Sublimes créatures
Réalisé par Richard LaGravenese (2013)
| Durée | 124 minutes |
| Sortie | 27/02/2013 |
| Note | 6/10 |
Depuis des mois, le lycéen Ethan Wate fait toujours le même rêve sur une fille qu’il ne connaît pas encore, mais qui saura l’arracher tôt ou tard de la torpeur de la petite ville de Gatlin, en Caroline du Sud, où il a vécu toute sa vie. En deuil de sa mère décédée récemment dans un accident de voiture, Ethan n’en peut plus de l’esprit étriqué des habitants de cette bourgade, qui l’étouffe alors qu’il rêve de faire le tour du monde sur les traces de ses héros littéraires. La rentrée scolaire commence de façon prometteuse, grâce à l’arrivée d’une nouvelle élève, Lena Duchannes, la nièce de Macon Ravenwood, un homme reclus et mystérieux à qui appartient la moitié de la ville. Tandis que ses camarades de classe se moquent de Lena et de son apparence, Ethan se sent étrangement attiré par elle.
La critique
Par Tootpadu 20/02/2013
Le scénario du quatrième film du réalisateur Richard LaGravenese est la copie conforme de celui de Twilight Chapitre 1 Fascination de Catherine Hardwicke, en tout cas dans sa prémisse d’un personnage adolescent mal dans sa peau, qui s’épanouira grâce à un amour impossible. Les rôles sont certes inversés et le degré de complexité est revu à la baisse, puisque nous n’avons plus droit aux balbutiements d’un triangle amoureux. Mais dans l’ensemble, il ne se passe strictement rien d’original dans Sublimes créatures. Et pourtant, la sauce prend, comme on dit, et tout en nous réservant la sensation persistante du déjà-vu, la familiarité de l’intrigue nous berce également dans l’assurance que tout finira bien, au pire quand nous serons arrivés au bout d’une série de films aux sujets parfaitement interchangeables.
Difficile en effet d’en vouloir à un univers, qui s’efforce de célébrer la différence et d’encourager une imagination en dehors des sentiers battus. Hélas, les effets spéciaux employés ici n’ont rien d’exceptionnel et les paysages du sud des Etats-Unis n’élèvent pas tout à fait le ton du film vers une moiteur, si poisseuse dans Minuit dans le jardin du bien et du mal de Clint Eastwood, par exemple. Bien qu’aucun des éléments du film ne nous fasse donc crier au chef-d’œuvre, leur cohérence, voire leur croyance inébranlable en une histoire pour le moins abracadabrante lui garantit notre bienveillance en tant que divertissement sans arrière-pensée, ni arrière-goût.
Vu le 20 février 2013, au Club Marbeuf, en VO