Dreams On Fire

Dreams On Fire
Durée:124 minutes
Réalisateur:Philippe McKie
Sortie:Cinéma
Date:Non communiquée
Note:
Yume n’a qu’un rêve; percer dans le milieu de la danse au Japon. Elle quitte sa petite ville, contre la volonté de ses parents, pour s’installer à Tokyo et faire sa place dans sa discipline. Elle navigue entre les concours de danse de rue, les cours de hip-hop, la vie dans son minuscule appartement, et les multiples rencontres de personnages colorés. Toute seule dans cette grande ville, elle doit aussi accepter un travail d'hôtesse pour l’aider à survivre. Bien loin de ses ambitions initiales, cet emploi pourra peut-être l’aider à mieux s’affirmer et prendre confiance en elle, à moins que celui-ci l'entraîne plutôt dans une spirale toxique.

Critique de Mulder

La sélection du festival Fantasia ne cesse de nous surprendre cette année en sortant du carcan du film de genres pour nous proposer aussi bien des films d’animation mais aussi comme Dreams on fire un film sur la danse moderne. Le cinéma japonais trouve difficilement sa place dans le cinéma mondial actuel et Dreams on fire est assurément une des bonnes surprises de cette édition de Fantasia. En proposant un regard vibrant sur les communautés de danse et de subculture japonaises, assurément Dreams on fire mérite d’être découvert.

Alors que le cinéma américain nous a proposé de nombreux films de danse avec plus ou moins de succès en salles, le cinéma japonais semble vouloir prendre ce courant cinématographique et le revisiter à sa manière. Nous découvrons ainsi la jeune Yume (Bambi Naka) qui décide de s’opposer à son père et de quitter le domicile familial pour se rendre) Tokyo pour devenir une danseuse professionnelle. Ce nouveau départ pour elle va se révéler loin d’être un conte de fées moderne. 

Pour avoir sa place dans le milieu de la dance, Yume devra non seulement passer une multitude d’auditions mais aussi quitter un foyer accueillant pour se retrouver dans une minuscule chambre et trouver un travail le temps de pouvoir vivre de la danse. Elle exerce ainsi le travail de simple hôtesse dans un des quartiers chauds de Tokyo. Le film s’apparente ainsi à un mélange astucieux sur la description du milieu underground japonais mais aussi un drame psychologique dans lequel réussir passe souvent après survivre.

Pour son premier film, le réalisateur Philippe McKie s’est inspiré de son expérience personnelle en vivant au Japon pour donner vie à une histoire universelle sur la quête de dépassement de soi et sur le fait de vouloir vivre son rêve même si cela doit s’accompagner de se surpasser en permanence et de persévérer. A l’inverse des films de danse américains, ici, l’héroïne ne vit pas un rêve éveillé ni ne bénéficie d’une bonne étoile. Le milieu de la danse est un véritable enfer dans lequel la concurrence est omniprésente et seuls les plus motivés, courageux et prêts à payer le prix fort peuvent rester sur la piste.

Dreams on fire est d’autant plus réussi qu’il repose sur une jeune comédienne, Bambi Naka qui est une véritable danseuse professionnelle et qui fut la star de la troupe AyaBambi. Celle-ci annonce en 2018 son souhait d’arrêter le milieu de la danse pour se diriger vers une autre carrière. On comprend donc le grand succès obtenu au Japon et le fait que tous ses fans ont répondu présents pour découvrir ce film. Il en ressort des numéros de danse très spectaculaires qui n’ont rien à envier aux films de danses américains et surtout une véritable vision d’un réalisateur investi qui a réellement quelque chose à raconter.

Dreams On Fire
Écrit et réalisé par Philippe McKie
Produit par Michelle LeBlanc, Philippe McKie
Avec Akaji Maro, Bambi Naka, Masahiro Takashima, Ikuyo Kuroda
Musique : Eiji John Mitsuta
Cinématographie : James Latimer
Montage : Philippe McKie 
Sociétés de production : 
Distribué par
Date de sortie : 8 août 2021 (Fantasia)
Durée du film : 124 minutes

Vu le 8 août 2021 (Fantasia press screener)

Note de Mulder: