Convention - Comic Con France 2026 : Nathalie Homs a offert aux fans de Once Upon a Time un moment de doublage

Par Mulder, Villepinte, Parc des Expositions, 19 avril 2026

Au Comic Con France 2026, qui s'est tenu au Parc des Expositions Paris-Nord Villepinte le 19 avril 2026, l'un des moments les plus inattendus et les plus intimes de la journée n'est pas venu d'une présentation à grande échelle, mais d'une brève apparition de Nathalie Homs, la comédienne de doublage française étroitement associée à Lana Parrilla, notamment pour son travail en tant que voix française de Regina Mills / la Reine Maléfique dans Once Upon a Time. Même si le public n’a pas eu droit à une présentation dédiée à John Cleese, cette brève intervention a rappelé ce que les conventions de fans font souvent mieux que n’importe quel événement presse officiel : elles révèlent le travail invisible qui se cache derrière les personnages adorés. Les publications officielles du Comic Con France avaient annoncé Nathalie Homs comme invitée spéciale, soulignant précisément ce lien avec Lana Parrilla et l’univers de Once Upon a Time.

Pour de nombreux fans présents à Villepinte, entendre Nathalie Homs parler de son travail de doublage a suffi à raviver le souvenir émouvant de Once Upon a Time, la série fantastique d’ABC créée par Edward Kitsis et Adam Horowitz, diffusée aux États-Unis du 23 octobre 2011 au 18 mai 2018. La série a construit son identité autour de la collision entre la mythologie des contes de fées et la ville fictive de Storybrooke, dans le Maine, où des personnages tels qu’Emma Swan, Regina Mills, Blanche-Neige, le Prince Charmant et Rumplestiltskin se retrouvaient piégés dans un monde moderne façonné par les malédictions, la perte de mémoire, les secrets de famille et la rédemption. En France, comme dans de nombreux autres pays, le doublage a joué un rôle crucial dans l’attachement émotionnel que les téléspectateurs ont développé envers ces personnages, et la voix de Nathalie Homs est devenue indissociable de la perception française de Regina Mills, incarnée par Lana Parrilla, un personnage dont le parcours, de la redoutable Reine Mauvaise à la mère blessée et héroïne complexe, reste l’un des héritages les plus marquants de la série.

Ce qui a rendu ce moment particulièrement précieux, c’est la façon dont il a détourné l’attention de la visibilité des célébrités vers la mémoire vocale. Nathalie Homs n’est pas seulement l’une des voix françaises habituelles de Lana Parrilla ; sa carrière comprend également des travaux majeurs à la télévision, dans l’animation et les jeux vidéo, de « Le Meilleur Pâtissier », où elle est créditée comme voix off, aux personnages liés à Splinter Cell, Warcraft, Lucifer, Titeuf, PAW Patrol et bien d’autres productions. Pour le public d’un salon, ce genre de CV produit un effet étrange et délicieux : avant même de reconnaître le nom, les gens reconnaissent souvent la voix. En ce sens, son apparition au Comic Con France 2026 s’est avérée moins être un panel traditionnel qu’une petite démonstration en direct de la façon dont les doubleurs s’inscrivent discrètement dans la culture populaire, entrant dans les foyers, les consoles, les films d’animation, les séries fantastiques et les programmes familiaux sans toujours bénéficier de la même visibilité que les visages à l’écran.

Le lien avec Once Upon a Time était particulièrement significatif, car la série elle-même a toujours traité de la double identité. Regina Mills est à la fois maire et Reine Maléfique, méchante et mère, créatrice de malédictions et figure de rédemption ; Storybrooke est à la fois une petite ville américaine et la prison déguisée des personnages de contes de fées ; chaque personnage porte en lui une vie visible et une origine cachée. Le doublage français ajoute une dimension supplémentaire à cette idée, car pour le public francophone, Nathalie Homs est devenue partie intégrante de l’identité de Regina sans apparaître physiquement à l’écran. Son travail a contribué à transmettre la menace, l’ironie, la vulnérabilité et l’évolution émotionnelle du personnage tout au long des sept saisons d’une série qui n’a jamais porté uniquement sur les contes de fées, mais aussi sur l’espoir, la famille, les traumatismes, la mémoire et la possibilité de réécrire son destin. Cette résonance explique pourquoi même une brève apparition pouvait sembler significative pour les fans qui ont grandi avec la série ou l’ont redécouverte plus tard grâce aux plateformes de streaming.

À Villepinte, cette brève apparition a également souligné à quel point le Comic Con France 2026 est progressivement devenu un lieu de rencontre non seulement pour les stars internationales, les cosplayers, les marques de bandes dessinées, de science-fiction et de fantasy, mais aussi pour les voix françaises qui ont façonné l’expérience locale de ces univers. La présence de Nathalie Homs a apporté une dimension très française à l’événement : la reconnaissance que la culture pop n’est pas seulement construite par les acteurs, les showrunners et les studios, mais aussi par les traducteurs, les adaptateurs, les directeurs artistiques et les doubleurs qui rendent les histoires émotionnellement accessibles à un autre public. Dans le cadre d’une convention remplie d’images, de costumes et d’occasions de prendre des photos, ce type de rencontre vocale revêt une texture différente, plus discrète mais souvent plus personnelle, car elle réveille des souvenirs liés aux soirées passées devant la télévision, aux épisodes préférés, aux répliques répétées et aux personnages qui sont devenus familiers en partie grâce aux voix choisies pour eux.

Le charme anecdotique de ce moment tenait précisément à sa modestie. Ce n’était pas une grande rétrospective, ni une longue masterclass, ni un hommage très mis en scène à Once Upon a Time. Pourtant, en accordant à Nathalie Homs ne serait-ce qu’un bref moment pour s’exprimer, le Comic Con France 2026 a permis au public de renouer avec l’une des séries fantastiques les plus appréciées des années 2010 à travers la voix française de l’un de ses personnages les plus emblématiques. C'était l'un de ces moments de convention qui méritent d'être préservés : bref, légèrement inattendu, mais révélateur de la mécanique émotionnelle qui anime la communauté des fans. Parfois, il suffit d'une seule voix pour rouvrir les portes de Storybrooke.

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Photos et vidéo 4K : Boris Colletier / Mulderville