Don't say its name

Don't say its name
Durée:84 minutes
Réalisateur:Rueben Martell
Sortie:Cinéma
Date:Non communiquée
Note:
Une petite communauté autochtone ensevelie sous la neige s’apprête à voir s’amorcer une relance économique. La compagnie minière WEC vient de conclure un accord qui lui permet de lancer un projet de forage sur le territoire autochtone et assure que tout le monde en profitera — sauf la terre elle-même. La militante locale Kharis Redwater fait partie des gens qui protestent contre cet accord, jusqu’au jour où elle est victime d’un délit de fuite non résolu qui la réduit au silence….

Critique de Mulder

ll faut reconnaitre que cette vingt-cinquième édition du festival Fantasia nous aura permis de découvrir plusieurs excellents films et quelques bonnes surprises. Ce panorama mondial du cinéma de genre est non seulement captivant à couvrir mais aussi permet de découvrir de nouveaux réalisateurs comme Rueben Martell qui nous propose ici un thriller horrifique dans la veine des meilleurs épisodes de X files avec son enquête policière aux frontières du fantastique. Pour un premier film, Don't say its name impose Rueben Martell comme réalisateur à suivre assurément.

L’action se déroule dans une petite communauté autochtone. Ensevelie sous la neige, celle-ci s’apprête à voir s’amorcer une relance économique. En effet, la compagnie minière WEC vient de conclure un accord qui lui permet de lancer un projet de forage sur le territoire autochtone et assure que tout le monde en profitera. La militante locale Kharis Redwater fait partie des gens qui protestent contre cet accord, jusqu’au jour où elle est victime d’un délit de fuite non résolu qui la réduit au silence. Alors que WEC commence son attaque sur le territoire, cette dernière se venge contre la compagnie minière et ceux qui soutiennent le projet. Pour la policière Mary Stonechild (Madison Walsh) et la garde forestière Stacey Cole (Sera-Lys McArthur), la réponse au mystère réside dans les traditions de leur peuple et dans les esprits vengeurs qui hantent leur terre depuis des générations, au sujet desquels les gens ne connaissent qu’une règle : ne pas dire leurs noms. 

Le scénario de Rueben Martell, Gerald Wexler repose ainsi sur des croyances ancestrales de la présence d’esprits défenseurs de la nature et décidant de se venger des humains ne respectant pas la nature que cela soit des enfants ou des jeunes adultes.  Propice à de nombreuses scènes chocs, Don't say its name nous rappelle à quel point la série culte X Files continue à influencer de nombreux réalisateurs et permet de voir émerger des films comme Don't say its name. L’intrigue parfaitement ficelé tient suffisamment en haleine pour compenser la présence de comédiens connus. Il en ressort un film qui a l’habilité de pouvoir nous surprendre en permanence et de nous faire découvrir de nouvelles comédiennes qui n’ont rien à envier à celles plus connues.

Une des originalités de Don't say its name  est de mettre en avant de beaux décors naturels et de savoir parfaitement amener les scènes du film. La vision de la créature du film rappellera à beaucoup certains plans du film Predator de John McTiernan et le coté fantastique d’une créature qui chasse les humains avec une réelle dextérité. Le film s’éloigne ainsi du simple cadre du film horrifique et nous apporte une réelle dose d’escapade loin de notre situation actuelle dans laquelle la pandémie liée à la covid 19 nous empêche de voyager à travers le monde que cela soit dans les belles contrées du Canada ou en Californie.

Don't say its name
Réalisé par Rueben Martell
Produit par Rueben Martell, Gerald Wexler
Écrit par Rueben Martell, Gerald Wexler
Avec Julian Black-Antelope, Samuel Marty, Sera-Lys McArthur, Madison Walsh
Musique : Beau Shiminsky
Cinématographie : Douglas Munro
Montage : Bridget Durnford 
Date de sortie : Augsut 18, 2021 (Fantasia)
Durée du film : 84 minutes

Vu le 17 aout 2021 (Fantasia Screener presse)

Note de Mulder: