Dream house
Réalisé par Jim Sheridan (2011)
| Durée | 92 minutes |
| Sortie | 05/10/2011 |
| Note | 5/10 |
L’éditeur à succès Will Atenton démissionne de son poste de responsabilité à New York, afin d’être plus près de sa femme Libby et de ses filles Trish et Dee Dee avec lesquelles il vient de s’installer à la campagne. Alors que Will tente d’y écrire son premier roman, Libby remet en état leur nouvelle maison. Quand Will apprend que les locataires précédents ont été sauvagement assassinés et que le tueur présumé, un père de famille qui aurait tiré sur ses deux filles et sa femme, est toujours en liberté, il s’inquiète pour les siens. Puisque ses voisins et la police locale ne font aucun effort pour l’assister dans la recherche de l’assassin qui semble rôder dans les parages, il revient à Will de protéger seul sa propre famille.
Les critiques
Par Mulder 29/09/2011
La maison hantée est remplacée par un homme, hanté dans sa maison par la présence d'une femme et de ses deux filles. Le lien entre le personnage principal et les anciens habitants de la dite maison est la clé de voûte de ce récit. John Carpenter aurait été le réalisateur parfait pour cette histoire, tandis que Jim Sheridan ne semble pas à son fort avec ce thriller fantastique, en dépit d’une brillante direction d'acteurs.
Reste que les trois interprètes principaux tirent le récit vers le haut. Naomi Watts et Rachel Weisz sont parfaites dans leurs rôles de femmes meurtries et Daniel Craig est une fois de plus imposant, après ses excellentes interprétations de l'agent britannique le plus connu au monde et du cow-boy silencieux de Cowboys et envahisseurs. La présence de ces trois comédiens tire le récit vers le haut, malgré les carences vues ci-dessus.
Sans être réussi et d'une trop courte durée pour instaurer un climax réussi, ce film se regarde et s'oublie aussi vite. Venant de Jim Sheridan, on s'attendait à un film plus réussi et non à cette simple commande de « yes-man ». Réaliser un bon film d'horreur de nos jours est assez difficile, car passer derrière les maîtres du genre (John Carpenter, Wes Craven, George A. Romero, Tobe Hooper, et Joe Dante) est pratiquement impossible.
Vu le 22 septembre 2011, au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO
Par Tootpadu 29/09/2011
Le grand basculement vers le n’importe quoi se prépare ainsi minutieusement depuis le début de ce film décevant, qui nous fait croire d’abord à un conte d’épouvante avec ses demeures délabrées, ses portes qui claquent, et son danger qui guette la nuit à l’extérieur du carcan familial. Hélas, la seule chose sûre dans ce brouhaha mollasse d’indices trompeurs, c’est que nous sommes embarqués une fois de plus, de gré ou de force, dans le genre d’histoire qui se croit irrésistiblement ingénieuse, mais qui n’est en fin de compte qu’une preuve supplémentaire de la paresse lénifiante du cinéma hollywoodien, qui nous ressert encore et encore les mêmes futilités. Aucune surprise donc du côté de la véritable identité du héros artificiellement malmené, et aucun espoir d’un peu de bon sens ou d’originalité non plus, quand les cartes fraîchement redistribuées retombent entre les mêmes mains des agents guère intéressants de cette histoire faussement psychologique.
Tandis que la facilité avec laquelle Daniel Craig se mue de père de famille respectable en forcené inquiétant nous rappelle avec pas mal de nostalgie pourquoi cet acteur caméléon était un James Bond si admirablement ambigu d’un point de vue émotionnel et social, l’emploi caricatural de Marton Csokas et d’Elias Koteas en brutes superficielles et surtout celui, infiniment plus criminel, de l’immense Jane Alexander en figure maternelle à peine esquissée en deux courtes séquences dérisoires sont davantage en adéquation avec un film, qui ne sait même pas créer l’illusion avec les moyens convenables à sa disposition pour diminuer l’impact négatif d’un scénario désagréablement abracadabrant.
Vu le 22 septembre 2011, au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO