The sadness

The sadness
Durée:99 minutes
Réalisateur:Rob Jabbaz
Sortie:Cinéma
Date:Non communiquée
Note:
Après un an de lutte contre une pandémie aux symptômes relativement bénins, une nation frustrée finit par baisser sa garde. C'est alors que le virus mute spontanément, donnant naissance à un fléau qui altère l'esprit. Les rues se déchaînent dans la violence et la dépravation, les personnes infectées étant poussées à commettre les actes les plus cruels et les plus horribles auxquels elles peuvent penser. Meurtres, tortures, viols et mutilations ne sont que le début. Un jeune couple est poussé aux limites de la raison alors qu'il tente de se réunir au milieu du chaos. L'âge de la civilité et de l'ordre n'est plus. Il n'y a que la tristesse.

Critique de Mulder

The sadness s’impose dès sa découverte dans le cadre du festival Fantasia comme le digne descendant de la trilogie culte de George A Romero (La Nuit des fous vivants (The Crazies) (1973), Zombie (Dawn of the Dead) (1978) et Le Jour des morts-vivants (Day of the Dead) (1985)) tant il retrouve l’essence véritable du film de genre et n’hésite pas à livrer un film aussi prenant qu’ultra violent. Le film écrit et réalisé Rob Jabbaz est d’autant plus réussi qu’il place l’action en pleine pandémie et livre un film parfaitement maitrisé et qui ne recule devant aucune censure pour livrer un des films les plus violents découverts depuis longtemps. De la même manière, Rob Jabbazs soigne autant l’intrigue prétexte à de nombreuses scènes vouées à devenir culte que l’image et livre avec The Sadness la quintessence même du cinéma horrifique aussi saignant que réellement angoissant. Assurément Rob Jabbazs s’impose avec ce film comme l’un des maitres de l’horreur à coté de John Carpenter, David Cronenberg, Wes Craven , Tobe Hooper et bien entendu George A Romero.

Alors que l’année dernière était marquée par les débuts d’une pandémie mondiale et le développement de nouvelles variants de la Covid 19, The sadness semble utiliser ce cadre mondial pour y développer une histoire réellement inquiétante et trouve sa force en imposant le récit dans un cadre réaliste pour s’orienter vers l’horreur véritable avec un flot incessant de sang jaillissant non-stop. Taipei semblait jusqu’à ce film une métropole accueillante avec son architecture alliant modernisme et bâtiments du passé. Le réalisateur et scénariste Rob Jabbaz y place donc le cadre de son histoire. Nous découvrons ainsi cette ville se transformer soudainement en un chaos sanglant alors que des gens ordinaires sont poussés de manière compulsive à commettre les actes les plus cruels et les plus horribles qu'ils puissent imaginer. Meurtres, tortures, viols et mutilations tout se déroule sous nos yeux avec une telle violence et force émotionnelle que le film s’impose comme un classique féroce du genre. 

Personne ne semble ainsi en sureté et un jeune couple va tenter de se réunir au milieu de la violence et de la dépravation qui règnent à Taipei. Le virus qui se répand rend non seulement les gens aussi violents, dépravés que totalement fous. Il en en ressort des scènes d’une violence rare vues récemment et surtout un véritable soin au niveau du montage et de la photographie du film plutôt rare dans ce type de productions indépendantes. Que cela soit une scène dans le métro qui hantera après sa vision les spectateurs, l’usage d’un parapluie de manière non orthodoxe ou encore des moments dans un hôpital dans lequel la violence trouve son paroxysme tout fait de The Sadness une véritable célébration du film de genre et surtout rien nous a réellement préparés à découvrir un tel film dont la censure semble n’avoir eu aucune force pour rendre ce film accessible à tous. 

Le réalisateur Rob Jabbaz semble aussi avoir une dent contre le gouvernement chinois et le montre clairement dans une scène retransmise sur les télévisions de Taiwan qui tourne à une véritable boucherie. Ladite scène pourrait presque apparaitre comme un clin d’œil au film Scanners de David Cronenberg. Le réalisateur Rob Jabbaz semble donc lancer ici un véritable jeu de massacre qui pourra aussi rappeler à certains les meilleurs films de zombies avec ses membres arrachés, ses têtes coupées et son flux très important de sang dépassant les limites du gore de films comme ceux de la saga cinématographique Saw. 

Assurément, on va beaucoup entendre parler de ce film qui ne laissera personne insensible. En repoussant les limites du genre horrifique, en se reposant sur un casting qui joue parfaitement juste et des dialogues percutants, The Sadness est le film que l’on n’a pas vu venir et qui s’impose comme un pur chef d’œuvre du cinéma de genre pour ceux qui n’ont pas l’estomac trop fragile et qui ont grandi en découvrant des films comme Massacre à la tronçonneuse, Evil Dead et autres classiques du genre. Un nouveau maitre de l’horreur est né, il s’appelle Rob Jabbaz et on attend d’ores et déjà ses prochains films.

The Sadness
Écrit et réalisé par Rob Jabbaz
Produit par David Barker, Wei-Chun Li, Jeffrey Huang
Avec Regina Lei, Tzu-Chiang Wang, Berant Zhu, Ying-Ru Chen, Wei-Hua Lan, Lue-Keng Huang, Ralf Yen-Hsiang Chiu, Chi-Min Chou 
Sociétés de production : Machi Xcelsior Studios
Distribué par Raven Banner Entertainment (Canada)
Date de sortie : NC
Durée du film : 99 minutes

Vu le 15 aout 2021 (screener presse Fantasia)

Note de Mulder: