Douches froides

Douches froides
Titre original:Douches froides
Réalisateur:Antony Cordier
Sortie:Cinéma
Durée:102 minutes
Date:22 juin 2005
Note:
Un an avant son bac, Mickael mène une vie ordinaire, entre la passion pour le judo et sa copine Vanessa. Mais l'arrivée d'un nouveau membre dans son équipe, un fils d'industriels qui souhaitent sponsoriser le club, va complètement chambouler son quotidien. Désormais, les jeux sexuels à trois vont lui faire douter des sentiments de Vanessa et la situation de ses parents se déteriore également.

Critique de Tootpadu

L'action de ce film sur l'adolescence et le passage difficile à l'âge adulte a tendance à s'éparpiller. A partir du personnage central de Mickael, les événements se suivent avec une banalité quotidienne, sans qu'il y en ait un qui se démarque. Les passions amoureuses et sportives, la lutte pour perdre quelques kilos et les engueulades à la maison, tout cela est mis au même niveau. Par conséquent, ce ne sont pas tellement les actes qui comptent, mais plutôt la façon de les observer ou bien l'impact indirect qu'ils auront sur le caractère de Mickael qui est en train de se forger. Il est d'ailleurs le seul à bénéficier de caractéristiques propres, avec à la limite ses parents, dont les disputes régulières ne sont pas moins attachantes que les projets communs, par plaisir (le voyage en promotion) ou par nécessité (les coupures de courant pour économiser).
Ces ingrédients simples, sans prétention, s'avèrent au bout du chemin assez convaincants, grâce aux interprétations affirmées et à l'écriture suffisamment confiante pour ne pas en faire trop. Notamment le jeune Johan Libéreau dans le rôle principal intrigue par son jeu juste, affichant une certaine fierté de ses origines, sans se laisser brider par elles. Tandis que sa partenaire, Salomé Stévenin, sort également du lot, le troisième pilier du ménage inhabituel et sous-exploité disparait presque dans les autres seconds rôles plutôt bien campés.
Nous n'avons pas tellement senti le parfum de la lutte des classes dont le réalisateur de ce premier film prometteur se réclame haut et fort, mais davantage une façon déjà assurée de mener à bien un récit qui s'appuie avant tout sur des atmosphère.

Vu le 4 juillet 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 13

Note de Tootpadu: