Premiere - Star Wars : The Mandalorian et Grogu : un Grogu géant illumine le Grand Rex à Paris

Par Mulder, Paris, Le Grand Rex, 05 mai 2026

Un Grogu géant envahissant la façade du Grand Rex : voilà exactement le genre d’image qui nous rappelle pourquoi certaines avant-premières dépassent le simple cadre d’une projection pour devenir, l’espace de quelques heures, un véritable spectacle vivant de la culture pop. Pour Star Wars : The Mandalorian et Grogu, le légendaire cinéma parisien situé au 1 boulevard Poissonnière s’est une nouvelle fois transformé en scène idéale pour une franchise qui a toujours compris le pouvoir des icônes, des silhouettes et de l’émerveillement partagé. Il y a quelque chose de presque évident, voire de magnifiquement circulaire, à voir le « Clan of Two » de Jon Favreau et Dave Filoni figurer sur la façade d’un lieu conçu pour l’excès, le spectacle et l’émotion collective : le Grand Rex est depuis longtemps l’un des rares cinémas parisiens capables de transformer une soirée en événement, avec une sécurité rigoureuse, une véritable présence scénique, un animateur dédié et ce sens de la cérémonie qui fait si souvent défaut aux avant-premières modernes. La page officielle de Disney confirme que Star Wars : The Mandalorian and Grogu est classé PG-13, réalisé par Jon Favreau, produit par Jon Favreau, Kathleen Kennedy, Dave Filoni et Ian Bryce, et met en vedette Pedro Pascal, Sigourney Weaver et Jeremy Allen White, sur une musique de Ludwig Göransson.

Le choix du Grand Rex n’est pas purement décoratif ; il revêt une réelle signification symbolique. Ouvert en 1932 et réputé pour son style Art déco, le lieu reste l’un des espaces cinématographiques les plus spectaculaires d’Europe, avec son grand auditorium, son architecture théâtrale et sa longue tradition de premières exceptionnelles, de concerts et de rassemblements de fans. Son histoire officielle indique que le Rex continue d’accueillir des événements culturels majeurs, notamment des avant-premières et des manifestations publiques de grande envergure, tandis que des annonces externes confirment la sortie française de Star Wars : The Mandalorian et Grogu le 20 mai 2026, avec une durée de 2 heures et 12 minutes et un synopsis français centré sur la chute de l’Empire galactique, sur les seigneurs de guerre impériaux dispersés et sur la Nouvelle République faisant appel à Din Djarin et Grogu.

Ce qui rend ce nouveau chapitre particulièrement significatif, c'est qu'il ne s'agit pas simplement d'un chapitre de plus dans la success story de Disney+, mais de la première sortie en salles de Star Wars depuis Star Wars : L'Ascension de Skywalker en 2019, mettant fin à une absence de sept ans des salles de cinéma. Cela revêt une importance considérable, car The Mandalorian a fait ses débuts en streaming en 2019 et est devenu l’un des rares projets Star Wars récents à forger un véritable lien intergénérationnel : les fans plus âgés y ont reconnu l’esprit de la trilogie originale, tandis que les jeunes spectateurs ont découvert en Grogu leur porte d’entrée émotionnelle vers la galaxie créée par George Lucas. La sortie américaine prévue pour le 22 mai 2026 ramène le film dans une fenêtre de sortie traditionnelle pour Star Wars et positionne Din Djarin et Grogu comme des stars de cinéma en devenir après leur ascension sur Disney+.

L'Empire est tombé, les seigneurs de guerre impériaux menacent toujours la galaxie, et la jeune Nouvelle République a besoin du légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et de son apprenti Grogu pour aider à protéger ce pour quoi la Rébellion s'est battue. Cette simplicité est peut-être l’arme la plus redoutable du film. Plutôt que d’exiger des spectateurs occasionnels qu’ils aient en tête une chronologie complète de The Mandalorian, The Book of Boba Fett, Ahsoka, Star Wars Rebels et Star Wars: The Clone Wars, le film semble s’articuler autour d’une promesse cinématographique claire : un guerrier, un enfant, une galaxie dangereuse et une mission capable de parler aussi bien aux fans qu’aux nouveaux venus. Les documents officiels de Disney confirment ce postulat de base, tandis que la fiche AlloCiné adopte le même cadre narratif pour la sortie en salles du film en France.

Derrière la caméra, Star Wars : The Mandalorian and Grogu est également un hommage à la continuité. Jon Favreau réalise et co-écrit le scénario avec Dave Filoni et Noah Kloor, poursuivant ainsi le partenariat créatif qui a fait de The Mandalorian l’une des extensions modernes les plus réussies de la franchise. David Klein s’occupe de la photographie, tandis que Rachel Goodlett Katz et Dylan Firshein sont crédités au montage, et Ludwig Göransson revient pour assurer la continuité musicale après avoir contribué à définir la bande originale de la série Disney+. Ce dernier point n’est pas un détail négligeable : les thèmes de Ludwig Göransson ont donné à Din Djarin une identité sonore qui n’était ni une imitation de John Williams ni un rejet du Star Wars classique, mais quelque chose de tribal, de solitaire et d’instantanément reconnaissable — correspondant parfaitement à un personnage à la fois mythique et étrangement intime.

La production elle-même laisse une empreinte industrielle notable. La liste des projets approuvés par la California Film Commission mentionne The Mandalorian and Grogu comme un long métrage de Lucasfilm comprenant 92 jours de tournage, 54 acteurs, 500 membres d’équipe, 3 500 figurants, 166 438 000 dollars de dépenses éligibles et 21 755 000 dollars de crédits d’impôt, faisant de ce projet non seulement un volet majeur de la franchise, mais aussi une production californienne à grande échelle. Cela est significatif car Star Wars a toujours été associé à de grands tournages internationaux et à l’infrastructure de production britannique ; le fait que ce film soit si fermement ancré en Californie donne à ce retour sur grand écran un profil différent en coulisses.

Le cadre du Grand Rex ajoute une dimension supplémentaire au plaisir des cinéphiles, car le lieu lui-même a été conçu pour créer des légendes bien avant que les superproductions hollywoodiennes ne deviennent une religion moderne. Conçu au début des années 1930 par Jacques Haïk, dessiné par l’architecte Auguste Bluysen et l’ingénieur John Eberson, avec une façade signée Henri-Édouard Navarre et un aménagement intérieur de Maurice Dufrêne, le Grand Rex a ouvert ses portes le 8 décembre 1932, en présence de Louis Lumière, avec au programme Les Trois Mousquetaires d’Henri Diamant-Berger. Ses façades, ses toitures, son hall et son décor ont été classés Monument historique par arrêté du 5 octobre 1981, et le cinéma reste indissociable du concept de « palais du cinéma », lieu où le public ne se contente pas de regarder des images, mais entre dans une machine à rêves.

C’est pourquoi voir Grogu sur la façade fonctionne si bien : il n’est pas seulement une mascotte ; il est le visage moderne de l’ère du cinéma muet, un personnage dont le charme réside dans ses yeux, ses gestes, ses pauses et l’art de la marionnette. À une époque où les mécanismes des franchises sont sur-expliqués, Grogu communique toujours à travers le langage le plus ancien du cinéma : l’expression, le timing et la réaction. Les communiqués de presse et les images de la première laissent entrevoir un événement parisien conçu autour de cette affection immédiate, et l’on comprend aisément pourquoi le Grand Rex est le lieu idéal pour cela. C’est dans ce cinéma même que les communautés de fans se rassemblent pour des marathons, des projections spéciales et des avant-premières exclusives ; l’histoire récente du cinéma met en avant des événements majeurs mettant en vedette des stars telles que Dwayne Johnson, Kevin Hart, Nick Jonas, Bradley Cooper, Zach Galifianakis, Ken Jeong, Margot Robbie, Jacob Elordi, Emerald Fennell, Timothée Chalamet et Josh Safdie, renforçant ainsi son statut de l’un des temples les plus incontournables de Paris pour le cinéma grand public à grande échelle.

Pour Lucasfilm, l’enjeu est clair : Star Wars : The Mandalorian et Grogu doivent prouver que la franchise peut revenir sur grand écran non pas en se relançant une fois de plus, mais en transformant un lien émotionnel né du streaming en une véritable aventure cinématographique. Les bandes-annonces et les vidéos officielles publiées par Disney mettent en avant une campagne axée sur l'action, l'attrait familial, le spectacle et la promesse de voir Din Djarin et Grogu sur grand écran et en IMAX, tandis que des articles récents sur le dernier extrait décrivent une séquence où Din Djarin et Grogu s'échappent au milieu de scènes de combat intenses impliquant des AT-AT, nous rappelant que le film s'inscrit dans l'univers classique de Star Wars plutôt que de rester confiné aux conventions de la télévision.

Le casting confère également au projet une palette de tons intrigante. Pedro Pascal reprend le rôle de Din Djarin, un personnage devenu l’une des figures emblématiques de la culture pop de sa carrière malgré le casque qui le recouvre. Sigourney Weaver, dont la présence évoque instantanément des décennies d’histoire de la science-fiction depuis Alien, apporte une touche royale à la distribution, tandis que Jeremy Allen White apporte une intensité moderne inattendue au rôle vocal de Rotta le Hutt, un personnage lié à la mythologie plus large des Hutt. Entertainment Weekly et d’autres articles récents ont également rapporté l’apparition surprenante de Martin Scorsese dans le rôle d’un marchand ardennien à quatre bras, une apparition qui semble presque surréaliste compte tenu de l’association publique de longue date de Martin Scorsese avec les débats sur le cinéma de franchise, mais qui est aussi amusante et parfaite car Star Wars a toujours été à son meilleur lorsqu’il traite la galaxie comme un marché chaotique de voix, de visages et de créatures.

Cette mise en scène de la première au Grand Rex en dit long sur ce que Star Wars doit encore être en 2026 : pas seulement du contenu, pas seulement de la gestion de marque, pas seulement une date de sortie sur un calendrier d’entreprise, mais un événement qui fait sortir les gens de chez eux et leur donne le sentiment de faire partie d’une mythologie partagée plus vaste. Le Grogu géant sur la façade est certes ludique, mais c’est aussi une déclaration d’intention : après des années d’aventures dans les salons, Din Djarin et Grogu reviennent vers le genre de grand écran et d’ambiance collective qui ont fait de Star Wars une force culturelle à l’origine. Au Grand Rex, baigné dans la lueur de l’une des plus belles façades de cinéma de Paris, cette promesse trouve son écrin idéal.

Synopsis :
La chute du maléfique Empire Galactique a dispersé les seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie… Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et à son jeune apprenti Grogu…

Star Wars : The Mandalorian and Grogu
Réalisé par Jon Favreau
Écrit par Jon Favreau, Dave Filoni, Noah Kloor
D'après les personnages de George Lucas
Produit par Kathleen Kennedy, Jon Favreau, Dave Filoni, Ian Bryce
Avec Pedro Pascal, Jeremy Allen White, Sigourney Weaver
Directeur de la photographie : David Klein
Montage : Rachel Goodlett Katz, Dylan Firshein
Musique : Ludwig Göransson
Sociétés de production : Lucasfilm Ltd., Fairview Entertainment
Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures (États-Unis)
Date de sortie : 22 mai 2026 (États-Unis)
Durée : 132 minutes

Photos et vidéo 4K : Boris Colletier / Mulderville