She watches from the woods

She watches from the woods
Durée:80 minutes
Réalisateur:Beau Ballinger
Sortie:Cinéma
Date:Non communiquée
Note:
Une promenade glaçante entre les lignes floues des malédictions surnaturelles, des atrocités passées et de la santé mentale. June, artiste à problèmes, a passé de nombreuses années dans un établissement psychiatrique. Enfant, elle a vu sa sœur Willow se noyer, et depuis, elle entend des voix mystérieuses. Ses médecins ont mis tout cela sur le compte d'un mécanisme d'adaptation, mais lorsqu'elle rend visite à sa mère mourante et ingrate, June saisit l'occasion pour découvrir enfin la vérité. Ce qu'elle découvre bouleverse tout ce qu'elle croyait savoir sur sa ville natale et elle réalise que ce n'était pas seulement un stress post-traumatique.

Critique de Mulder

Il y a quelque chose de fascinant dans le premier film co-produit, co-écrit et réalisé par Beau Ballinger c’est sa manière d’abord les thématiques de la folie, le deuil et la famille. Son premier film She watches from the woods se révèle ainsi fascinant par sa manière de mélanger réalité et fantastique, le tout dans une petite ville américaine. De la même manière, le réalisateur a su trouver la bonne approche pour créer un climat inquiétant mêlant un drame du passé à un présent marqué par celui-ci. 

Nous découvrons ainsi June (Meredith Garretson) une jeune artiste qui n’a jamais pu oublier la mort par noyade de sa sœur Willow lors de son enfance. Marquée par ce drame, elle a du passer de nombreuses années dans un établissement psychiatrique car elle entend des voix. Après être sortie de cet établissement, elle est informée que sa mère est mourante et décide non seulement de la rejoindre mais aussi d’enquêter sur la mort de sa sœur. Un étrange totem semble avoir un lien important avec cette noyade et le fait qu’elle entend des voix. La vérité sur des événements du passé va lui faire comprendre que son stress post-traumatique est lié à sa ville natale.

Le réalisateur Beau Ballinger a compris l’importance de créer un climat angoissant et semble prendre un malin plaisir à tourmenter les spectateurs notamment par une manière de raconter l’histoire et de placer l’action dans une petite ville américaine qui semble cacher un lourd secret. L’utilisation du son trouve un écho tout particulier tant il vient renforcer ce climat oppressant omniprésent. La photographie très obscure plonge le film dans une atmosphère réellement suffoquante et donne au film un charme indéniable.

Assurément She watches from the woods marque les débuts prometteurs d’un réalisateur du cinéma américain indépendant et nous attendons déjà avec impatience son nouveau film. Un tel film aurait été également parfait dans la sélection officielle du festival du cinéma américain de Deauville qui célèbre l’émergence de nouveaux réalisateurs et un portrait d’une Amérique en perpétuelle évolution.

She watches from the woods 
Réalisé par Beau Ballinger
Produit par Beau Ballinger, D. Kerry Prior, Karen Skloss
Écrit par Beau Ballinger, Karen Skloss
Avec Meredith Garretson, Alma Sisneros, Andy Umberger, Wylie Small, Phuong Kubacki
Musique : Graham Reynolds
Directeur de la photographie : Carlo Mendoza
Montage : Karen Skloss
Date de sortie : 30 août 2021 (Frightfest)
Durée du film : 80 minutes

Vu le 28 aout 2021 (FrightFest press screener)

Note de Mulder: