
| Titre original: | Curse of Chucky |
| Réalisateur: | Don Mancini |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 93 minutes |
| Date: | 01 novembre 2013 |
| Note: |
Curse of Chucky est tout simplement le meilleur direct video vu depuis très longtemps au point de se demander pour quelle raison le film n’a pas pu sortir en salle.
Petit rappel des faits, Chucky est tout d’abord le personnage central de la saga d'horreur culte composée de six volets. Dans le premier volet, Charles Lee Ray, un tueur en série en cavale pourchassé par la police se réfugie dans un magasin de jouets et transfère son âme dans une poupée Brave Gars et se ressuscite donc en Chucky. Celui-ci par un hasard fortuit arrive au sein de la famille monoparentale du jeune enfant Andy Barclay quand la mère de celui-ci lui offre pour son sixième anniversaire. Le sort vaudou ayant transféré l’âme de Charles Lee Ray ne pouvant être rompu que par le transfert vers l’âme de celui qui a découvert en premier qu’il est Chucky, une lutte sanglante s’opposera donc entre l’enfant et sa mère face à ce dangereux psychopathe. Fort du succès du premier film, les deux opus suivants furent centrés sur la lutte entre Andy et Chucky tandis que les opus 4 et 5 changeaient d’orientation et introduisaient une plus grande part d’ironie en présentant Tiffany la fiancée de Charles Lee Ray qui se réincarnera à son tour en poupée et leur enfant Glen (fin du 4ème volet et 5ème volet). Ainsi, la saga commencée par Jeu d’enfant (1988), prolongée par Chucky, la poupée de sang (1990), Chucky 3 (1991), la fiancée de Chucky (1998), le fils de Chucky (2004) connaît enfin une suite après neuf années d’attente et vingt cinq ans après le premier volet. La saga fut entièrement écrite par Don Mancini et même réalisée par celui-ci pour les trois derniers volets.
Curse of Chucky marque donc le vingt cinquième anniversaire de la plus célèbre des poupées Braves gars et se veut comme un retour aux sources de la saga. Alors qu’en 1998 Ronny Yu et Don Mancini avaient orienté la saga vers une toute nouvelle direction nettement plus comique qu’un film d’horreur pur. Don Mancini grâce à l’évolution en animatronique a pu complètement relooker à notre plus grand plaisir Chucky et en faire une version nettement plus moderne et horrifique que les précédentes.
Toute la force de ce dernier volet est de rendre le plus beau des hommages à un monstre qui est rentré dans le panthéon des créatures machiavéliques telles La Momie, Frankenstein, la créature du lac noir. Loin d’être une nouvelle comédie horrifique comme les deux précédentes, ce volet est plutôt la continuité des deux premiers et dans une approche nettement plus terrifique. Après une scène d’introduction typiquement hitchcockien, le film se déroule principalement dans un décor unique, une vieille bâtisse afin de tirer au mieux le budget très réduit de ce nouveau chapitre. Ainsi, Chucky tarde à se montrer mais cela revient à mieux accentuer toute la rage sanguinaire que celui-ci contient. Le film surtout nous permet de revoir autrement le premier volet de la saga et se termine par une scène permettant de s’orienter vers une toute nouvelle direction.
La malédiction de Chucky dépasse donc toutes nos attentes et s‘impose de très loin comme le meilleur film d‘horreur vu depuis très longtemps. Dans la lignée de la Cabane dans la forêt, il réinvente un genre moribond, le home invasion et rend ainsi le plus beau des hommages à une époque révolue dans laquelle les films d‘horreur arrivaient encore à nous faire sursauter et malgré leur manque de moyen s’imposaient comme des œuvres cultes pour toute une génération.
Vu le 28 septembre 2013, en blu-ray et VO
Note de Mulder: