Gangster squad

Réalisé par Ruben Fleischer (2013)

Policier, Interdit aux moins de 12 ans
Gangster squad
Durée 113 minutes
Sortie 06/02/2013
Note 6/10

En 1949, le caïd Mickey Cohen règne sans partage sur le crime organisé de Los Angeles. Ses activités de prostitution et de revente de drogues prospèrent sans la moindre entrave de la part des autorités, qu’il a pris soin de soudoyer amplement. Seul le sergent John O’Mara, un vétéran de la guerre qui croit encore en le rôle incorruptible de la police, ose s’attaquer ponctuellement aux sous-fifres de Cohen, au grand dam de ses supérieurs qui ont été également arrosés par le roi de la pègre. O’Mara est alors convoqué par le chef de la police Parker, qui lui confie la création d’une unité secrète, en mesure de mettre un terme à l’empire de Mickey Cohen.

La critique

Par Tootpadu 04/02/2013

L’essentiel de l’histoire de Mickey Cohen nous est familier au plus tard depuis le prologue de L.A. Confidential de Curtis Hanson, qui prenait comme point de départ l’arrestation de cette légende du crime organisé pour évasion fiscale. Le troisième film de Ruben Fleischer prend quelques libertés avec cette histoire, puisque l’antagonisme musclé entre Cohen et un commando de policiers sans crainte s’apparente davantage à une resucée respectable de l’intrigue des Incorruptibles de Brian De Palma. Gangster squad fonctionne carrément comme une copie presque conforme de ce film-là, pas aussi virtuose dans l’exécution formelle et tributaire d’une distribution moins prestigieuse, mais globalement très fidèle à la croisade d’un David intègre contre un Goliath corrompu jusqu’à l’os.
En dépit de cet effet de répétition à peine voilé, le récit avance avec une vigueur appréciable, sans fioriture, ni tic esthétique superflu. Les très rares excès, comme le cabotinage grotesque de Sean Penn qui paraît vouloir condenser dans son rôle toutes les interprétations de gangsters qui ont marqué l’Histoire du cinéma, de James Cagney à Robert De Niro, en passant bien sûr par Marlon Brando, sont convenablement contenus par une mise en scène efficace, mais nullement grandiose. En effet, si le cinéma hollywoodien actuel produisait plus de films de gangsters à l’ancienne, comme à la grande époque du genre dans les années 1930 et ’40, ce film se placerait dans la moyenne honorable, au lieu d’être modestement célébré comme un retour aux sources très honnête.
Car même si le moindre iota d’originalité lui fait cruellement défaut, il s’agit néanmoins d’un film infiniment plus divertissant et réussi que le pénible Les Hommes de l’ombre de Lee Tamahori, avec à l’époque Nick Nolte dans le rôle du héros des justiciers, qui avait traité un sujet semblable il y a seize ans.

Vu le 29 janvier 2013, à la Salle Warner, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

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