Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec (Les)
Réalisé par Luc Besson (2010)
| Durée | 107 minutes |
| Sortie | 14/04/2010 |
| Note | 5/10 |
En 1911, d'étranges événements troublent l'ordre public à Paris. Un ancien préfet a péri dans un accident causé par un volatile du temps des dinosaures. La bête s'est échappée du musée du Jardin des Plantes, grâce au pouvoir télépathique du docteur Espérandieu. L'auteur à succès et aventurière sans peur Adèle Blanc-Sec compte se servir de ce même don de réveiller les morts, afin de ramener à la vie la momie du médecin personnel de Ramsès II, qu'elle est partie chercher en Egypte. Elle espère ainsi guérir sa soeur jumelle Agathe, à l'agonie depuis un malheureux accident.
La critique
Par Tootpadu 28/04/2010
La multiplication des personnages et des actions parallèles, qui se poursuit jusqu'au milieu du générique de fin, ne fait alors qu'accentuer encore le manque de finesse et d'élégance cinématographiques dont le réalisateur est coupable dans la plupart de ses films. Surtout un humour communicatif fait cruellement défaut au vocabulaire filmique et scénaristique de Luc Besson, une lacune d'autant plus préjudiciable dans le cas présent, puisque Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec cherche désespérément à paraître léger et pétillant. L'agacement n'est certes pas plus au rendez-vous que l'émerveillement ou le dépaysement, grâce au rythme soutenu avec lequel la mise en scène fait avancer simultanément les différents fils de l'histoire. Mais entre des mains plus adroites que celles du patron d'EuropaCorp, le périple d'une femme émancipée à une époque décrite comme outrageusement vieillotte aurait probablement été plus divertissant et consistant.
Car une fois de plus, Luc Besson laisse tourner le récit en roue libre, pendant que les véritables enjeux de l'intrigue perdent rapidement de leur importance. L'amour à sens unique d'Andrej n'est ainsi pas plus pris au sérieux que le coma de la soeur, tout juste bon pour déclencher le défilé improbable, et pas tout à fait convaincant d'un point de vue technique, des momies ressuscitées. De même, les nombreux comédiens de renom qui trônent sur l'affiche du film, Mathieu Amalric en tête, se voient cantonnés dans des rôles plutôt insignifiants, tous au service d'une mise en valeur poussive de la vedette Louise Bourgoin. Celle-ci ne jouit hélas pas de la présence, ni de la prestance, nécessaires pour porter sur ses jeunes épaules ce film avec tous ses défauts et ses égarements narratifs.
Vu le 28 avril 2010, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 12