s’est rapidement imposé comme l’une des productions françaises les plus attendues de l’année. Présenté en Compétition officielle le 17 mai 2026, le nouveau long métrage de Jeanne Herry a fait son entrée sur la Croisette accompagné d’un casting et d’une équipe créative dont l’apparition sur le célèbre tapis rouge a suscité un vif intérêt tant chez les festivaliers que chez les photographes. Sous les lumières éclatantes devant le Palais des Festivals et des Congrès, Jeanne Herry, les producteurs Hugo Sélignac et Alain Attal, ainsi que les actrices Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau, ont gravi l’emblématique escalier de Cannes devant des centaines de spectateurs et de représentants des médias internationaux. L'atmosphère était empreinte d'excitation mêlée de curiosité, car de nombreux participants étaient impatients de découvrir comment Jeanne Herry, qui s'est forgé une réputation grâce à des drames choralistes riches en émotions, allait aborder une histoire profondément personnelle couvrant près d'une décennie de la vie d'une jeune femme aux prises avec une addiction tout en essayant de se forger une carrière dans le monde exigeant du cinéma.

La présentation à Cannes a marqué l’aboutissement d’un parcours créatif qui avait débuté plusieurs mois auparavant, lorsque le tournage a commencé le 2 septembre 2025. Tourné à Paris, dans ses environs et dans la ville côtière de Soulac-sur-Mer en Gironde, le tournage s’est achevé début décembre 2025 après un calendrier intensif visant à saisir le passage du temps, élément central du récit. Contrairement à de nombreux drames contemporains qui condensent leurs histoires en quelques semaines ou mois décisifs, Garance suit son personnage principal à travers huit années de transformation, permettant au public d’assister non seulement à l’évolution d’une femme aux prises avec l’alcoolisme, mais aussi aux révolutions sociales, émotionnelles et sexuelles qui façonnent son identité. Cette ambitieuse portée temporelle confère au film un rythme unique, oscillant entre moments d’exaltation et d’autodestruction, de succès et d’échec, d’intimité et d’isolement. Le scénario écrit par Jeanne Herry plonge les spectateurs au cœur d’un parcours chaotique mais profondément humain, où chaque rencontre, chaque célébration et chaque revers contribuent à la construction progressive d’une personnalité complexe.

Au centre du film se trouve Adèle Exarchopoulos, dont la carrière continue d’évoluer dans des directions fascinantes plus d’une décennie après sa percée sur la Croisette. Il y avait une certaine résonance symbolique à voir l’actrice revenir à Cannes avec un rôle qui explore une fois de plus la vulnérabilité émotionnelle et la transformation personnelle. Selon le synopsis officiel du film, Garance est une jeune actrice dont les aspirations sont sans cesse sapées par l’alcoolisme, créant une tension constante entre ambition et autosabotage. Au cours de ces huit années, elle vit un tourbillon de relations, d’opportunités professionnelles, d’angoisses et de moments de joie. Le résultat est décrit comme un « immense terrain de jeu » où coexistent amour et destruction, une métaphore qui résume parfaitement la nature imprévisible de l’âge adulte et de l’ambition artistique. Les performances de Sara Giraudeau et Sarajeanne Drillaud dans les rôles secondaires enrichissent encore cet univers, créant un réseau de relations qui reflète le paysage émotionnel changeant de la protagoniste et sa compréhension de soi en constante évolution.

L’un des aspects les plus intrigants de Garance est la manière dont Jeanne Herry semble mêler une étude intime des personnages à des observations plus larges sur la société contemporaine. Tout au long de son œuvre précédente, la cinéaste a démontré une capacité remarquable à aborder des sujets sensibles sans tomber dans le sensationnalisme, préférant se concentrer sur l’empathie et la complexité humaine. Les premières réactions des festivaliers suggèrent que cette approche reste intacte. Plutôt que de dépeindre la dépendance à travers des clichés ou des excès dramatiques, le film examinerait la manière dont un comportement autodestructeur peut s’entremêler avec les aspirations professionnelles, la liberté personnelle et la quête d’identité. La structure de l’histoire, qui s’étend sur huit ans, permet au public d’observer non seulement les conséquences de la dépendance, mais aussi les façons subtiles dont les gens s’adaptent, changent et se redécouvrent parfois à travers des expériences inattendues.

La maîtrise technique du projet renforce encore ses ambitions. Le directeur de la photographie Antoine Cormier capture le passage du temps à travers des contrastes visuels qui oscillent entre l’intensité urbaine et des moments de réflexion plus calmes, tandis que la monteuse Laurence Briaud façonne la chronologie étendue du récit en un voyage émotionnel cohérent. La bande originale de Pascal Sangla ajoute une touche d’intimité supplémentaire, soutenant les changements d’ambiance du film sans prendre le pas sur les performances des acteurs. Ensemble, ces collaborateurs contribuent à créer une expérience cinématographique qui allie réalisme et profondeur émotionnelle, une combinaison devenue la marque de fabrique de l’œuvre de Jeanne Herry. En coulisses, le film a été produit par Hugo Sélignac, Alain Attal, Nicolas Dumont et Philippe Logie, avec les sociétés de production CHI-FOU-MI Productions, Trésor Films, Artémis Productions et Shelter Prod unissant leurs forces pour ce qui est clairement l’une des productions françaises les plus importantes de l’année.

La première sur le tapis rouge a elle-même offert plusieurs moments mémorables. Alors que les fans se pressaient derrière les barrières dans l’espoir d’apercevoir les acteurs, Adèle Exarchopoulos a reçu des applaudissements particulièrement enthousiastes, s’arrêtant à plusieurs reprises pour saluer les photographes et les spectateurs avant d’entrer au Palais. Sara Giraudeau, tout aussi élégante, a échangé des mots chaleureux avec ses partenaires, tandis que Jeanne Herry semblait visiblement émue par l’ampleur de l’événement. Ces interactions, apparemment insignifiantes, font partie de ce qui rend Cannes si unique en tant que festival. Au-delà du glamour et de l’attention internationale, on a toujours le sentiment que les cinéastes présentent au monde entier, pour la toute première fois, le fruit de plusieurs années de travail. En regardant l’équipe de Garance gravir le célèbre escalier, on pouvait ressentir ce mélange de fierté, d’anticipation et d’excitation nerveuse qui accompagne chaque grande première en compétition.

Avec les ventes internationales assurées par StudioCanal et une sortie en salles en France prévue le 21 septembre 2026, Garance aborde désormais la prochaine étape de son parcours. Reste à voir si le film repartira finalement de Cannes avec un prix majeur, mais sa sélection en Compétition officielle le place d’ores et déjà parmi les films français les plus marquants de l’année. Plus important encore, cela confirme la place de Jeanne Herry parmi les cinéastes français contemporains les plus fascinants, capables d’allier une honnêteté émotionnelle à une narration ambitieuse. À travers l’histoire d’une jeune actrice aux prises avec la dépendance, l’amour, l’échec et la découverte de soi, Garance dresse un portrait de l’âge adulte moderne qui semble à la fois profondément personnel et universellement accessible. Dans une édition du festival riche en productions internationales de haut vol, ce drame français intimiste a réussi à se forger sa propre identité, rappelant au public que certaines des histoires les plus puissantes sont souvent celles qui osent explorer les réalités fragiles, contradictoires et infiniment fascinantes de l’expérience humaine.
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Synopsis :
Garance est une jeune actrice aux prises avec l’alcoolisme. Huit années d’un parcours marqué par les déménagements, le travail, les rencontres, les fêtes, les angoisses, les joies et les revers… Mais aussi une révolution personnelle, sociale et sexuelle — un tourbillon chaotique qui rappelle une grande cour de récréationoù l'amour et la destruction s'entremêlent.
Garance
Écrit et réalisé par Jeanne Herry
Produit par Hugo Sélignac, Alain Attal, Nicolas Dumont, Philippe Logie
Avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Sarajeanne Drillaud
Directeur de la photographie : Antoine Cormier
Montage : Laurence Briaud
Musique : Pascal Sangla
Sociétés de production : CHI-FOU-MI Productions, Trésor Films, Artémis Productions, Shelter prod
Distribué par StudioCanal (France)
Dates de sortie : 21 septembre 2026 (France)
Durée : 120 minutes
Photos : @fannyrlphotography