Big year (The)
Réalisé par David Frankel (2012)
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 19/09/2012 |
| Note | 4/10 |
Dans le monde fermé des ornithologues, tout un chacun rêve de faire au moins une fois une « Big year », c’est-à-dire d’être reconnu parmi ses pairs comme celui qui a observé le plus d’oiseaux différents sur le territoire américain au cours d’une année. Kenny Bostick est le champion en titre, qui repartira une fois de plus à la chasse d’oiseaux rares en ce mois de janvier, afin de dépasser son record de plus de sept-cents espèces. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il a affaire cette fois-ci à deux concurrents redoutables : Brad Harris, un informaticien qui travaille dans une centrale nucléaire et qui est capable de reconnaître n’importe quel oiseau à son chant, et Stu Preissler, le riche patron d’une grande entreprise, qui a enfin décidé de partir à la retraite, afin de pouvoir se consacrer entièrement à son passe-temps favori.
La critique
Par Tootpadu 19/09/2012
Hélas, la manœuvre de séduction capote misérablement dans The Big year, un navet décousu et pénible, qui n’arrive même pas à nous intéresser à l’objet de toutes les convoitises, des oiseaux que l’on voit au mieux hâtivement et sans en apprendre quoique ce soit. L’idée de départ contient déjà son lot de difficultés potentielles en termes narratifs, mais ce que la mise en scène particulièrement peu inspirée de David Frankel en fait est tout simplement affligeant. Entre les trois histoires parallèles des observateurs fanatiques, de surcroît étirées sans la moindre ingéniosité sur une année entière, ne se crée aucun échange digne d’intérêt. L’enjeu de compter librement les oiseaux est en effet si dérisoire et l’encadrement mélodramatique des différents problèmes de couple ou de famille si mal agencé, que le récit s’épuise inutilement dans une course laborieuse à travers le continent américain.
La seule chose à tirer de ce gâchis hautement dispensable serait sa tentative fort disgracieuse de se dresser en parabole sur l’aspect essentiel de la vie, qui n’est bien sûr pas un comportement compulsif, dirigé vers des oiseaux, des films à voir, ou des autographes à collectionner. Or, l’alternative, tel qu’elle est présentée par cette histoire convenue au possible, ne nous donnerait presque pas envie de faire un jour partie d’un couple épanoui, sous quelque forme que ce soit.
Vu le 19 septembre 2012, au Publicis Cinémas, Salle 1, en VF :-(