Batman V Superman : l’aube de la Justice

Batman V Superman : l’aube de la Justice
Durée:153 minutes
Réalisateur:Zack Snyder
Sortie:Cinéma
Date:23 mars 2016
Note:

Craignant que Superman n'abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l'affronter : le monde a-t-il davantage besoin d'un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d'un justicier à la force redoutable mais d'origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l'horizon…

Critique de Mulder

Voici donc venu l’un des films les plus attendus de l’année avec l’affrontement titanesque entre deux visions de la justice. Sur un scénario écrit par Chris Terrio et David S. Goyer le nouveau film de Zack Snyder se rapproche plus d’un prologue à un Justice league (d’où la connotation du titre L’aube de la Justice) la réunion des super héros DC comics composée de Batman, Superman, Aquaman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern et Cyborg. Les scénaristes ont ainsi tenu à bâtir un univers partagé DC Comics réaliste dans lequel ses super héros (méta-humains) pourraient avoir chacun leur propre film et travailler en équipe. Justice League part 1 est ainsi annoncé pour le 15 novembre 2017.

Le scénario de Batman V Superman : l’aube de la Justice ne cherche pourtant pas la facilité et revisite avec un ton assez sérieux tout au long du récit, le passé de Bruce Wayne, la première rencontre entre Bruce Wayne, Clark Kent et Dana Prince au sein d’une soirée caritative donnée en l’honneur d’un jeune Lex Luthor. Le réalisateur ne cherche à aucun moment à recourir à des effets de sensationnalisme et préfère surtout s’attacher aux comportements des deux super Heros Batman et Superman et à leurs nombreuses fêlures. On reconnait ainsi la patte du réalisateur et sa capacité à nous livrer de véritables tableaux gothiques comme ce fut le cas dans l’excellent Watchmen - Les Gardiens (2009). Ainsi dès la première scène du film nous assistons à l’enterrement des parents de Bruce Wayne puis nous découvrons celui-ci adulte en plein champ de guerre à Métropolis en train d’essayer de sauver les personnes travaillant dans son bâtiment Wayne Merc.. L’incapacité de Bruce Wayne de pouvoir sauver ces employés fait naître en lui une certaine méfiance envers Superman et une volonté de mettre hors d’état de nuire cet être à la puissance colossale. De son côté Clark kent (Superman) trouve les moyens d’intervention de Batman trop violents et sans semi mesure. C’est de cette manière d’appréhender la justice et dans une certaine mesure la peur de certaines personnes envers Superman qui vont amener Bruce Wayne à vouloir affronter Superman en utilisant ses faiblesses.

Mais la véritable menace est ailleurs et Lex Luthor semble savoir comment amener ces deux justiciers à livrer un combat surhumain. Non seulement il a trouvé un moyen de faire pression sur Superman mais aussi réussit à créer une menace encore plus puissante que Batman et Superman réunis, Doomsday. Le réalisateur comme David S. Goyer sont des passionnés de comics et cela se ressent à chacune des scènes du film. Certes la volonté de donner une approche très sombre de l’univers DC Comics fait que la plupart des scènes de celui-ci se déroulent de nuit mais aussi témoignent d’une société en perte de repère moral. Comme dans le comics The Death of Superman, l’affrontement entre Superman et Doomsday est l’un des plus impressionnants vu au cinéma dans un film de Super héros. Epaulé par Batman et Wonder woman (l’atout charme colossal du film) ce combat est parfaitement amené et constitue avec le combat Batman et Superman la clé de voûte de ce film.

Après l’excellente trilogie Batman Begins/ The Dark Knight / The Dark Knight Rises signée par Christopher Nolan et donnant au comédien Christian Bale le rôle-titre il était pratiquement inconcevable de trouver un comédien aussi parfait pour le rôle. Même si la prestation de Ben Affleck dans le rôle de Daredevil (2003) n’avait pas convaincante, il faut reconnaître ici qu’il donne au personnage Bruce Wayne toute l’épaisseur nécessaire et fait ressortir de sa fragilité dûe à de nombreux combats passés la force nécessaire. Son affrontement avec Superman de nouveau interprété avec brio par Heny Cavill est impressionnant de justesse comme ses autres scènes de combats à mains nues ou à bord d’une batmobile plus proche de celle vue dans Batman de Tim Burton que celle récente de Christopher Nolan. La meilleure prestation du film revient cependant à Gal Gadot qui est juste parfaite dans le rôle de Dana Prince / Wonder Woman. On retrouve également au casting Diane Lane, Amy Adams, Kevin Costner déjà présent dans Man of Steel.

Le film permet également d’entrevoir le temps de courtes scènes les prochains membres de Justice league Aquaman (Jason Momoa), Barry Allen / Flash (Ezra Miller), Victor Stone / Cyborg (Ray Fisher) qui auront un rôle nettement plus important l’année prochaine dans le très attendu Justice League part 1 qui marquera la renaissance de l’un des super-héros de cette association de super-héros.. Dire que nous trépignons d’impatience de découvrir la suite est peu dire.

Vu le 23 mars 2016 au Gaumont Disney Village, Salle 11, en Imax et version canadienne
Vu le 24 mars 2016 à la Salle Warner Bros, en VO

Note de Mulder:

Critique de earina

Notre critique de la version ultimate

La cohabitation des supers-héros, ou méta-humains est-elle envisageable ? Possible ? Ce préquel des aventures des héros DC Comics nous plonge dans cette question fondamentale : quelle est, pour chacun d’entre nous, la définition de justice ? Où se termine le bien et où commence le mal ?

L’introduction de Batman VS Superman nous permettait d’appréhender la titanesque bataille opposant Superman au général Zod mais du point de vue des humains et de Bruce Wayne/Batman en particulier. C’est dans une Gotham ravagée que Bruce Wayne prend conscience de l’étendue des pouvoirs surhumains de Superman et du danger que ce dernier représente pour la Terre et le genre humain s’il décidait d’utiliser ses pouvoirs fabuleux à mauvais escient. Car oui, Superman, considéré par la plupart des humains comme un dieu, n’en reste pas moins un homme qui a un pouvoir de décision déterminant : la survie de l’espèce humaine, entièrement à sa merci. Cependant, Batman n’est pas en reste car, même si, de son point de vue, il ne fait que servir la justice, les actions du Chevalier Noir ont parfois de terribles conséquences, tout comme celles de Superman… Au final, nos deux supers-héros se ressemblent bien plus qu’ils ne l’imaginent!

Batman VS Superman Ultimate Cut apporte 30 minutes supplémentaires de film, complètement inédites : le scénario s’en trouve enrichi ; par exemple, la scène de Nairobi où la pauvre Loïs se retrouve au sein d’une infiltration déjouée de la CIA s’en retrouve étoffée, permettant ainsi une bien meilleure compréhension de la base du diabolique complot de Lex Luthor à l’encontre de Superman.

Ces 30 minutes supplémentaires permettent ainsi d’atténuer les critiques dont ce film et son réalisateur, Zack Snyder, ont eu à souffrir et apportent de nombreuses réponses : l’enquête approfondie de Clark Kent sur le Bat, les découvertes de Loïs du terrible complot qui se trame, des personnages approfondis, un film qui sait prendre son souffle et où l’action prend solidement place.

On retrouve avec plaisir Ben Affleck, convaincant dans le costume d’un Chevalier Noir à la dérive, Henry Cavill, Superman en proie à de nombreux doutes et Lex Luthor, incarné par le très brillant Jesse Eisenberg, en super vilain époustouflant et transpirant la folie. Les femmes sont heureusement bien représentées parmi cette avalanche de muscles et de mâchoires carrées par l’excellente Amy Adams qui incarne une Loïs loin d’être godiche et la sculpturale Gal Gadot, la très mystérieuse et très attendue Wonder Woman. Mention spéciale au très talentueux Jeremy Irons, que l’on ne présente plus, qui incarne un Alfred désabusé mais dévoué.

Que du bon pour cette version ultime, visuellement spectaculaire. Nous attendons donc les méta-humains DC avec impatience, que ce soit en équipe ou en solo pour certains ; l’avenir s’annonce épique !

Vu le 26 juillet 2016 à la Salle Warner Bros, en VO

Note de earina: