Cat Les Griffes de l'enfer (The)

Titre original: | Cat Les Griffes de l'enfer (The) |
Réalisateur: | Byun Seung-wook |
Sortie: | Cinéma |
Durée: | 106 minutes |
Date: | 19 septembre 2012 |
Note: | |
Soyeon est toiletteuse dans une animalerie. Souffrant d’une claustrophobie tenace, elle préfère la compagnie des animaux à celle des hommes. Quand une cliente meurt d’une façon mystérieuse, Soyeon recueille son chat persan Silky. Cet acte charitable lui attire pourtant toutes sortes d’ennuis, puisqu’elle se trouve dès lors hantée par une petite fille au carré, liée à une série de meurtres étranges.
Critique de Tootpadu
Le cinéma coréen a souvent lancé de précieuses bouées de sauvetage aux sélections du festival de Gérardmer en manque d’adrénaline. Cette cinématographie asiatique, qui, depuis quelques années, ne réserve plus ses bonnes surprises qu’aux cinéphiles avertis, a su nous convaincre, film après film, de sa vigueur narrative et de son goût prononcé pour les intrigues sanglantes. Il faut croire – et peut-être même craindre – qu’elle est désormais entrée dans sa phase de maturité, puisque le deuxième film du réalisateur Byun Seung-wook se borne essentiellement à ressasser les ingrédients de ses prédécesseurs indirects. Outre l’apparition incontournable d’une petite fille pâlichonne aux cheveux longs et aux yeux exorbités, qui pourra d’ailleurs remercier sa grande sœur de The Ring pour son emploi du temps surchargé pendant ce festival, on trouvera ainsi dans The Cat des animaux aux pouvoirs surnaturels, une vieille qui se promène pieds nus dans le parc, et une ribambelle de personnages vains ou méchants qui n’échapperont point à une fin atroce bien méritée.
Si un léger sentiment de déception est hélas également au rendez-vous, ce n’est pas parce que la mise en scène se permettrait le moindre faux pas flagrant. Bien au contraire, ce serait plutôt sa fidélité servile envers tout ce qui peut nous intéresser a priori dans le cinéma coréen, qui rendrait le film presque quelconque. Aucune touche de folie formelle ne vient en effet bousculer un récit assez prenant, mais très pauvre en véritables moments d’étonnement et encore plus en chocs salutaires, susceptibles de nous arracher à notre torpeur de mi-festival.
En somme, le représentant du cinéma coréen confirme malheureusement la qualité globale – ou en tout cas jusqu’à présent – d’une compétition aux candidats à peu près solides, mais trop banals pour nous arracher un coup de cœur.
Vu le 28 janvier 2012, à l’Espace Lac, Gérardmer, en VO
Note de Tootpadu: