Peau d'âne
Réalisé par Jacques Demy (1970)
| Durée | 89 minutes |
| Sortie | 20/12/1970 |
| Note | 6/10 |
Le roi est inconsolable lorsque sa reine adorée meurt d'une maladie. Après des recherches infructueuses pour lui trouver une nouvelle épouse, il se rend compte de la très grande beauté de sa propre fille. Mais ce mariage entre le roi et sa fille est vu d'un mauvais oeil par la marraine de cette dernière, une fée qui fera tout son possible pour la soustraire aux avances du vieux régent. La princesse est alors obligé de s'enfuir et de prendre l'identité de Peau d'âne, une souillon qui vit dans l'exclusion et la moquerie. Seul le prince charmant pourra la délivrer de sa misère.
La critique
Par Tootpadu 06/03/2005
En effet, on a l'impression que Demy n'a pas trouvé d'autre moyen pour convier l'atmosphère si particulière du conte que de s'adonner à toute sorte d'excès. Une exagération qui reste curieusement figée, puisque tous les chevaux et serviteurs peints en bleu ou en rouge, tous les costumes volumineux, et tous les effets gentillets ne débouchent que sur un engourdissement des sens accentué. Et ce n'est pas l'anachronisme trop ostentatoire de la fin (l'hélicoptère), qui altérera notre impression d'assister à une version de luxe des adaptations de contes tchèques à la mode en ces temps-là.
Peuplé d'un nombre important de vedettes, le film ne sait par contre pas en tirer pleinement parti. Pour chaque petit moment de magie avec la Deneuve, comme sa préparation du gateau, nous devons assister à des cabotinages mineurs d'un Jean Marais ou d'une Micheline Presle. Et même Jacques Perrin, en prince charmant, a perdu beaucoup de son pouvoir de séduction depuis les Demoiselles.
Un film à conseiller sans réserve pour une séance en famille, qui manque néanmoins un peu de la poésie si irrésistible qui faisait épisodiquement de Jacques Demy un brillant réalisateur de comédies musicales.
Vu le 6 mars 2005, au MK2 Gambetta, Salle 6