Juste entre nous

Réalisé par Rajko Grlic (2011)

Comédie Dramatique
Juste entre nous
Durée 87 minutes
Sortie 11/05/2011
Note 5/10

Le père de Nikola et de Braco, un peintre célèbre pour ses tableaux de femmes nues voluptueuses, vient de disparaître. Alors que Nikola sent sa propre mort approcher, il tente d’avoir un enfant par insémination artificielle avec sa femme, tout en continuant à voir en cachette sa maîtresse de longue date. Jaloux d’une telle vigueur libidineuse, Braco rêve toujours de se remettre avec sa femme, qui l’a quitté pour un homme plus jeune, dont les paris sportifs insensés l’ont poussée au bord du gouffre financier.

La critique

Par Tootpadu 07/04/2011

Ce film a beau être serbe, il pourrait facilement se revendiquer d’une mentalité italienne, dans la lignée de drames conjugaux aussi tortueux que le récent Ce que je veux de plus de Silvio Soldini. Les ébats amoureux et sexuels d’un groupe de quadragénaires et plus sont en effet davantage redevables de ce ton mi-enjoué, mi-blasé, dont l’acteur Stefano Accorsi est la figure de proue officieuse, que des excès folkloriques, habituellement associés aux films qui nous proviennent des Balkans. Cette sobriété toute relative n’est pas pour autant un atout indiscutable, puisque Juste entre nous a le plus grand mal à trouver ses marques et à s’imposer parmi ces légions de personnages névrosés, hypochondriaques ou amoureux éconduits, qui envahissent chaque année les écrans de cinéma.
Après un démarrage gentiment farceur, qui voit le vieux père vicieux succomber juste au moment où il était en train de fantasmer sur son infirmière, le ton du film s’assagit trop vite, pour avancer ensuite mollement vers sa conclusion consensuelle. La répartition du récit en différents chapitres, chacun centré sur un des personnages principaux, n’apporte pas la moindre verve à une histoire plaisante à regarder, mais dépourvue d’un point de gravité à prendre au sérieux. Du coup, la mise en scène de Rajko Grlic ne semble pas trop savoir de quel côté pencher : de celui de la satire d’une bourgeoisie gangrenée ou bien de celui du drame romantique, qui engloberait tous les malheurs imaginables pouvant accabler ses personnages sans attrait particulier.

Vu le 31 mars 2011, à la Salle Pathé Lincoln, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Retour à la liste des Critiques