Mineurs 27
Réalisé par Tristan Aurouet (2011)
Drame
| Durée | 97 minutes |
| Sortie | 21/09/2011 |
| Note | 5/10 |
Stan Casarelli, le fils du maire, est un tagueur invétéré, qui s’active de nuit sur toutes les surfaces de la ville, susceptibles d’accueillir les expressions graphiques de son mal-être. De jour, il cherche à se rapprocher de la belle Déborah, qu’il connaît de la fac, mais qui sort déjà avec le surfeur viril Wilson. Or, les chemins de Stan et de Wilson se sont déjà croisés il y a dix ans, lors de la sordide affaire « Mineurs 27 » que le flic véreux Vincent Descharnes tente depuis d’étouffer par tous les moyens.
La critique
Par Tootpadu 14/09/2011
Deux extrêmes s’affrontent dans le premier film que le réalisateur Tristan Aurouet a entrepris en solo. Deux niveaux de qualité si diamétralement opposés que le résultat final ne peut être que hautement inégal. Entre l’aspect visuel séduisant de Mineurs 27 et l’ineptie ahurissante du scénario, il n’existe aucune complémentarité, aucun élément intermédiaire, qui seraient en fin de compte bénéfiques à la facture générale du film. De cette opposition virulente entre le soin évident apporté à la forme et la pauvreté consternante du fond ne peut résulter qu’une frustration aiguë, face à un tel gâchis.
Les motivations pour tourner au format carré ont beau être aussi nébuleuses que le choix de cette disposition de l’écran est archaïque, la composition du cadre y gagne une beauté plastique qui n’a rien d’affecté. Au lieu de coller au plus près de ses personnages, comme il le souhaitait, le réalisateur leur fournit un cadre visuel proprement fascinant, qu’il n’aurait pas été de refus d’élargir pour englober encore plus de décors d’un aspect filmique fascinant. Que ce soit au bord de la mer lors des moments oisifs ou sensuellement chargés, ou bien pendant une course poursuite la nuit à travers un bateau ou un stade abandonné, le point de vue de la caméra est d’une assurance sans faille. Il sait parfaitement traduire la fébrilité et la fragilité des jeunes et beaux comédiens au cœur du film en un vocabulaire cinématographique, dont la force expressive rendrait envieux des talents moins prometteurs que Tristan Aurouet.
Et puis, toute cette sophistication visuelle s’écroule comme un château de cartes, parce que l’intrigue qu’elle aurait dû illustrer est sans queue, ni tête. Les différentes parties de l’histoire mettent longtemps avant de s’agencer, mais quand elles le font, leur cohérence et leur intensité dramatiques sont quasiment inexistantes. Il n’y avait sans doute rien à comprendre à cette vieille affaire, qui refait miraculeusement surface pour remuer inutilement les choses, dans ce qui aurait pu être sinon un drame de rivalité adolescente pas sans intérêt. La nécessité d’amortir tant soit peu la participation de Jean-Hughes Anglade, qui tient ici au mieux un second rôle, était probablement plus forte que l’envie de creuser au plus profond de l’âme de jeunes espoirs comme Nassim Si Ahmed et Marie-Ange Casta, qui montrent certes généreusement leur corps, mais qui semblent perdus au sein d’un scénario sans la moindre suite dans les idées.
Les motivations pour tourner au format carré ont beau être aussi nébuleuses que le choix de cette disposition de l’écran est archaïque, la composition du cadre y gagne une beauté plastique qui n’a rien d’affecté. Au lieu de coller au plus près de ses personnages, comme il le souhaitait, le réalisateur leur fournit un cadre visuel proprement fascinant, qu’il n’aurait pas été de refus d’élargir pour englober encore plus de décors d’un aspect filmique fascinant. Que ce soit au bord de la mer lors des moments oisifs ou sensuellement chargés, ou bien pendant une course poursuite la nuit à travers un bateau ou un stade abandonné, le point de vue de la caméra est d’une assurance sans faille. Il sait parfaitement traduire la fébrilité et la fragilité des jeunes et beaux comédiens au cœur du film en un vocabulaire cinématographique, dont la force expressive rendrait envieux des talents moins prometteurs que Tristan Aurouet.
Et puis, toute cette sophistication visuelle s’écroule comme un château de cartes, parce que l’intrigue qu’elle aurait dû illustrer est sans queue, ni tête. Les différentes parties de l’histoire mettent longtemps avant de s’agencer, mais quand elles le font, leur cohérence et leur intensité dramatiques sont quasiment inexistantes. Il n’y avait sans doute rien à comprendre à cette vieille affaire, qui refait miraculeusement surface pour remuer inutilement les choses, dans ce qui aurait pu être sinon un drame de rivalité adolescente pas sans intérêt. La nécessité d’amortir tant soit peu la participation de Jean-Hughes Anglade, qui tient ici au mieux un second rôle, était probablement plus forte que l’envie de creuser au plus profond de l’âme de jeunes espoirs comme Nassim Si Ahmed et Marie-Ange Casta, qui montrent certes généreusement leur corps, mais qui semblent perdus au sein d’un scénario sans la moindre suite dans les idées.
Vu le 13 septembre 2011, au Club 13
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10